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Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.

Preface (Fragmenta)

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain

par le docteur Samuel F. C. Hahnemann

Traduits du latin par MM. Champeaux et Milcent (Publiés dans la revue, " L' Art Médical ", 1855)


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Préface

Les substances qui nourrissent le corps s'appellent aliments.

On donne le nom de médicaments à celles qui, ingérées, même en petite quantité, peuvent changer, chez l'homme, l'état de santé en état de maladie, et par cela même l'état de maladie en état de santé.

Le premier devoir de l'artiste est de posséder la connaissance la plus parfaite des instruments de sa profession ; mais, hélas ! personne ne croit que tel est le devoir du médecin.

En effet jusqu'à présent aucun médecin, que je sache, ne s'est inquiété de rechercher ce que les médicaments produisent par eux-mêmes, c'est-à-dire les changements qu'ils amènent dans le corps en état de santé, pour qu'ainsi l'on voie clairement à quelles maladies en général ils conviennent .

Les effets des médicaments, lorsque nous les employons au milieu du trouble des maladies, n'apparaissent point tels qu'ils sont par eux-mêmes, mais modifiés par les symptômes du mal.

Ce sont des phénomènes d'une nature entièrement mixte et compliquée qui rendent la médecine empirique lorsqu'elle les prend pour base et qui sont de peu d'utilité dans la pratique véritable de l'art. Qu'il me soit permis d'appeler ces effets relatifs.

Quant à moi j'ai pensé qu'il valait mieux n'administrer au malade d'autres médicaments que ceux dont les effets chez l'homme sain (il convient de les appeler absolus ou positifs) auraient été reconnus par moi auparavant, et, autant que possible, constatés et expérimentés.

J'ai entrepris des expériences, pour la plus grande partie, sur moi-même ; pour un certain nombre, sur d'autres personnes que je savais être parfaitement saines et entièrement exemptes de tout mal apparent.

Les médicaments simples développent chez l'homme sain des effets qui sont propres à chacun d'eux ; ils ne les produisent cependant ni tous ensemble ou suivant une série unique et constante, ni tous chez chaque individu, mais les uns peut-être aujourd'hui, les autres demain ; celui-ci en premier lieu chez Caïus, celui-là en troisième lieu chez Titus, mais de telle sorte que Titus arrive à un moment donné, par l'usage du médicament, à éprouver aussi ce que Caïus en a ressenti précédemment.

Tout médicament produit des effets qui se manifestent les uns plus tôt, les autres plus tard : ces deux séries de phénomènes sont en tout point opposées et dissemblables entre elles ; on peut même dire qu'elles sont diamétralement opposées.

J'appelle les uns primitifs ou de premier ordre, et les autres secondaires ou de second ordre.

Chaque remède administré à dose convenable a, sur le corps humain, une durée d'action, plus ou moins longue, qui lui est propre et qui est pour ainsi dire déterminée.

Ce temps passé, tous les symptômes provenant du médicament cessent en même temps.

C'est pourquoi les effets des médicaments se manifestent, suivant la nature de ces derniers, dans un court espace de temps.

Leurs actions primitives apparaissent et disparaissent en peu d'heures ; ensuite les actions secondaires apparaissent et disparaissent non moins vite ; mais on ne peut déterminer d'une manière constante l'heure précise où chacune d'elles a coutume de se manifester ; cela tient en partie à la nature différente du sujet, en partie à la différence des doses.

J'ai indiqué par des lettres majuscules les symptômes que j'ai observés le plus souvent ; j'ai observé plus rarement ceux qui sont imprimés en caractères moins gros (ils sont en italiques).

Je ne présente qu'avec réserve ceux qui sont mis entre parenthèses, comme n'ayant pas été observés par moi, si ce n'est une fois seulement, et dans un cas trop peu franc et trop peu clair.

Les parenthèses indiquent aussi qu'on n'a pu accorder une confiance extrême au dire des sujets, soit pour cause de défaut d'intelligence, soit par suite de quelque écart commis dans le régime.

J'ai observé quelques médicaments qui, dans le cours de leur opération, présentent deux, trois paroxysmes et même davantage, embrassant les deux séries de phénomènes qui se manifestent en général comme nous l'avons dit, les uns en premier, les autres en second lieu.

J'ai cru aussi observer quelquefois certains effets qu'on pourrait rapporter à un troisième ordre.

Les symptômes que j'ai appelés reliquats ne se rencontrent que là où des doses énormes ont produit d'énormes désordres et lorsque certains effets de premier ou de second ordre ont persisté plus longtemps que de raison les uns ou les autres, suivant que la nature du sujet est plus ou moins disposée à tels on tels phénomènes morbides.

Quand on emploie les moyennes et petites doses, on n'observe pour ainsi dire plus que les effets de premier ordre ; ceux de second ordre deviennent beaucoup plus rares.

C'est surtout des premiers que je me suis occupé comme propres à rendre les plus grands services dans l'exercice de l'art médical et comme très dignes d'être connus.

Dans tout ce qu'il m'a été donné d'observer, j'ai très scrupuleusement et très religieusement sacrifié à la vérité.

Servons-nous de ces recherches, quelles qu'elles soient : personne ne sait mieux que moi combien elles sont faibles et imparfaites.

J'ai ajouté à la fin de chaque médicament tout ce que les auteurs d'ouvrages médicaux ont noté, comme en faisant tout autre chose, sur les effets positifs des médicaments.

Docteur SFC Hahnemann


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Commentaires 

Dans cette préface claire et sans équivoque, SFCH pose le socle des principes théoriques, techniques et pratiques sur lesquels reposent toute la Science de l’ Art de l’homéopathie, c’est à dire :

Définition de ce qu’est un médicament, ses sources, ses effets.
Ce qu’est un bon proving.
Effets primaires et secondaires de la drogue durant le proving.
Actions primitives et actions secondaires du remède.
Valorisations des symptômes lors du proving.
Dose homéopathique et dose toxicologique.
Puis, SFCH nous donne les provings de 27 remèdes que voici :

Aconit,
Arnica,
Belladonna,
Camphora,
Cantharis,
Capsicum,
Causticum,
Chamomilla,
China,
Cocculus,
Copaïva,
Cuprum,
Digitalis,
Drosera,
Helleborus,
Hyosciamus,
Ignatia,
Ipeca,
Ledum,
Mezereum,
Nux vomica,
Opium,
Pulsatilla,
Rheum,
Stramonium,
Valeriana,
Veratrum album.
Dans ma base de données concernant l’énumération exhaustive des oeuvres de SFCH, voici la fiche concernant les Fragmenta.

N° 73

Année : 1805

Âge : 50 ans

T/C : Création

Type : Livre

Titre : Fragments sur les effets positifs des remèdes observés chez l'homme sain.

Langue : Latin

Catégorie : Médecine & Homéopathie

Notes : Il existe une traduction française de cet ouvrage par Chapeaux et Milcent. Cette traduction parue dans la revue : l’ Art Médical en 1855.

 

Sommaire


Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.

Aconitum napellus
(suc de toute la plante épaissi au soleil).
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.


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Aconitum napellus
(suc de toute la plante épaissi au soleil).

L'action dure, dans la plupart des cas, 16 heures ; aux plus petites doses, 8 heures.

(Pendant tout le temps que cette plante met à agir, les actions du premier ordre et celles du deuxième alternent deux, trois et quatre fois par de courts paroxysmes avant que l'effet cesse totalement.)

Frigidité de tout le corps.

Froid de tout le corps avec front chaud ; oreilles chaudes et chaleur interne sèche.

Rigidité et froid de tout le corps ; yeux ouverts, hagards, rigides une joue rouge et chaude ; l'autre froide et pâle ; pupilles étroites, peu et lentement dilatables.

Horripilation, crainte du froid (je l'ai quelquefois observée après la troisième heure).

Froid des bras, stupeur.

Vertige, sensation de vacillement dans le cerveau, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.

Avidité pour la lumière (et aussi pour la musique ; il me sembla l'observer une fois).

Mouches volantes devant les yeux.

Sensation de constriction dans la gorge comme par des substances âpres.

Sensation de constriction dans l'estomac comme par des substances âpres.

Sensation de titillation comme par du poivre à la base de la langue avec afflux de salive.

Picotement dans la gorge comme par les soies du fruit de l'églantier (observ. dans la première heure).

Extrême propension à s'offenser, à la terreur (observ. dans la première heure).

Angoisse et morosité avec douleur pongitive dans le côté de la poitrine, tantôt pulsation au scrobicule, tantôt douleur pressive de la tête.

Crainte, propension aux battements de cœur.

Intolérance extrême du bruit (observ. dans la première heure).

Humeur querelleuse alternant d'heure en heure avec manie bouffonne ; contes de vieille femme, esprit trop gai.

Reproches (observ. aussi pendant la quatrième heure).

Instabilité de toutes les articulations (de leurs ligaments ?) (observ, aussi à la quatrième et sixième heure).

Appétit vénérien diminué.

Instabilité des genoux, station, marche vascillante.

Syncope.

Paralysie passagère de l'anus, selles involontaires.

Paralysie passagère de la vessie, miction involontaire.

Paralysie passagère de la langue.

Faiblesse dans la tête du fémur en marchant, ou impossibilité de marcher survenant après le décubitus et le sommeil, causée par une douleur indicible, intolérable, presque comme par écrasement, d'une violence tantôt plus grande, tantôt moindre dans la tête du fémur (observ. après la cinquième heure).

Faiblesse paralytique dans les jambes et les cuisses après être resté assis.

Mémoire faible (observ. aussi entre la cinquième et la sixième heure).

Chagrin.

Crainte de tomber.

Crainte méticuleuse qu'il ne lui arrive quelque mal.

Angoisse inconsolable et lamentations pitoyables pleines de reproches (pour des maux et des inconvénients légers) (observ. après la cinquième heure).

LAMENTATIONS ET CRAINTE D' UNE MORT IMMINENTE (observ. de la deuxième à la douzième heure).

Angoisse mortelle (observ. quelquefois à la sixième heure).

Décubitus, propension opiniâtre au décubitus (observ. entre la deuxième et la cinquième heure).

Somnolence, sommeil (observé à la deuxième heure).

Douleur de la tête au-dessus de l'orbite, s'étendant vers le maxillaire supérieur, lancinante, nauséeuse, ou de l'espèce de celles que produisent ordinairement les vomitifs, jusqu'à un certain point pressive (observ. après la deuxième heure).

Douleur de tête pressive, lancinante, nauséeuse au-dessus de l'orbite s'étendant vers le maxillaire supérieur.

Céphalalgie obnubilante comme par suite d'excès de table, douleur pressive vers les tempes.

Céphalalgie comme si les yeux allaient tomber de la tête.

Douleur de tête comme si le cerveau comprimé allait sortir.

Douleur de tête comme si une portion du cerveau était soulevée, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Cette douleur est augmentée par le moindre mouvement, par l'action de parler et de boire.

(Ces quatre symptômes observés pendant une demi-heure).

Douleur de tête lancinante, pulsative, comme par un ulcère interne, par accès empêchant de parler.

Douleur de tête pulsative en différents points et par moments.

Céphalalgie pulsative dans le côté gauche du front, accompagnée, par excès, de coups violents dans la partie droite du front (observ. après trois heures).

Sensation de crépitation dans les tempes, le nez, le front (sensation d'un bruit analogue à celui que produisent des lames de laiton mises en vibration).

Proctalgie (observ. dans la première heure).

Élancement et pression a l'anus.

Douleur pressive qui simule un poids dans l'estomac.

Douleur pressive qui simule un poids dans les hypocondres.

(Ces deux symptômes observés après une demi-heure).

Douleur pressive et tensive comme par un poids et une sensation de plénitude dans l'estomac, dans les hypochondres (observée après une demi-heure).

DOULEUR CONSTRICTIVE DANS LA POITRINE.

Douleur pressive et constrictive dans le côté de la poitrine.

Douleur pressive-tensive dans la poitrine, au sternum.

Douleur comme par brisure de l'articulation de l'os sacrum avec les vertèbres lombaires.

Douleur tensive-pressive des vertèbres lombaires connue par brisement, accompagnée de coliques flatulentes.

Coliques pressives-tensives comme par des vents.

Coliques flatulentes dans la partie inférieure de l'abdomen comme par suite de purgatifs déterminant la production de flatuosités.

Borborygmes, comme produits par une sorte de fermentation.

Selles molles, petites, comme quand on a du ténesme : trois quatre fois dans un jour (quelquefois observ. dans les reliquats).

Nausées avec vomituritions, d'abord dans le creux de l'estomac, ensuite sous le sternum, et enfin dans la gorge, sans augmentation de la sécrétion salivaire.

Nausées avec vomituritions, comme quand on a mangé quelque aliment qui donne mal au cœur, ou gras ou douceâtre (observ. dans la première heure).

Vains efforts d'éructation.

Goût fade de poisson, comme d'eau moisie et passant à la putréfaction.

Haleine fétide.

Selles blanches.

Excréments blancs ; urines rouges.

Diarrhée aqueuse.

Douleur pressive dans la région du foie, serrant la poitrine et gênant la respiration ; aussitôt après, coliques (tenaillantes ?) dans la région sus-ombilicale.

Ictère.

Angoisse avec respiration entrecoupée et sueur chaude au front.

Oppression avec expiration forte et sonore.

Douleur pressive dans le creux de l'estomac, passant à l'angoisse de poitrine (observ. dans la troisième heure).

Douleur au creux de l'estomac, comme s'il y avait gonflement interne, avec anorexie et respiration courte par accès.

Narines bouchées à la respiration, surtout pendant le sommeil.

Secousses de frayeur, agitation, bavardage, pendant le sommeil.

Douleur contusive dans le dos, depuis la nuque jusqu'au sacrum (observ. avant la quatrième heure).

Douleur rhumatismale dans la nuque, qu'on ne ressent que dans les mouvements du cou (observ. aussi entre la cinquième et la neuvième heure).

Douleur constrictive et lancinante dans l'os du coude, augmentée par le mouvement.

Douleur simple du testicule, c'est-à-dire semblable à celle qui suit le choc de cet organe (observ. à la deuxième heure).

Lancination et tenaillement dans le gland pendant la miction.

Douleur de vessie en marchant (observ. à la quatrième heure).

Ténesme du col de la vessie.

Miction douloureuse (observ. à la quatrième heure).

Envie d'uriner après avoir touché l'abdomen.

Hypogastre douloureusement sensible après le toucher.

Douleur dans les lombes en marchant, comme pour accoucher, et alors douleur lancinante dans le côté droit, et humeur plaintive jusqu'aux larmes.

Ardeur dans la région ombilicale.

Ardeur et point dans la poitrine.

Ardeur et point dans la gorge.

Douleur formicante dans les doigts.

Douleur formicante dans les joues.

Douleur formicante clans l’œsophage.

Douleur formicante dans la poitrine.

Douleur formicante de la poitrine, comme si des scarabées y rampaient.

Douleur formicante dans l'épine dorsale, comme si des scarabées y rampaient.

Formication et prurit, desquamation de la peau (surtout dans une partie déjà affectée).

Petite toux.

Toux sanguine.

Épistaxis (observ. entre la quatrième et la neuvième heure).

Symptômes de catarrhe, de coryza (observ. de la huitième à la seizième heure).

Hémorrhoïde fluente.

Métrorragie.

Ophtalmie très douloureuse, chémosis.

Sécheresse comme pressive des paupières (observ. à la cinquième heure).

Sensation de chaleur d'abord dans les mains, ensuite dans tout le corps et surtout dans la poitrine, sans chaleur externe sensible (observ. à la quatrième heure).

Paroxysmes alternants (observ. à la troisième, quatrième et sixième heure) : tantôt les joues étant rouges, bouffonnerie, sensation générale de chaleur, et douleurs de tête en portant les yeux en haut et de côté ; - tantôt les joues étant rouges et la tête chaude, horripilation de tout le corps avec intégrité du goût, - tantôt les joues étant rouges, horripilation et larmoiement avec céphalalgie passive, - tantôt les joues étant rouges, résistance opiniâtre, ardeur autour de l'ombilic et douleur pressive dans la tête.

Sueur avec frisson fébrile (observée presque après la troisième heure).

Sueur douce générale.

Paumes des mains humides et froides.

(Oedème du front, de la face.)

Sensation comme si on relevait d'une maladie grave (observ. aussi après la douzième heure).

Haine de la lumière (observ. après la douzième heure).

Sommeil trop léger.

(Augmentation du lait chez les nourrices.)

Esprit courageux, constant, sérieux (après la huitième heure).

Esprit susceptible de colère.

Opiniâtreté.

Vue perçante.

Mémoire vive.

Pensées élevées, méditation élevée.

Pupilles dilatées.

Insomnie (je l'ai observée quelquefois déjà à la quatrième heure).

Ardeur au col de la vessie en dehors de la miction.

Taches comme par piqûres de puces, sur les mains, la face, etc.

Nausées persistantes, perte de l'appétit.

Les conduits salivaires semblent excoriés.

Langueur.

Débilité des intestins, telle que la produit ordinairement l'abus des laxatifs.

Sueur affaiblissante.

Je n'ai observé ces cinq derniers symptômes que comme reliquats par suite de doses trop fortes, (après quinze et seize heures).

Observations d' Autres Auteurs

Claude Richard (Schenk, liv. VII, obs. 136. Dose : 1 drachme de poudre chez un adulte.)

Poitrine serrée.

Douleur d'estomac.

Obscurcissement vertigineux de la vue, sans modification du pouls.

Crainte de mort imminente.

Vomissement avec anxiété.

Aussitôt après le vomissement, l'espoir se relève.

Douleur de la partie postérieure de la tête et du cou.

Délire, inepties par accès, chant sur une feuille déchirée.

Le délire dissipé, douleurs d'estomac, de tête, de mâchoires, de poitrine, et tantôt d'une articulation, tantôt d'une autre.

Toutes les articulations sont douloureuses (après sept heures).

Tuméfaction du ventre comme s'il était hydropique.

Région précordiale tendue par une tumeur dure et douloureuse.

Douleur pongitive dans les reins avec suppression de l'urine.

Paralysie du bras d'un côté et de la jambe de l'autre côté.

Pouls fébrile, souvent interrompu.

Au milieu des vomissements plusieurs fois répétés et de selles, plainte cependant perpétuelle comme s'il y avait une pierre froide dans l'estomac.

Ophtalmie chassieuse si horriblement douloureuse que l'on préférerait mourir. (Tous les symptômes s'apaisèrent au bout de huit heures).

Matthiole. Comment. sur Dioscoride, livre IV, chap. LXXIII. (Chez un adulte.)

Lassitude de tout le corps, le sujet se plaint d'une grande faiblesse et d'un poids au cœur (observ. après trois heures).

Paroles impudentes, yeux animés, front couvert d'une sueur froide, pouls presque aboli. (J'ai omis les symptômes de destruction prochaine qui viennent ensuite, parce qu'ils m'ont paru produits par l'ingestion de quelque antidote inconnu mais très violent, beaucoup plus tôt que par l'aconit).

ld. lbid. (Dose : 1 drachme chez un adulte.)

Saveur comme poivrée.

Vomissement de bile verte (après la première heure).

Sensation comme d'une boule au niveau de l'ombilic, se portant vers le haut et répandant une sorte de vapeur froide (aurum frigidam) dans le vertex et l'occiput.

Engourdissement comme paralytique dans le bras et la cuisse gauches, à tel point que l'on peut à peine remuer l'extrémité de la main.

Le côté gauche cessant d'être paralysé, la paralysie passe tout à coup dans le côté droit.

Sensation comme si toutes les veines se refroidissaient.

Vertiges.

Céphalalgie brûlante comme si le cerveau était mis en agitation par de l'eau bouillante.

Convulsion de la bouche.

Convulsion des yeux.

Douleur très aiguë des mâchoires comme si elles allaient tomber. Yeux turgescents.

Face livide, lèvres noires.

Tumeur, comme hydropique, du ventre.

Alternatives de troubles d'esprit opposés.

Tantôt le sujet perd tout espoir de vivre, tantôt l'espérance se ranime.

Tantôt il est maître de sa raison, tantôt il délire.

Tantôt prêt à pleurer, tantôt chantant.

Désir de boire de l'eau froide.

Perte de la vue à plusieurs reprises. Intégrité de la parole.

La lutte (produite par les médicaments) se manifeste par plusieurs reprises successives. (Ces symptômes disparaissent après la septième heure).

Vincent Bacon, Transact. Philosophique, vol. XXXVIII, N° 432 ; p. 287).

Dans la langue et les mâchoires, sensation de chaleur et de fourmillement, à tel point que les dents semblent vaciller (aussitôt après avoir mangé de l'aconit en Salade).

Sensation comme d'une grosse tumeur dans les joues.

Sensation de fourmillement et d'ardeur s'emparant peu à peu de tout le corps, principalement des bras et des cuisses.

Grande faiblesse des jointures, surtout des genoux et des malléoles, avec tiraillement des ligaments, de telle façon qu'on peut à peine marcher.

Sensation comme si le cours du sang était interrompu dans les extrémités.

Symptômes aggravés par le vomissement artificiel.

Vertige.

Obscurcissement de la vue.

Strabisme.

Son et bruissement sourd et continuel dans les oreilles, précédant la lipothymie.

Douleurs de tête.

Défaillance.

Efforts pour se coucher.

Deux, trois battements du pouls très vites, puis suspension du pouls durant le même espace de temps.

Le sujet est étendu, dans le repos ; mais il a froid ; il tremble et il désire qu'on le garnisse de plusieurs couvertures.

Chaleur douce avec sueur modérée.

Sommeil tranquille (pendant quatre ou cinq heures).

Rodder, dans Alberti, Jurispr. Med. t. VI. p. 724. (Application du suc sur une blessure.)

Douleurs dans un doigt et un bras.

Cardialgies.

Anxiétés avec crainte et suffocation.

Lipothymie.

Grande chaleur avec soif.

Gonflement de la partie et gangrène suivie d'une grande suppuration.

Moraeus, dans K. Vet. Ac. Handl. 1739. P. 41.

Aliénation mentale de courte durée.

Vomissement suivi d'une soif incommode.

Assoupissement mortel. (Après la mort, il reste des taches livides sur le cou, le dos et dans différents points sur le reste du corps.)

Ant. Stoerck. lib. de Stram. Hyosc. et Acon. Vienne, 1762, p. 71, 74, 80, 91, 96, 110.

Sur la langue, ardeur longtemps persistante.

Douleurs dans la langue, passagères, vagues, lancinantes, avec afflux de salive.

Moiteur et sueur de tout le corps.

Prurit en différents points du corps, surtout aux parties honteuses.

Pustules rouges, pleines d'une humeur âcre.

Purgation.

Leucorrhée abondante, tenace, jaunâtre.

Pustules sur tout le corps, larges, rouges, pruriantes.

Émission abondante d'urine.

Eberh. Gmelin, Nov. Act. N. C. vol. VI, p. 394.

Grande prostration des forces.

Arnica Montana
(Teinture alcoolique de la racine pulvérisée – Poudre de la racine)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.


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Arnica Montana
(Teinture alcoolique de la racine pulvérisée – Poudre de la racine)

L'action dure au moins douze, le plus souvent seize heures.

Froid, refroidissement universel.

Froid surtout le soir.

(Vertige).

Très forts battements de cœur (observ. après un demi-quart d'heure).

Tremblement.

Trouble de la tête.

Inquiétude.

Yeux hagards annonçant l'anxiété.

Angoisse d'agonie.

(Inspiration rapide, profonde, expiration lente).

Bâillement fréquent le soir sans envie de dormir.

Bâillement fréquent.

Langueur.

Envie de dormir (observ. après une demi-heure).

Morosité hypocondriaque, paresse pour toute chose.

Dégoût des affaires, indifférence.

Ennui des affaires, paresse pour les affaires.

Anxiété hypocondriaque.

Découragement.

Pleurs.

Morosité extrême, taciturne.

Morosité d'abord avec désir de différentes choses dont on se dégoûte ensuite.

Efforts inutiles de vomissements (observ. après un quart d'heure).

Paralysie incomplète de la mâchoire inférieure.

Appétence pour le vinaigre.

Désir d'être à l'air libre.

Les symptômes, surtout le trouble de la tête, l'angoisse, le vertige, sont augmentés par le vomissement artificiel.

Douleur pressive au voile du palais (espèce d'angine).

Déglutition bruyante.

Déglutition empêchée par une sorte de nausée comme si les aliments refusaient de descendre.

Sensation de satiété et de plénitude nauséabonde dans l'estomac.

Enduit muqueux des dents (observ. à la première heure).

Renvois à vide.

Renvois amers d'odeur de foie de soufre (observ. après la deuxième heure).

Régurgitation d'eau salée.

Sensation de morsure à la langue (observ. aussi à la quatrième heure).

Sensation d'excoriation à la langue (observ, quelquefois à la quatrième heure).

Cardialgie tenaillante, convulsive.

Douleur d'estomac, cardialgie.

Borborygmes, flatuosités.

Coliques flatulentes.

Colique.

Tranchées, pression comme par des vents.

Tranchées déchirantes au-dessus de l'ombilic.

Tranchées dysentériques dans les cavités inférieures du bassin des deux côtés, fouillantes, nauséabondes, avec envie de dormir (observ. de la deuxième à la cinquième heure).

Efforts inutiles pour aller à la selle.

Ténesme de l'anus.

(Proctalgie pressive).

Déjections peu abondantes, fréquentes, purement muqueuses (observ. quelquefois entre la sixième et la septième heure).

Déjections diarrhéiques, blanches.

Selles diarrhéiques semblables à des matières fermentées et brunes.

Excréments indigérés quoique non liquides.

Ténesme de la vessie, effort inutile pour uriner.

Élancement dans l'urètre.

Prurit au point pruriant à l'extrémité du pénis.

Lancinations isolées dans le scrotum.

Fissures de l'anus.

Lèvres sèches, brûlées par la soif.

Soif sans chaleur externe, pupilles peu dilatables (observ. à la première heure).

Sentiment d'astriction au palais comme par des substances âpres (observ. à la cinquième heure).

Ardeur dans le gosier avec sensation de chaleur interne, ou plutôt avec cette angoisse que la chaleur excite ordinairement, sans chaleur externe.

Chaleur dans la tête, le reste du corps est froid ou au moins n'est pas chaud.

Ardeur, rougeur dans l'une des deux joues, le reste du corps est froid ou au moins n'est pas chaud.

Ardeur dans le cerveau, le corps est froid ou n'est certainement pas chaud.

Douleur de tête pressive, distensive avec ardeur.

Douleur pressive au front.

Après un mal de tête pressif (aussi dans les tempes), céphalalgie pulsative pressive.

Après la céphalalgie, la première heure écoulée, froid externe et interne et angoisse continuelle.

Douleur pongitive au front, augmentée en levant les yeux, avec chaleur du visage et soif.

Douleur de tête comme si un clou était fiché dans la tempe avec sueur universelle et langueur consécutive (observ. après quelques heures au milieu de la nuit).

Douleur pongitive, lacérante dans la tempe (gauche), revenant de temps à autre (observ. à la quatrième heure).

(Douleur de tête convulsive, lacérante, augmentée par la toux et en se penchant en avant.)

Fourmillement externe au vertex (observ. après la deuxième heure).

Douleur pressive dans l'oreille.

Bourdonnement dans les oreilles (je ne l'ai observé que parmi les reliquats, mais je pense que c'est un effet primitif).

Sensation d'ulcération des narines.

Douleur pongitive déchirante dans le nez.

Tuméfaction du nez.

Gonflements des glandes.

Vacillement, allongement des dents sans douleur.

(Odontalgie pressive, pulsative, comme si les dents étaient luxées (vacillantes); qu'elles fussent poussées en dehors par la turgescence du sang, alors le contact des doigts augmente la douleur.)

Douleur pressive dans la poitrine (à droite), circonscrite clans un petit espace ; ni le mouvement, ni le toucher, ni la respiration ne l'augmentent.

(Douleur de constriction dans la poitrine, avec anxiété.)

Sensation de constriction dans la partie moyenne du côté gauche de la poitrine ; non douloureuse, gênant la respiration : si alors on touche le creux de l'estomac, il devient le siège d'une douleur qui arrête la respiration.

Douleur lancinante dans la partie moyenne du côté de la poitrine.

Douleur pongitive dans le côté droit de la poitrine.

Douleur pongitive, lancinante, sous les dernières côtes.

Douleur lancinante dans les deux côtés (de la poitrine), avec une petite toux exaspérant la douleur et une oppression continuelle.

Eternument (par l’usage interne du médicament).

Toux très sèche causée par un chatouillement dans la partie inférieure des bronches (observ. à la quatrième heure).

Toux nocturne dans le sommeil.

Hémoptysie.

Toux provoquant le vomissement (observ. entre la deuxième et la quatrième heure).

Toux chez les enfants après le vagissement.

Toux avec cris chez les enfants, avec mauvaise humeur et agitation (observ. entre la septième et la huitième heure).

Résistance opiniâtre (observ. à la quatrième heure).

Humeur chagrine, impérieuse (observ. après quelques heures).

(Douleur lacérante dans les bras, les mains et à l'occiput.)

Douleur arthritique dans le dos, dans les membres.

Sensation convulsive dans la cuisse.

(Abcès du psoas.)

Douleur lacérante dans les membres inférieurs.

Station douloureuse.

Douleur comme par distorsion dans le carpe, les lombes (dans le dos et la poitrine).

Douleur pressive dans un pied (qui était cependant paralytique).

Fourmillement, sensation de reptation aux pieds.

Coups isolés dans le pouce du pied.

Lancination dans le pied, à travers le pouce.

Lassitude et pesanteur des membres.

Douleur (presque paralytique) de toutes les articulations pendant le mouvement.

Douleur vibrante de tous les membres, lorsque le corps est secoué, dans une voiture, par exemple, ou lorsque le pied rencontre un obstacle

Hyperesthésie douloureuse de tout le corps.

Sensation désagréable, fourmillement, pression clans une partie depuis longtemps affectée, contuse.

Le pus des ulcères devient ichoreux, séreux.

Secousses, terreurs pendant le sommeil.

Selles involontaires pendant le sommeil (je n'ai vu ce symptôme que parmi les reliquats).

Extrême appétit vénérien (observé chez un homme épuisé ; paraît devoir être rapporté aux effets secondaires).

Peur (je ne l'ai observée que parmi les reliquats).

Observations d' autres auteurs

De Meza Sammel br, abh. f. pr. Aerzte, tome XIII, 1

Anxiété.

Angoisse de la poitrine.

Douleurs anxieuses du ventre.

Céphalalgie.

Pouls vite.

Nausée, vomiturition.

Cardialgie.

A. Chrichton Sammel br. abh. f. pr. Aerzte, tome XIII, 3

Sensation pongitive à la peau.

Sensation désagréable dans l'estomac.

Cardialgie.

Soda.

Coups comme électriques dans le corps.

Collin, Obs. circa morbos, p. 3

Anxiété.

Spasmes autour de la région précordiale.

Secousse comme électrique.

Ardeur à l'épigastre.

Point à l'épigastre.

Pression de dehors en dedans à l'ombilic.

Sensation comme si on injectait avec force un liquide dans la moelle épinière.

Douleurs déchirantes dans les membres.

Tremblement.

Fourmillement, reptation.

Élancements dans les yeux.

Ardeur dans les yeux.

Douleurs ardentes et sécantes en différents points.

Sueurs.

Émission d'urines plus abondantes que les boissons.

Vicat Mat. méd., I. p. 20 et 362.

Anxiétés graves.

Sueur rouge de la poitrine.

Vomissement.

Douleurs lancinantes.

A. Askow Soc. Med. hafn. collect., vol. II. P. 162.

Efforts violents pour vomir.

 

Belladonna
(Suc de la plante entière épaissi à la chaleur du soleil.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.


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Belladonna
(Suc de la plante entière épaissi à la chaleur du soleil.)

L'action persiste au moins pendant cinquante-huit, au plus pendant soixante-douze heures.

Refroidissement général, la face est pâle.

Frisson.

Diminution de la mémoire (je ne suis pas certain que ce symptôme doive être rangé parmi les effets primitifs).

Intelligence engourdie.

Accès de vertige avec engourdissement de l'intelligence pendant quelques minutes (observ. vers la dixième heure).

Obnubilation de la tête avec tuméfaction des glandes à la nuque (observ. après six heures).

Ivresse.

(Ivresse aussitôt après le repas.)

Paupières écartées, plus largement ouvertes.

Pupilles dilatées.

Défiance craintive.

Timidité pleureuse.

Larmoiement, pleurs, lamentations extrêmes sans cause, esprit craintif.

Déraison craintive avec frayeur d'un chien noir, d'une potence, etc. (J'ai observé ces symptômes une fois après un demi-quart d'heure, plus souvent entre la huitième et la douzième, et même, quoique plus rarement, entre la douzième et la vingtième heure.)

Délire, il craint que son corps ne tombe tout vivant en putréfaction.

Il évite tout mouvement, tout travail.

Horreur du travail, du mouvement (observ. après la deuxième et vers la cinquième heure).

Raideur de tous les membres sous l'apparence d'un sentiment de lassitude.

Paralysie incomplète de tous les muscles, surtout des pieds.

Paralysie incomplète de l'appareil vocal.

Gêne de la déglutition.

Déglutition impossible, sans douleur.

Pouls très petit, fréquent.

Tremblement avec secousse convulsive.

Pesanteur tremblante des jambes (observ. quelquefois vers la quatrième heure).

Nul désir d'aliment.

Nul désir de boisson, adipsie.

Suppression des selles, de l'urine (pendant dix heures).

Insomnie.

Insomnie par angoisse.

Angoisse empêchant le sommeil.

Tendance au sommeil (je l'ai vue une fois après une demi-heure).

Frayeur réveillant en sursaut au moment de s'endormir.

Frisson sur les bras et à l'abdomen, non à la tête (observ. vers la deuxième heure).

Pieds froids avec rougeur et tuméfaction de la face et congestion de sang à la tête.

Rougeur et chaleur limitées à la tête.

Sueur limitée à la face (ces deux symptômes observ. quelquefois vers la première heure).

Chaleur interne avec refroidissement extérieur.

Abondante sueur froide des mains (observ. vers la quatrième heure).

(Chaleur du corps provoquée par un léger mouvement) (en marchant).

Rapports et hoquets, spasme composé de hoquets et de rapports.

Propension aux rapports sans résultat.

Efforts inutiles pour rendre des rots.

Efforts inutiles pour vomir.

Efforts inutiles pour aller à la selle.

Saveur nauséeuse, langue nette.

Le pain a une saveur acide.

Bouche pâteuse en s'éveillant avec douleur pressive de la tête ces deux symptômes disparaissent bientôt.

Après un effort inutile d'aller à la selle, vomissement.

Tranchées constrictives au-dessous de l'ombilic avec sensation de gonflement du ventre, elles s'exaspèrent par accès et forcent de courber et d'incliner le tronc (observ. après la quatrième heure).

Douleurs subites, atroces, crampoïdes, courtes, dans un des deux côtés du corps, dans la poitrine, le ventre, les lombes et même le coude, elles viennent surtout pendant le sommeil, et forcent d'incliner et de courber la partie douloureuse (observ. vers la huitième, la seizième et la trentième heure).

Tranchées tenaillantes qui forcent de s'asseoir le tronc courbé, avec efforts inutiles pour aller à la selle, suivis de vomissement.

(Urine blanche.)

Douleurs lancinantes dans le testicule avec rétraction de cet organe (observ. quelquefois vers la douzième, dix-huitième et trentième heures).

Excréments grenus, de couleur citrine, quelque peu muqueux (muco purulents) ?

Déjections peu abondantes, rapides involontaires.

Incontinence d'urine.

(Chaleur des pieds et des mains (le soir) ne s'étendant cependant pas aux jambes et aux bras.)

Violent prurit des pieds.

Fourmillement partant des pieds et se dirigeant en haut (observ. quelquefois vers la vingtième heure).

Douleur fouillante et térébrante à la plante des pieds (observ. pendant les dernières heures).

(Douleur déchirante dans le corps du tibia.)

Tuméfaction des pieds le soir.

Pesanteur constrictive des jambes.

(Intertrigo.)

(Salivation.)

Excoriation à la face interne des joues, là où finit le conduit de Sténon.

Douleur déchirante au front, à l'extérieur.

Douleur déchirante dans l'oreille, externe et interne vers le bas.

Douleur lancinante, dans la parotide.

Douleur térébrante dans les glandes.

Douleur pressive occupant l'une des deux moitiés de la tête (observ. quelque fois vers la cinquième, quelquefois vers la vingt-quatrième heure).

Douleur de tête comme si le cerveau était comprimé de dedans en dehors ; elle siège au front, un peu au-dessus des orbites, empêche de lever les yeux, contraint à se coucher, contracte fortement les pupilles, donne envie de dormir et force à baisser la voix (ces deux symptômes observ. quelquefois vers la cinquième, quelquefois vers la vingt-quatrième heure).

Douleur atroce traversant ça et là le cerveau d'élancements obtus ou pressifs.

Plaisanteries futiles, bouffonnerie (observ. après une très petite dose vers la sixième et la huitième heure).

Douleur lancinante çà et là dans le côté droit, sous la peau, en partie externe.

(Douleur pressive lancinante dans le côté gauche, au-dessous des côtes.)

(Douleur constrictive dans tous les membres.)

Douleur déchirante, tantôt çà et là dans le dos, tantôt dans les bras pendant les règles. (Ces douleurs déchirantes paraissent se rapprocher de ces douleurs crampoïdes que j'ai mentionnées plus haut ou du moins s’en éloigner peu.)

(Douleur pressive dans la poitrine et entre les épaules.)

Catarrhe ou toux avec coryza.

Forte toux pendant le sommeil avec grincement de dents (observ. vers la dixième heure).

Extension convulsive et momentanée des membres en s'éveillant.

Chute abondante des cheveux pendant une heure ; elle cesse alors.

Les cheveux auparavant idio-électriques ne le sont plus (ces deux symptômes observ. vers la vingt-quatrième heure).

Furoncle à l'épaule.

Petites pustules faisant éruption sur le nez, les joues, la nuque, le bras ; elles deviennent rapidement purulentes et se couvrent d'une croûte.

Ulcérations, ni pruriantes, ni douloureuses, des angles des lèvres et des narines.

Érythèmes et taches polymorphes scarlatineuses (pruriantes) (observ. vers la seizième heure).

Fièvre érysipélateuse accompagnée de tumeurs inflammatoires et même gangreneuses.

Flux menstruel (je ne sais si c'est un effet secondaire).

Pouls grand, plein, rare.

Fureur violente qui porte à faire le mal (observ. à la trentième heure).

Pupille contractée, difficilement dilatable.

Appétit augmenté.

Soif intense.

Grande sueur.

Sueur nocturne sentant le brûlé.

Sommeil très profond.

Spasme chronique de l'estomac pendant le repas.

Anorexie chronique.

Tubercules, tumeurs froides, douloureuses, chroniques (j’ai observé ces trois symptômes parmi les reliquats).

Observations d' autres auteurs

W. TH. Rau, Act. nat. cur., vol. X, obs. 24. (Par les baies chez un adulte.)

Abolition des sens (après deux heures).

Chaleur violente.

Pouls fréquent, inégal.

Respiration stertoreuse.

Respiration difficile.

Mouvements spasmodiques des membres.

Embarras de la langue qui fait balbutier.

Inflammation de la gorge.

Délire pendant quelques semaines.

J. S. C. Glimm, Act. nat. cur., vol, II, obs. 60. (Par les baies chez une petite fille de trois ans)

Aversion pour les aliments.

Soif anxieuse.

Elle essaie en vain de s'endormir.

Vomissements d'aliments indigérés douze heures après le repas.

Convulsions violentes simulant l'épilepsie.

Délire.

Respiration forte, petite. fréquente, anxieuse (après dix-huit heures).

Pouls très fréquent, très faible, presque tremblant.

Tourmentée par une soif et par une chaleur ardentes, tantôt elle désire la boisson, tantôt elle repousse ce qu'on lui présente.

Les cheveux sont humides et raides.

Le visage est rouge et gonflé, le reste du corps pâle.

Yeux brillants, hagards.

Agitation, le corps en sueur.

Miction fréquente, urine pâle, claire. aqueuse, abondante.

Bavardage inconvenant, l'esprit est fortement troublé.

Elle rit aux éclats.

Convulsions répétées, spasmes affreux, surtout des muscles fléchisseurs.

Rémission de spasmes, pendant laquelle elle pousse un cri violent, qui trahit de grandes douleurs.

J. G. Hasenest Act. nat. cur., vol. III. (Par les baies.)

État soporeux.

Délire.

Pouls faible, lent.

Mutisme.

Cécité.

Gestes ridicules, elle palpe le corps des passants, tantôt elle est assise, tantôt elle tourne comme éblouie, tantôt elle imite, soit une laveuse, soit une personne qui compte de l'argent, soit une personne qui boit.

Trismus.

Elle murmure comme endormie.

Chaleur interne, ardeur autour de l'estomac.

Amaurose, elle ne peut lire les caractères imprimés. (Cet état dure plus de trois jours.)

May, Hanov. mag., 1775, N° 97. (Par les baies chez des enfants.)

Ivresse (après une demi-heure).

Délire.

Soif très pénible.

Effort inutile de vomissement.

Fureur avec grincement des dents et convulsions.

Pupilles dilatées, immobiles.

Face rouge, gonflée.

Trismus.

Difficulté de la déglutition.

Irritabilité de l'estomac détruite.

Assoupissement très profond, avec soubresauts des tendons, pâleur et refroidissement de la face, refroidissement des mains, dureté, petitesse et fréquence du pouls.

Mappi, Plant. alsat., p. 36.

Gangrène universelle.

Mardorf, diss. de maniac. giesensibus, giesoe, 1691. (Par les baies.)

Inflammations subites.

Somnolence agitée.

Titubation.

Bâillement à la manière des gens ivres.

Soupirs qui se terminent par des sauts.

Fureur, le sujet prend les assistants aux cheveux.

J- J. Wagner, misc. nat. cur., dec. II, ann. 10, obs. 108. (Par les baies.)

Chute des forces.

Grande anxiété à la région précordiale.

Cardialgie.

Stupidité.

Aphonie.

Coliques.

Douleurs cruelles à l'épigastre.

Stupeur.

Convulsions épileptiques.

État apoplectique.

Hémorragie par l'oreille et par le nez.

État léthargique apoplectique, persistant au delà de vingt-quatre heures, sans aucun mouvement des membres ; pincé, il ouvrait les yeux, mais ne proférait aucune parole.

J.-C. Hoyer, misc. nat. cur., déc. III, ann. 7-8, obs. 161 (Par les baies.)

Délire avec férocité.

Insomnie pendant plusieurs jours.

J.- S. Dillenius, misc. nat. cur., déc. III, ann. 7. 8, obq. 161. (Par les baies)

Sommeil profond.

Aliénation d'esprit, ils dépouillent leurs vêtements, et courent en chemise dans les rues, en gesticulant, sautant, riant aux éclats, délires variés tant en paroles qu'en actions.

J.- j. Mayer. commerc. litt., nor. 1731. (par les baies.)

Tête appesantie, ivresse comme par excès de vin, avec tuméfaction et rougeur de la face.

Chaleur extrême, générale, avec délire.

Écume sanguinolente à la bouche (peu avant la mort).

Boucher. Journ. de Méd., vol. XXII, 1766, p. 310 (Par les baies.)

Inquiétude.

Loquacité délirante.

Agitation continuelle de tout le corps.

Spasmes continuels des yeux, des mains.

Yeux brillants, pupilles extrêmement dilatées (environ après vingt heures).

Visage inquiet.

Mouvement continuel du corps, surtout des bras, le pouls est normal.

Le ventre est gonflé ; mais il n'est ni dur ni douloureux.

Esprit abattu, découragé.

Visage troublé.

Pouls petit, faible.

Il se remue fortement de côté et d'autre dans son lit.

Miction involontaire.

Pupilles extrêmement dilatées.

Les globes des yeux roulent spasmodiquement.

Torsion continuelle des bras et des mains.

Les bras et les mains sont quelques fois tendus en avant comme pour saisir quelque chose.

Miction involontaire.

Assoupissement, avec pouls petit, faible, inégal (environ après trente heures).

Miction involontaire.

Sauter, Hufeland's, journ. d. pr. arza., tom. XI, 1. p. 122 (Par 8 grains de la racine.)

Sécheresse de la bouche avec soif.

Lividité, douleur lancinante, tensive d'un bras précédemment blessé (après trois heures).

Tuméfaction très rouge de la face.

Épaississement de la peau du visage, comme si un exanthème allait sortir.

Prurit de tout le corps, éruption de marques et de taches rouges (après quatre heures).

Dilatation des pupilles.

Les objets paraissent multiples et tournoyants.

Pouls plein, fort (après douze heures).

Énurésie.

Manie furieuse.

Physionomie dure, contraction volontaire et involontaire des muscles exprimant la fureur.

Il s'efforce de s'enfuir.

Il déchire ce qu'il rencontre, mord, crache. Tantôt il saisit violemment ce qu'il rencontre, tantôt il se retire avec timidité.

Sueur.

Sauter, in Hufel. journ. d. pr. arzn., tom. XI, 1, p. 125.

Augmentation de la soif.

Aliénation mentale.

La déglutition des liquides produit la suffocation.

Mouvement continuel de tous les muscles.

Tuméfaction du cou, de la poitrine.

Yeux agités, rouges, brillants.

Pupilles dilatées (après trois heures et demie).

Pouls plus plein, plus mou.

Taches rouges à la face, au cou, à la poitrine (sur tout le corps).

Sueur générale (après six heures et demie).

Elias Camerarius, in obs. et apud Wepfer, Hist. cicutoe. (Par les baies.)

Soif ardente d'eau froide (après environ quatre heures).

L'eau est très difficilement avalée et seulement en très petite quantité.

Bavardage sans suite (après environ six heures).

Crampe, spasme de l'estomac.

Vomissement et aussitôt profond sommeil de plusieurs heures (après environ sept heures).

Réveil avec amaurose.

Délire.

Pouls fréquent, faible (après environ neuf heures).

Tension de l'abdomen vers les côtes.

Yeux aveugles continuellement ouverts.

Chaleur ardente de la peau.

Tantôt le corps est immobile, tantôt les membres sont agités de mouvements extraordinaires.

Tantôt il délire, tantôt il répond juste et se plaint.

Tantôt il respire, tantôt il paraît avoir rendu le dernier soupir ; ces phénomènes alternent quatre fois en un quart d’heure.

Sauvages. Nosol, tom. II, p. 11 p. 338.

Fièvre.

Inflammation de la surface du corps.

Aphonie passagère.

Délire gai.

Assoupissement.

Weinman, in gmelin giftpfl., p. 296.

Tremblement de la langue.

Rire sardonique.

Lottinger, in med. chir. Wahrnehmungen, altenb., tom. II, p. 326.

Sécheresse de la bouche comme si la muqueuse de la gorge avait été enlevée par une substance mordicante et âcre.

Faiblesse paralytique des organes de la parole.

Vacillement.

Rétention de l'urine qui sort goutte à goutte.

Presbyopie.

Abolition du goût.

Anorexie.

Dumouilin. in med. chir. Wahrnehmungen, tom. II, p. 79.

Légers mouvements convulsifs des extrémités.

Visage farouche.

Éclat de rire.

Larmes.

Paroles furieuses demi-articulées.

Efforts pour déchirer ce qu’on rencontre.

Efforts pour mordre les assistants.

Paralysie du sphincter de l'anus, selle involontaire.

Paralysie du sphincter de la vessie, miction involontaire.

Paralysie des extrémités inférieures.

Med. chir. Wahrnehmungen, tom. VII, p. 63.

Délire.

Éclat de rire.

Chant.

Réminiscence de faits accomplis trois ans avant.

De St-Martin, Journ. de med., tom. XVIII, août.

Rire sardonique.

Il tourne en rond.

Convulsions, contorsions de tous les muscles.

Causus (après douze heures).

Pouls très petit, intermittent.

Sicelius, Diatribe de bellad., Jen. 1724.

Ivresse.

Mucosité tenace de la bouche.

Envie de dormir.

Gêne de la déglutition.

De Meza, Sammel, F. pr., aerzte, tom. XIV, St. 3.

Sécheresse de la bouche qu'il est presque impossible de faire disparaître.

Vomissement, pituitoso-bilieux.

Buchare, ibid., St. 4.

Sécheresse dans la bouche, la gorge, le nez, pendant quatre heures.

La sécheresse de la bouche, de la gorge, du nez, empêche d'avaler.

Il balbutie comme un homme ivre.

Envie incessante d'uriner.

Pouls plein, fréquent.

Congestion du sang à la tête.

Rougeur des joues.

Vertige.

Intelligence engourdie.

Éblouissement par dilatation des pupilles.

Tuméfaction et rougeur des joues.

Grande tuméfaction de la face avec chaleur.

Tuméfaction de tout le corps avec rougeur.

Loquacité comme délirante, avec yeux fixes et hagards.

Mutisme après avoir beaucoup parlé.

Absence de l'esprit.

Sueur pendant le sommeil.

Yeux convulsés avec gonflement et rougeur de la face.

Exanthème morbilleux.

Délire avec mouvements convulsifs des membres.

Rougeur de tout le corps avec fréquence du pouls.

Rougeur et grande chaleur des joues.

Délire loquace.

Après le sommeil, morosité extrême ; il mord les assistants.

J. B. Porta. mag. nat., lib. VIII, 1. (Par une once d'eau de Belladone.)

Il fut gisant pendant quatre jours, comme mort, sans prendre de nourriture et sans faire de mouvement.

De Launay D' Hermont, Hist. de l'Ac. des scienc. 1756.

Respiration très difficile.

Déglutition abolie.

Suppression d'urine.

Fièvre ardente, causus.

Ivresse.

Tremblement.

Horst. Op. omn., tom. II, p. 488.

Flux excessif d'urine.

Gonflement de la tête.

Délire continuel.

Tremblement.

Tib. Lambrergen, Lectio. inaug. sist. ephem. persanali carcinomatis. Groning. 1754. (Par les feuilles)

Vertige titubant.

Sécheresse de la bouche.

Angoisse.

Cardialgie.

Presbyopie ; il ne pouvait lire que les majuscules.

Tuméfaction (sans rougeur) de la face, surtout des lèvres.

Ulcération de la lèvre.

Ampoules tendant à se rompre dans la paume des mains et sur le tibia.

Ampoules répandant abondamment du sérum, très douloureuses, arrachant des gémissements.

Violente douleur de la tête.

Augmentation des règles.

Anorexie complète.

Douleur atroce des jambes qui force à étendre le pied.

Inflammation douloureuse et bulle au doigt.

Ampoules douloureuses sur le sternum.

Vierus, De prestigüs daemonum. lib. III, cap. 17. (Par les baies.)

Fureur.

Il ne reconnaît pas ses parents.

Langueur de l'esprit.

Langueur du corps.

Sommeil profond de vingt-quatre heures.

Intelligence engourdie.

Sauter, in Hufeland's journ. d. pr. Arzn., tom. XI, St. 3. p. 126.

Il fait des folies, il déchire son habit, il arrache de terre des pierres pour en frapper ceux qu'il rencontre (après deux heures).

Il se précipite dans l'eau.

Manie furieuse (après dix heures).

Face profondément rouge.

Pouls plein, grand.

Tout le corps est gonflé, ardent, rouge.

Il dit avec précipitation des choses insensées.

Il déchire sa chemise et ses habits.

Les symptômes d'inquiétude, spasmes, délire, reviennent par accès vers la septième heure du soir.

Greding, in Ludwigii advers. med. pract., I, p. 4.

 

Sommeil tranquille.

Inflammation des yeux.

Ardeur dans les yeux.

Pression dans l’œil comme par des grains de sable.

Fréquentes envies d'uriner.

Selles vertes.

Schreck. Commerc. litt. nor. 1743.

Tranchées.

Fureur.

Spasmes des yeux.

Schmucker, chirur. Wahrnehm. II.

Anxiété.

Poitrine oppressée.

Lentin, Beobacht, 81.

Ulcères internes.

Fièvre après chaque dose du médicament.

Gôkel, Frank Sammel, III.

Inflammation de la gorge.

Inflammation de l'estomac.

Inflammation du commencement du duodénum.

Gonflement du ventre.

Manetti, Viridar flor., 1751.

Spasme de l'estomac.

La déglutition est impossible.

Albrecht, Commerc. lit. nor. 1731.

Ardeur dans l'abdomen.

Délire revenant par excès.

Ivresse.

Valentini, Misc. nat. cur. déc. II. ann. 10, obs. 118.

Délire revenant par accès.

Fureur.

Assoupissement.

Carl, Act, nat. cur. vol. IV, obs. 86.

Éclat de rire immodéré.

Ardeur intense.

Grande faiblesse.

Buchholz, III ltifel. journ. (1, pr. arzn_ tom. V, 1, p. 252.

Il voit des nuages devant ses yeux.

Sensation comme de fluctuation dans le cerveau.

Les lettres vacillent ; elles ont une teinte dorée et d'azur.

Moibanus, ap, Schenck, lib. VII, obs. 164.

Trouble de l'intelligence, tel qu'il ne sait s'il dort ou s'il veille, trouble des sens avec propension au sommeil, de sorte qu'à demi éveillé, il croit rêver.

Il croit voir diverses images d'insectes et est le jouet de certaines illusions d'optique.

S'il lit dans un livre, il ne peut rien distinguer qu'une marge blanche entourant des lettres noires.

Vicat, plant. vénén. de la Suisse, p. 181.

Déglutition difficile et douloureuse.

Saveur désagréable de la salive.

Enrouement.

Bourdonnement d'oreille.

Insensibilité.

Dyspnée.

Chaleur ardente, externe ou interne.

Délire, soit continu, soit revenant par intervalles; d'abord gai, dégénérant ensuite, le plus souvent, en fureur.

Buchoz, apud. vicat., pl. vén. de la Suisse, p. 183.

Ivresse.

Délire.

Il se précipite d'un lieu élevé.

Ehrhardt. Giftpflanzen. X.

Raideur de tout le corps.

Cullen, Matière médicale, II, p. 307.

Remarquable sécheresse de la gorge.

Remarquable constriction de l’œsophage.

Hémorragie mortelle de la gorge.

V. Wasserberg, in Stol'Is ratio medendi, p. III. P. 403.

Sécheresse de la bouche, de l’œsophage, des narines, des yeux,

Evers, in Schmucker's verm. schrif. bei. I, p. 181.

Grande sueur.

Flux d'urine.

Flux menstruel.

Eberh. Gmelin, act. nat. cur., vol. VI, app. (Par les baies chez un homme.)

Inquiétude.

Anxiété.

Délire.

Carphologie.

Frissons (après avoir bu de l'esprit-de-vin).

Bâillement fréquent.

Crainte d'une mort imminente.

Tremblement.

Vertige.

Il tente de sauter hors de son lit (après avoir pris de l'électuaire d' opium). Inquiétude, anxiété.

Délire.

Il rejette ses couvertures.

Convulsions.

Abolition des sens.

Soupirs (mort après quatorze heures),

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire
Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Camphora (Laurus Camphora)
(Poudre et solution dans l'esprit-de-vin.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Camphora (Laurus Camphora)
(Poudre et solution dans l'esprit-de-vin.)

L'action persiste environ douze, au plus seize ou vingt-quatre heures.

Pupilles contractées.

Refroidissement général extrême.

Pâleur de la face.

Sensibilité excessive à l'air froid.

Yeux hagards, fixes.

Horripilation, frisson avec chair de poule, sensibilité douloureuse de la peau.

Indifférence.

Abolition des sens (Observé quelques minutes après l'ingestion du camphre.)

Faiblesse d'esprit.

Trismus.

La tête inclinée de côté est tirée vers l’ épaule (Observé quelques minutes après l'ingestion du camphre.)

Les globes oculaires sont tournés en haut.

Respiration haute, lente.

Respiration presque abolie.

Immobilité.

Écume à la bouche (Observé quelques minutes après l'ingestion du camphre.)

Mouvements difficiles et lassitudes des jambes.

Pouls petit, dur, de plus en plus lent.

Craquements des jointures, des lombes, des genoux, des pieds.

Palpitations de cœur.

Angoisse.

Tremblement des pieds.

Sueur froide.

Tremblement et instabilité des pieds.

Quelques rotations convulsives des bras.

Envie de dormir.

Tous les objets extérieurs sont odieux et causent de la mauvaise humeur et du dégoût.

Retiré dans un coin il se lamente et pleure, il prend en mal tout ce qu'on lui dit comme si c'étaient des ordres, il s'imagine qu'on le tourmente d'injures et d'outrages.

Humeur querelleuse (observ. à la deuxième heure).

Dyspnée suffocante provenant d'un sentiment de pression à l'épigastre (observ. à la première heure).

Érysipèle (par l'usage externe du camphre).

Jeu de l'imagination d'un homme qui s'endort et ferme les yeux, tel que tous les objets paraissent, tantôt plus grands et plus gros, un moment après plus grêles qu'ils ne le sont réellement ; tout cela se reproduit avec la rapidité du pouls (observ. à la deuxième heure).

Douleur d'estomac.

Douleur pressive à l'épigastre ou à la partie antérieure du foie.

Douleur constrictive autour des hvpochondres et jusqu'aux vertèbres lombaires.

Céphalalgie pressive, déchirante.

Céphalalgie pulsative.

Céphalalgie comme à la suite d'une contusion, d'un écrasement ou d'une blessure.

Douleur incessante de constriction à la base du cerveau, surtout à l’occiput et au-dessus de la racine du nez, refroidissement des pieds et des mains, chaleur du front, coma vigil, la tête s'incline sur l'un ou l'autre côté, la céphalalgie augmente beaucoup en se penchant fortement en avant, par le décubitus et la pression extérieure.

Chaleur dans la tête et sensation à cette partie comme si la sueur allait en sortir, avec frisson des membres et du ventre (observ. à la troisième heure).

Violents élancements isolés dans la moitié droite du crâne (observ. à la quatrième heure).

Violents élancements isolés dans le voile du palais (observ. à la quatrième heure.)

Douleur lancinante comme d'excoriation dans la partie antérieure des narines (observ. à la deuxième heure).

Les dents sont comme allongées, odontalgie qui semble correspondre avec les glandes sous-maxillaires.

Douleur du périoste de tous les os.

Douleur rhumatico-lancinante dans tous les muscles, surtout entre les épaules.

Tendance aux pollutions.

Sensation comme si les objets étaient plus brillants que d'habitude et trop brillants (observ. vers la cinquième heure).

Pupilles plus dilatables et plus dilatées (observ. à la cinquième heure).

Précipitation à prendre un parti.

Rougeur des joues, des oreilles.

Congestion de sang vers la tête (observ. quelquefois à la sixième heure).

Chaleur de la tête, des mains, des pieds, sans soif.

Céphalalgie obtuse au-dessus du frontal, avec envie de vomir.

Céphalalgie comme par constriction du cerveau.

Coma et augmentation de la céphalalgie constrictive, grande chaleur de tout le corps, tuméfaction des veines, respiration très accélérée, soif nulle, goût normal, douleur du dos comme par écrasement (après quatre heures).

Pouls plein, fréquent.

Sueur chaude du front et de la paume des mains.

Sueur générale chaude.

Douleur des bronches et de la trachée-artère, surtout en toussant et même en crachant.

Ronflement dans l'expiration et l'inspiration pendant le sommeil.

Miction douloureuse.

Ardeur en urinant.

Urine rouge.

Ischurie, ténesme de la vessie.

L'urine sort par un jet grêle.

Miction involontaire. après un besoin pressant d'uriner.

Renvois, éructation des matières contenues dans l'estomac.

Flatulence.

Constipation.

Ophtalmie.

Pesanteur de tête.

Coryza.

Vacillation douloureuse des dents. (J'ai observé ces quatre derniers symptômes après la dixième heure, comme des reliquats ; ils paraissent certainement appartenir aux effets secondaires.)

Observations d' autres auteurs

Cullen, Arzneimittell, II, p. 333. (par 40 grains.)

Il se frappe la poitrine et tombe en syncope (après une demi-heure).

Insensibilité.

Pouls très faible, à peine perceptible.

La respiration est presque nulle.

Pâleur, refroidissement de tout le corps.

Sommeil, avec accélération du pouls et de la respiration (après trois heures).

Ralentissement du pouls (de dix pulsations).

Heberden, Méd. transact., vol. I, p. 471. (Par deux scrupules en lavement.)

Violentes douleurs, comme pour accoucher. (Par l'usage interne.)

Strangurie (peu après l'ingestion du bol camphré).

With's, Works, p. 646. (Par une demi-drachme.)

Ardeur à l'estomac.

Obscurcissement de la vue.

Forte congestion de sang à la tête.

Griffin. diss. de camphorae, viribus. Edimb, (Par une demi-drachme)

Nausée.

Vomissement bilieux teinté de sang.

Le pouls devient peu à peu plus fréquent (Par deux scrupules.)

Ardeur à l'estomac.

Pouls diminué de plusieurs pulsations.

Bâillement et sommeil (après trois heures).

Vertige revenant par intervalles.

Ivresse.

Léger frisson.

Pâleur du visage.

Alexander's, Experiment. essays, p. 227 (par un scrupule) (observ. sur lui-même).

Le pouls a baissé de trois pulsations.

(Par deux scrupules.) (Observ. sur lui-même.)

Chaleur désagréable dans la bouche.

Le pouls a baissé de dix pulsations.

Chute extrême des forces, avec bâillement et pandiculation.

Vertige.

Nausée.

Défaut de mémoire.

Abolition des sens.

Fureur, avec écume à la bouche.

Convulsions.

Tremblement.

Assoupissement.

Pouls accéléré (de 23 pulsations, après trois heures).

Tintement d'oreilles.

Chaleur, avec tremblement.

Constipation opiniâtre.

Collin, observ. Circa morbos, § III. p. 448.

Ivresse.

Vertige.

Spasmes.

Loos, Observ. med., p. 314.

Impuissance.

Kohlhaas, in Med. nat. zeit., 1799.

Fureur vénérienne (chez une veuve).

Breynius et Paulinus, Apud Murray, appar. med., IV, p. 518.

Augmentation de l'appétit vénérien.

Sponitzer, in Hufeland's journal d. pr. erzn., V, p. 518, 545.

(Par l’odeur)

Tremblement général.

(Par l'application externe.)

Prurit.

Érysipèle de la partie.

Hufeland, Jour. d. pr. arzn., 1. p. 428, 433.

Agitation anxieuse avec pleurs continuels.

Pouls plein, nerveux (irritatus).

Douleurs de tête.

Pouls plus lent de dix pulsations.

Délire.

Vomituritions.

Vertiges passagers.

Pouls plus fréquent (de dix à quinze pulsations après plusieurs jours même sans augmentation de la chaleur).

Fr. Hoffmann, Consult. et sesp. Med. rect., 1, cas 19.

(Par deux scrupules.)

Angoisse extrême.

Sueur froide à la tête.

Coma avec délire.

Pouls faible, petit.

Grande chaleur (après quelque temps).

Pouls fréquent.

Urine rouge.

Geoffroy, Matière méd., IV, p. 30. (Par une dose trop forte.)

Pesanteur de la tête.

Insomnies.

Disposition aux inflammations.

Quarin, Method. medend, Bebr., p. 57, (Par une dose trop forte.)

Pouls très fréquent.

Face très rouge.

Yeux hagards, enflammés.

Convulsions.

Frénésie mortelle.

Murray, Appar, med. IV, p. 484,

Sensation de chaleur dans la bouche et l'estomac.

Accélération du pouls.

Forte congestion à la tête.

Sueur (par l'odeur du camphre).

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire

Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Cantharis
(Lytta Vesicatoria) (Teinture de la poudre)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Cantharis
(Lytta Vesicatoria) (Teinture de la poudre)

Besoin d'uriner.

L'urine coule goutte à goutte.

Douleur pressive lancinante au col de la vessie.

Formication et prurit dans l'urètre après la miction.

Douleur constrictive presque paralytique dans les membres.

Douleur mordante dans l'urètre en urinant.

Douleur déchirante dans le dos.

Douleur déchirante dans la partie affectée (par exemple dans un ulcère).

Augmentation de l'exhalation de la partie affectée (par exemple de l'ulcère des pieds, des narines dans le coryza chronique, de l'urètre dans la blennorragie chronique).

Le mucus dans le coryza chronique devient sanguinolent.

Sensation mordante dans les yeux, comme si on y avait jeté du sel de cuisine.

Inappétence pour les aliments.

Faiblesse, prostration des forces.

Mauvaise humeur.

Diarrhée sans coliques.

Tranchées.

Incarcération des flatuosités dans les hypocondres.

Insomnie.

Prurit à la peau.

Légère sueur, la nuit.

Observations d' autres auteurs

Brassavola, Apud Schenck., lib.. VII, observ, 123. (Par l'usage interne.)

Excoriation du canal digestif depuis la bouche jusqu'à l'anus, grande excoriation de la vessie.

Lange, Apud Schenck., lib. VII, obser. 124, 127.

Hématurie abondante.

Prurit vers le pudendum.

Élancements pongitifs à la peau.

Goût de résine de cèdre.

Peu de constance dans l'esprit.

Perte de connaissance.

Vertige.

Émission goutte à goutte d'urine sanguinolente.

Ardeur continuelle en urinant.

Paschalius et Occo, apud eumden, ib., observ. 125. (Par l'usage externe.)

Pissement de sang.

Parens, apud eumden, ibid., observ. 127. (Par I’usage interne.)

Excrétion par l'anus de sang pur.

Pissement de sang.

Priapisme.

Ardeur en urinant.

(Par un emplâtre de cantharide sur le visage.)

Ardeur de vessie.

Tuméfaction du col de l'utérus.

Tranchées.

Vomissements incessants.

Besoin continuel d'uriner.

Perte de forces.

Agitation furieuse des membres.

Fièvre très ardente.

Wierus, de prestig. Deem., III, c. 35 (Par l'usage interne.)

Douleurs atroces de vessie.

Hématurie abondante.

Joach. Camerarius, apud Schenck., lib. VII, observ. 127. (Par l'usage interne.)

Coliques vives.

Pissement de sang.

Ardeur de vessie.

Douleurs d'estomac.

Grande anxiété.

Froid des extrémités.

Rétention d'urine.

Disparition du pouls, avec conservation de l'intelligence (mort après trente-six heures).

Baccius, apud eumden, ibid., observ. 125. (Par l’usage interne.)

Douleur rongeante à l'estomac.

(Par l’usage externe.)

Ischurie intense.

Ardeur en urinant.

Pissement de sang.

Miscell., Nat. cur, dec. II, ann. 8, p. 193. (Par l'usage interne,)

Aphtes, artificiels.

Sam. Ledelius, Misc. nat. cur., dec. 4, ann. 9-10, observ. 148. (Par l'usage interne.)

Tuméfaction du scrotum.

Excrétion de sang au lieu de semence.

Misc. nat. cur. dec. 1, ann. 2.

Rétention douloureuse de l'urine.

Ibid., dec. II, ann. 10, app. p. 60.

Ardeur aux parties génitales.

Besoin continuel d'uriner avec douleur intolérable.

Douleur au cœur.

Cullen, Arzneimittell p. 622. (Par l'usage interne.)

Violente douleur à l’estomac.

Sorte de fièvre.

G. S. Hildianus, observ. 99 (Après avoir avalé douze cantharides.)

Douleurs d'estomac.

Tranchées.

Douleurs des reins.

Douleurs de tout le corps.

Miction sanguinolente douloureuse.

Jos. Lanzoni, Opera, t. III, animadv., 18, p. 478. (Par l'usage interne.)

Douleur de vessie.

Extrême difficulté pour uriner.

Inflammation du pénis.

(Sur le cadavre, on trouva la vessie, l'urètre et les reins ulcérés.)

Petr. Forestus, observ. lib. 30, observ. 6. (Par l’usage interne.)

Érosion depuis la bouche jusqu'à l'anus.

L'haleine a l'odeur de la résine du cèdre.

Inflammation de la partie droite de la région précordiale.

Ischurie.

Urines sanguinolentes contenant comme des raclures de boyaux.

Selles dysentériques.

Dégoûts.

Perte de connaissance.

Vertige (mortel).

G. F. Hildanus, observ. 98. (Par l'application sur un genou gonflé.)

Inquiétude.

Fièvre.

Douleur extrême des reins, des lombes.

Douleurs de tout le ventre.

Dysurie violente.

Ardeur de la vessie telle, qu'il ne pouvait sans douleurs atroces et sans gémissements, émettre une seule goutte d'urine sanguinolente.

Misc. nat. cur., dec. II, ann. 7, observ. 86. (Par l'application sur la nuque.)

Diabète mortel (après avoir guéri une incontinence d’urine).

Werlhoff, Opera, p. 699.

Urine sanguinolente, presque sans caillots.

Urine muqueuse.

Strangurie.

Stalpaart Van Der Wiel, cent. I, observ. 83. (Par usage externe.)

Douleur très violente, avec besoin continuel d'uriner (après quelques heures).

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Capsicum Annuum
(Poivre de Cayenne)
(Teinture de la poudre des siliques entières.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Capsicum Annuum
(Poivre de Cayenne)
(Teinture de la poudre des siliques entières.)

L'action persiste seize heures, et au plus vingt-quatre heures.

Ivresse.

(En s'éveillant. trouble de la tête comme s'il ne se connaissait plus lui-même.)

Vertige, titubation d'un côté, à l'autre.

Bâillement.

(Lassitude plus grande le matin que le soir.)

Grande lassitude sans envie de dormir (observ. quelquefois vers la deuxième heure).

Faiblesse et tremblotement des pieds.

La chaleur diminue peu à peu.

Froid après un léger dérangement du lit.

Horripilation dans le dos ; le soir, elle n'est suivie ni de chaleur ni de soif, mais d'une sueur douce.

Refroidissement de tout le corps, extrémités froides sans frisson.

Le refroidissement augmente et en même temps disposition chagrine de l'esprit et contraction de la papille (j’ai vu le refroidissement aller en augmentant de la quatrième à la quinzième heure, et décroître ensuite jusqu'à la vingt-quatrième heure).

Refroidissement du scrotum, impuissance.

Froid à l'estomac, sensation comme s'il contenait de l'eau froide (en même temps sensation comme de tremblement).

Frisson et tremblement.

Sécheresse de la bouche.

Goût fade et ensuite salé.

Mucus épais dans la bouche.

Saveur d'eau putride.

Soif nulle.

Faim nulle, anorexie.

Taciturnité.

Il fuit tout mouvement.

Indifférence.

Ennui, mauvaise humeur.

Mauvaise humeur taciturne avec opiniâtreté.

Esprit de résistance et lamentations (observ. quelquefois vers la troisième heure).

Même au milieu de plaisanteries, il se fâche des moindres choses.

Disposition à faire des reproches, à exagérer les défauts des autres, à se fâcher de riens, à réprimander.

Sommeil agité.

Sommeil interrompu par des cris et des sursauts de peur, comme si on tombait d'un lieu élevé.

Sommeil avec inspiration accompagnée de ronflement et d'accès de suffocation nasale (observ. vers la première heure).

L'ennui et la mauvaise humeur cessent après le sommeil.

Angoisse qui force à respirer profondément.

Respiration profonde comme un soupir.

Dyspnée pendant le repos et le mouvement.

Dyspnée, sensation de plénitude dans la poitrine.

Dyspnée dont le point de départ paraît être l'estomac.

Orthopnée.

Douleurs aux côtes et au sternum en respirant.

Douleur pulsative dans la poitrine.

Douleur constrictive de la poitrine, elle gêne la respiration, et s'accroît par un léger mouvement (observ. vers la quatrième heure).

Dyspnée en marchant.

Dyspnée même pendant le repos, raideur douloureuse du dos en se penchant en avant, respiration de temps à autre profonde, suspirieuse, petite toux sèche.

Douleur tensive, s'étendant du ventre à la poitrine ; il semble que le ventre est tuméfié.

Sentiment de distension du ventre comme s'il allait se rompre, menaçant de suffocation (observ. vers la deuxième heure).

Douleur pongitive, en respirant, entre les épaules et dans la région de l'estomac ; points isolés dans un côté du ventre, à l'os ensiforme et au sternum ; ils paraissent extérieurs.

Sensation de traction en toussant dans un côté de la poitrine s'étendant jusqu'au cou.

Petite toux très fréquente.

Petite toux sèche fréquente.

Petite toux surtout après avoir bu du café.

Toux douloureuse.

Douleur se faisant sentir ça et là, provoquée par la toux et l'éternuement.

L’air expiré pendant la toux présente quelque saveur étrangère.

Haleine fétide en toussant.

Le soir, au lit, titillation dans le larynx et petite toux sèche.

Enrouement.

Rhume de cerveau le matin.

Chatouillement, dans les narines comme dans le coryza.

(Epistaxis, le mucus nasal est sanguinolent.)

Pustules douloureuses à l'ouverture des narines.

Salivation.

Douleur déchirante dans la conque de l'oreille.

Douleur pruriante tout au fond de l'oreille (observ. seulement à la seizième heure).

Douleur pressive (tu fond de l'oreille (observ. à la première et huitième heure).

Douleur au-dessous de l'oreille.

Tuméfaction de la lèvre.

Fissures des lèvres.

Tuméfaction de la gencive.

Dents émoussées, allongées.

Douleur constrictive dans les gencives.

Douleur constrictive dans une dent, ni le toucher ni la mastication ne l'augmentent.

Douleur pressive dans les yeux.

Douleur dans les tempes comme si le crâne se brisait, provoquée par le mouvement de la tête et par la marche.

Douleur pulsative dans la tempe (gauche).

Douleur pulsative au front.

Douleur pressive aux tempes.

Douleur pressive au front.

Douleur pongitive dans la tête.

Douleur de tête plutôt pongitive que déchirante, aggravée par le repos, apaisée par le mouvement.

Douleur pulsative térébrante dans la tête.

Douleur de tête distensive ou comme par plénitude.

Céphalalgie tensive au front.

Douleur constrictive au front.

(Céphalalgie déchirante).

Douleurs ça et là à la face, en partie ostéocopes, provoquées par le toucher, en partie subtiles, pénétrantes (nerveuses), et tourmentant le patient lorsqu'il va s'endormir.

Céphalalgie pressive lancinante d'un seul côté, semblable à l'hémicrânie hystérique, augmentée par le renversement en arrière de la tête et des yeux, ou en remuant la tête, ou en se penchant en avant, accompagnée de nausées (et de perte de la mémoire).

Douleur dans la partie externe du cou.

Douleur dans le pharynx en avalant.

Douleur en avalant, comme dans l'angine, douleur constrictive à la gorge en dehors de la déglutition.

Douleur pressive à l'épigastre avec envie de vomir.

Douleur pressive à l'épigastre avec vomituritions au moment des règles.

Efforts de vomissement.

Après le repas, sensation de plénitude et de resserrement de la poitrine, en même temps soit des rapports acides, soit du soda, et enfin selle prompte, plus molle.

soda.

Douleur ardente de l'estomac jusqu'à la bouche, après le déjeuner.

Tension pressive de l'abdomen siégeant surtout à la région de l'épigastre, entre le scrobicule et l'ombilic, le mouvement l'exaspère, elle s'accompagne d'une tension pressive à la partie inférieure du dos.

Aussitôt après le repas, tranchées pressives, tenaillantes avec incarcération des flatuosités.

Douleur pressive ça et là dans le ventre.

Douleur pressive dans les hypocondres et sous le scrobicule.

Tranchées dans l'hypogastre comme par des flatuosités.

Coliques venteuses, et peu douloureuses dans l'hypogastre, suivies de selles petites, fréquentes, pituiteuses, quelquefois mêlées de sang, avec ténesme.

Diarrhée douloureuse, évacuation de mucosités épaisses mêlées parfois de sang noir, accompagnée de coliques déchirantes et tordantes autour de l'ombilic : soif après chaque selle, frisson chaque fois qu'on a bu.

Selles petites, tout à fait muqueuses.

Selles petites, mucoso-sanguinolentes.

Ténesme.

Douleur ardente à l'anus (observ. après la troisième vers la quatrième et la huitième heure).

Prurit à l’anus (observ. après la troisième vers la quatrième et la huitième heure).

Ténesme de la vessie, besoin d'uriner (Observ. vers la cinquième et la huitième heure).

Ardeur en urinant (observ. vers la cinquième et la huitième heure).

Élancements à l'orifice de l'urètre en dehors de la miction.

Douleur pongitive à l'orifice de l'urètre, aussitôt après la miction.

Sentiment de vulsion à la nuque.

Sensation douloureuse de raideur à la nuque ; elle n'est perçue que pendant le mouvement.

Douleur tractive dans le dos.

Douleur constrictive, pressive, dans le dos.

Douleur au dos en se penchant en avant.

(Douleur simple, peu étendue, sur une côte, augmentée surtout par le toucher, jamais par la toux ni la respiration.)

(Douleur constrictive paralytique au-dessus et au-dessous de l'articulation du coude.)

Douleur tensive au genou.

Tension des genoux.

Craquements des articulations, des genoux, des doigts.

Douleurs rhumatismales, passagères, durant plusieurs heures, provoquées par le mouvement, errant ça et là dans les membres, le dos, la nuque, les épaules. les mains.

Douleur simple et sensation de raideur dans toutes les articulations, a leur summum au début du mouvement, s'améliorant s'il continue, avec catarrhe et mucosités tenaces dans les bronches.

Sensation comme si une mouche courait ça et là sur la peau.

Douleurs pressives, ça et là, passagères.

Chaleur et en même temps horripilation avec soif d'eau.

(Chaleur interne avec sueur froide au front.)

Rougeur des joues.

A midi, après le repas, rougeur des joues, sans frisson, les mains et les pieds sont froids (observ. pendant deux jours de suite, la première fois après quatre heures).

(Ardeur des joues, des mains, des pieds, tuméfaction d'une joue.)

En même temps que les joues sont ardentes, sensation non douloureuse qui monte et descend dans le corps.

Insomnie. (A partir de ce symptôme commencent les effets secondaires.) (Observ. entre la cinquième et la sixième et aussi entre la neuvième et la dixième heure.)

Veilles après minuit.

Rêves remplis d'embarras.

Inquiétudes de ses affaires (observ. après quelques heures).

Diligence inquiète.

(Penchant à s'effrayer.)

(Constipation comme par une grande chaleur dans le ventre.)

Tous les sens sont plus subtils.

Ophtalmie.

Contentement de l'esprit (observ. entre la huitième et la vingt quatrième heure).

Plaisanteries.

Esprit joyeux, badin, extrêmement porté pour la moindre cause à une colère de peu de durée.

Observations d' autres auteurs

Browne, in Murray’s appar. Med., I, p. 703.

Ténesme.

Ardeur à l'anus.

Fordyce, apud eumden. Ibid., 704. (Employé à l'intérieur et à l’extérieur.)

Blennorrhée de l'urètre.

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Causticum
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S.

Causticum - Acris tinctura
(Esprit-de-vin digéré avec de la potasse caustique et, de peur qu' il n' y ait excès de potasse, teinture saturée d'acide acétique)

(Quel est le principe caustique à trouver dans la chaux vive et les caustiques alcalins, on ne le sait pas encore ; il existe cependant, et ne dépend pas de la base alcaline, cela ressort des puissants effets de la teinture âcre (saturée par un acide).

L'action se prolonge jusqu'à vingt et vingt-deux heures.

Angoisse extrême (je l'ai vue durer plus de douze heures).

(Vertige).

Tremblement.

Tremblement des mains.

Humeur querelleuse (observ. après un quart d'heure ou une demi-heure).

Esprit de résistance.

Douleurs arthritiques dans tous les membres.

Douleur de même nature dans la mâchoire inférieure.( J'ai vu ces deux symptômes commencer après une demi-heure).

Douleur déchirante-lancinante dans l'oreille avec bourdonnement, ( comme par un vent orageux).

Faiblesse paralytique dans les membres (observ. à la troisième heure).

Chute syncopale des forces.

Convulsions des membres (étaient-ce plutôt des mouvements consistant en une seule secousse ? je reste dans le doute).

Pandiculations (observ. à la sixième heure).

Froid extrême des pieds.

Bâillement.

Éruption de flatuosités par haut et par bas.

Froid fébrile pendant une heure et alors chaleur au front.

Céphalalgie pulsative, pulsations très douloureuses des artères dans le cerveau.

Forte sueur.

Prurit à la peau.

Éruption à la peau.

Saveur des aliments diminuée.

Pression au scrobicule.

Cardialgie.

(Enrouement).

Asthme convulsif.

Douleur des yeux.

Ventre libre.

Insomnies (je ne sais pas bien si quelques-uns des derniers symptômes doivent être mis au nombre des reliquats).

 

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Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Chamomilla (Matricaria chamomilla l.)
(Suc de la plante entière épaissi au soleil)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Chamomilla (Matricaria chamomilla l.)
(Suc de la plante entière épaissi au soleil)

Dans le cours de son action, elle procède par paroxysmes de quelques heures comprenant des effets des deux ordres ; ces paroxysmes sont séparés par des intervalles exempts de symptômes, et des rémissions, de telle sorte cependant que, dans les premiers paroxysmes, les effets primitifs dominent, et dans les derniers les effets secondaires.

L'action persiste au plus pendant vingt-huit heures.

Bâillement fréquent, incomplet (observ. après un quart d'heure).

Refroidissement, le plus souvent avec frisson courant du dos à l’ abdomen (observ. à la première et la quatrième heure).

Frisson de parties isolées à la face (observ. après une demi-heure) aux bras (observ. à la deuxième heure) avec et sans refroidissement extérieur.

Frisson de parties isolées qui cependant ne sont pas froides, avec somnolence (observ. après deux heures et demie).

Froid des mains, sueur froide à la paume des mains, la chaleur du reste du corps est normale (observ. à la deuxième heure).

Horripilation à l'air froid (observ. à la deuxième heure).

Frisson et amblyopie.

Frisson en se découvrant.

Accès de syncope plus ou moins répétés (observ. dans la première demi-heure, à la troisième, quatrième et cinquième heure).

Lassitude et faiblesse extrême avoisinant la syncope (observ. à la quatrième heure).

Lassitude surtout des pieds (observ. à la dixième heure).

Faiblesse plus grande pendant le repos que pendant le mouvement, en se remuant il se sent assez de force.

Il fuit le travail.

Vertige surtout en parlant (observ. à la seizième heure). (Vertige en se penchant en avant.)

Courts accès de vertige syncopal. (Par l'odeur des fleurs et l'usage interne de l'extrait observ. après un quart d'heure.)

Vertige allant jusqu'à la syncope.

(Vertige le matin.)

Hébétude avec vertige.

Envie de dormir le jour et lassitude.

Hébétude sans hilarité, avec envie de dormir, sans cependant dormir.

Coma vigil, ou plutôt impuissance d'ouvrir les yeux, expiration accélérée, assoupissement sans sommeil, et céphalalgie frontale déchirante avec envie de vomir (observ. après une demi-heure).

Faiblesse de l'intelligence, diminution de la force de perception (observ. plus souvent de la quatrième à la sixième heure).

Fatigue après une légère méditation.

(Somnolence extrême.) (Observ. après trois quarts d'heure jusqu'à une heure et demie.)

Somnolence (pendant le jour) s'il s'assied, lorsqu'il est couché insomnie complète.

Faiblesse de la perception et de l'intelligence causée par une sorte de surdité ou par des insomnies complètes (observ. avant la deuxième heure).

Inattention, il est plongé, dans ses pensées. (Distraction.)

Ses pensées, ses idées l'abandonnent.

Sensation de cécité latérale quand les yeux sont fixés sur un corps blanc.

Il balbutie et se trompe de mots en parlant (observ. vers la quatrième heure).

Hallucination, il s'imagine entendre la voix de gens absents.

Insomnie accompagnée d'accès d'angoisse et de visions nettes et précises se présentant à l'imagination (observ. pendant les quatre premières heures).

Bavardage délirant sur des obstacles variés à surmonter.

Convulsions isolées au commencement du sommeil.

Convulsions dans les membres, dans les paupières.

Fièvre soporeuse (matinale) avec vulsions isolées des membres, de la tête.

Frayeur tremblante.

Anxiété tremblante avec palpitation (observ. à la première heure).

Congestion du sang au cœur (aussitôt après l'ingestion de la camomille).

Angoisse insupportable, jactation, agitation furieuse comme dans l'agonie, avec des douleurs déchirantes de l’ abdomen (observ. plus souvent pendant la deuxième heure).

Ensuite émoussement des sens, puis céphalalgie atroce.

Anxiété hypocondriaque.

Pupilles plus contractées (le plus souvent pendant les quatre premières heures).

Oppression du cœur avec chaleur, lamentation et sueur énorme.

L’enfant ne peut reposer que lorsqu'on le porte.

L’enfant refuse de se tenir sur ses pieds et de marcher, il pleure misérablement (observ. à la quatrième heure).

Envie de pleurer.

Gémissements pour une offense légère, ou même imaginaire, ou datant déjà de longtemps (observ. aussi à la deuxième heure).

Cris pitoyables parce qu'on lui refuse ce qu'il demande (observ. à la troisième heure).

Inquiétude larmoyante, il demande avec instance diverses choses et lorsqu'on les lui offre il les dédaigne ou les repousse (observ. à la quatrième heure par l'odeur des fleurs).

Mauvaise humeur durant pendant deux heures.

Esprit porté à la colère, aux contestation, aux querelles (je l'ai vu à la deuxième heure.)

Mauvaise humeur, propension aux querelles (observ. quelquefois à la douzième heure).

Il soupçonne qu'on a voulu l'offenser.

Mauvaise humeur, tout ce que font les autres lui déplait, aucune de leurs actions ne lui est agréable.

Il ne peut souffrir qu'on lui parle, qu’on le contredise, surtout après le sommeil ; les pupilles sont difficilement dilatables et contractiles (observ. à la dixième heure).

Sensation de défaillance à la région du cœur.

Défaillance au cœur avec envie de vomir.

Nausée et vomiturition comme à l'approche d'une syncope.

Nausée et vomiturition le matin.

Sorte de syncope, défaillance du cœur avec envie de vomir, les pieds sont tout à coup comme paralysés, engourdissement des membres.

Raideur et engourdissement des bras lorsque la main saisit quelque chose.

Raideur et engourdissement paralytique des mains qui sont froides avec obnubilation de Ia tête et sensibilité extrême à l'air comme à l’approche d'un refroidissement.

La nuit, faiblesse paralytique d'un pied, la force y fait défaut, il ne peut se tenir dessus et s'il se dresse il tombe, en même temps douleur constrictive de la cuisse et douleur sourde de la plante du pied.

Douleur dans le périoste des membres avec faiblesse paralytique.

Douleurs bâtardes constrictives paralytiques s'étendant de l'os sacrum jusque dans les cuisses (observ. pendant la première heure).

Douleur simple de tous les membres surtout pendant le mouvement, avec faiblesse des membres sans qu'il y ait cependant une véritable sensation de lassitude.

Sensation dans les jambes comme si elles allaient s'engourdir.

Douleur constrictive paralytique dans le coude et les mains.

Engourdissement des pieds et des mains comme par suite de congélation (Observ. à la cinquième heure).

Douleur déchirante avec fourmillement dans les os du bras jusqu'aux doigts, et sensation d'engourdissement comme si le bras avait perdu ia sensibilité tactile.

Douleur dans le pouce et l'indicateur semblable à celle qui résulte d'une distorsion, d'un travail excessif ou d'une fracture, sensible surtout en les remuant et accompagnée de faiblesse paralytique.

Douleur constrictive dans le carpe.

Douleur constrictive déchirante dans le genou, s'étendant jusqu'aux malléoles.

Douleur constrictive dans les mains, les épaules, la poitrine, comme par un refroidissement (observ. à la cinquième et dixième heure).

Douleur constrictive dans le dos pendant une heure (observ. après la première heure).

Douleur tensive déchirante dans le dos.

Douleur pongitive dans le dos.

Douleur déchirante dans les cuisses et les jambes.

Contraction spasmodique des doigts du pied, pendant qu'il existe une douleur déchirante dans les membres.

Douleur déchirante au voisinage de la clavicule et du cou (observ. à la deuxième heure).

Accès de douleurs déchirantes le soir.

Douleurs constrictives déchirantes, élancements uniques et rares dans les tendons ou dans la continuité des os des membres.

Douleur déchirante des pieds, on ne peut les tenir couverts dans le lit.

Douleur déchirante dans les oreilles.

(Douleur déchirante dans l’auricule droite.)

Élancements isolés dans l'oreille. surtout en se penchant en avant, avec disposition de l'esprit à se fâcher des moindres choses.

Pression obtuse dans l'oreille interne, en se baissant, comme à la suite d'un coup.

Sensation d'obturation et bruit dans les oreilles comme si un oiseau y grattait et y fouillait avec ses pattes.

Bruit dans l'oreille semblable à celui d'une chute d'eau.

Tintements!s d'oreilles (observ. à la deuxième, troisième, quatrième heure).

Élancements isolés dans la mâchoire, s'étendant jusqu'à l'oreille interne.

Douleur déchirante dans la mâchoire, s'étendant vers l'oreille avec tuméfaction de la joue.

Odontalgie constrictive dans la mâchoire inférieure, en avant (observ. après un demi-heure).

Douleur de dents, avec salivation, se faisant sentir çà et là et surtout vers les yeux, rapidement exaspérée au contact de l'eau froide.

Douleur déchirante et lancinante des dents le soir, le contact du doigt mouillé d'eau froide l'apaise quelque peu (observ. à la neuvième et dixième heure).

Après avoir bu et mangé, surtout des substances chaudes (et même froides), l'odontalgie éclate, soit de suite, soit après une minute.

Odontalgie qui sévit après avoir bu chaud, surtout du café.

Odontalgie après avoir bu et mangé, quoique les aliments et les boissons ne fussent que tièdes (observ. parmi les reliquats).

Douleur constrictive des dents après le boire ou le manger.

Douleur des dents provoquée par l'approche d'un corps chaud.

Douleur constrictive dans les dents, le siège en est incertain, elle disparaît en mangeant, elle s'aggrave surtout la nuit, les dents paraissent allongées.

Les dents vacillent.

Douleur des dents avec tuméfaction de la joue.

Fourmillement dans les dents de la mâchoire supérieure.

Odontalgie déchirante.

Tuméfaction de la gencive.

Douleur constrictive dans le palais vers le gosier.

Douleur déchirante dans le front revenant par accès.

Hémicrânie constrictive déchirante (observ. à la troisième et quatrième heure).

Hémicrânie déchirante dans l'une des deux tempes.

Douleur lancinante déchirante dans le front se portant vers la poitrine.

Douleur lancinante déchirante de la tête pénétrant par les tempes.

Élancements isolés dans la moitié droite du crâne et dans l'une ou l'autre moitié du cerveau (observ. à la onzième heure).

Élancements isolés dans le cerveau.

Hémicrânie lancinante comme après un refroidissement.

Douleur pongitive dans la tête.

Douleur pongitive de la tête comme si les yeux allaient tomber.

Hémicrânie passagèrement pulsative.

Céphalalgie pulsative (observ. après quatorze heures).

Quelques pulsations dans la tête (Observ. pendant le premier quart-d’ heure).

Pesanteur de tête.

Céphalalgie gravative et contusive (observ. à la troisième heure).

Bruit de crépitation dans la moitié gauche du crâne.

Élancements dans les yeux.

Sécheresse extrême du bord des paupières supérieures et inférieures.

La sécrétion des glandes de Meibomius est suspendue (observ. à la première heure).

Coin de l’œil purulent le matin.

Oeil gonflé le matin, collé par du pus.

Douleur pressive dans les yeux, les yeux sont enflammés et purulents le matin.

Les paupières sont agglutinées après le sommeil.

Froid glacial des joues, des mains et des pieds, avec chaleur ardente du front, du cou et de la poitrine ; celle-ci envahissant ensuite la joue droite qui rougit, les pieds et les mains reviennent à une chaleur normale ; les pupilles, contractées, ne sont pas dilatables ; alors survient un sommeil stertoreux (observ. entre la première et la troisième heure).

Froid de tout le corps avec chaleur de la face qui semble sortir par les yeux.

Extrémités froides avec, chaleur ardente de la face, chaleur ardente dans les yeux et haleine brûlante (observ. à la cinquième heure).

Sensation comme si la chaleur et le feu sortaient par les yeux.

Scintillation dans la vue.

Chaleur et sueur de la face après avoir bu et mangé.

Le soir, ardeur dans les joues accompagnée d'accès passagers de frisson.

Rougeur de l'une ou l'autre joue, revenant par accès, sans frisson ni chaleur interne (observ. à la quatorzième heure).

Frisson de la partie postérieure du corps, des bras, des cuisses, du dos, revenant par accès, sans refroidissement extérieur, et bien plus accompagné d'une sensation de chaleur interne sèche, et de chaleur à l'extérieur, surtout au front et à la face.

Sueurs fréquentes et passagères de la face et de la paume des mains (observ. à la sixième heure),

Sueur de la face, du cou, des mains.

Gémissements involontaires avec chaleur de la face.

Gémissements isolés en dormant, avec sueur chaude et visqueuse du front.

Sueur en dormant, surtout à la tête.

Ardeur des pieds avec prurit, comme il arrive habituellement dans la congélation (observ. à la troisième heure, et cependant je doute s'il ne faut pas le ranger parmi les effets secondaires).

Chaleur interne en même temps que frisson.

Chaleur externe en même temps que frisson.

Sensation de chaleur externe sans que la peau soit chaude (observ. à la première heure).

Sensation de chaleur, sans chaleur externe et sans soif.

Insomnie la nuit, assis sur son lit il parle et délire.

Sensation de sécheresse de la langue avec soif d'eau pure, anorexie, chaleur passagère, sueur de la face et battement de cœur, suivie de faim canine.

Soif le soir et réveil la nuit avec douleur.

Soif inextinguible, sécheresse de la langue (observ. à la cinquième heure).

Une sensation de chaleur externe lui fait rejeter ses couvertures.

Sommeil plein de rêves fantastiques.

Rêves aussi nets que si l'action se passait pendant la veille.

Vagissement pendant le sommeil.

Lamentations en dormant.

Sursauts, agitation, lamentations, loquacité pendant le sommeil (observ. à la sixième heure).

La nuit, il s'agite dans son lit obsédé de visions.

Douleur de l'os sacrum, surtout la nuit.

Ronflement pendant le sommeil.

Inspiration ronflante pendant le sommeil plus rapide que l'expiration ; la bouche est quelque peu ouverte et le front est couvert d'une sueur chaude et visqueuse (observ. à la troisième heure).

Anxiété extrême dans le lit, elle cesse s'il le quitte ; les pupilles sont très rapidement mobiles.

Rhagade au milieu de la lèvre inférieure (observ. de la troisième à la douzième heure).

Ulcérations croûteuses aux bords des lèvres (observ. de la deuxième à la quatrième heure).

Sensation mordicante fortement prononcée à la base de la langue et au voile du palais (observ. à la première heure).

Vésicules sur la langue et au-dessous, elles causent une douleur pongitive lancinante.

Quelques pulsations dans le Pharynx (observ. après un quart d heure).

Douleur simple de la gorge augmentée par le mouvement de cette partie et du cou, et par la déglutition.

Angine parotidienne.

Salivation (Observ. à la quatrième et la sixième heure)

Enduit muqueux des dents.

Goût putride des crachats.

Goût acide dans la bouche (observ. à la troisième et dix-huitième heure).

Goût acide du pain.

Anorexie.

Dégoût pour le café.

Abolition du goût et de l'appétit ; les aliments refusent en quelque sorte de descendre.

Nul désir des aliments, rien ne semble bon.

Anorexie comme par dégoût des aliments, quoique le goût ne soit pas perverti.

Le soir les aliments paraissent remonter et s'arrêter à la fossette du cou, avec sensation de plénitude, nausées, vomituritions et renvois.

Vertige après avoir mangé.

Après le repas pression dans les hypocondres et l'estomac.

Satiété et plénitude d'estomac, après le repas, même jusqu'au lendemain, vomituritions.

Après le repas le ventre se gonfle.

Nausées et vomituritions avec afflux de salive dans la bouche.

Nausées après le repas.

(Vomissements sans renvois précurseurs.)

Régurgitation des aliments (observ. à la cinquième heure).

Après le repas, plénitude, angoisse et douleur déchirante du dos se propageant vers le ventre.

Angoisse de la poitrine avec sensation de pression comme si des vents débordaient dans l'épigastre ; en même temps douleur d'estomac comme au commencement du soda, ensuite ardeur dans l'épine du dos.

Débordement de vents dans les hypocondres (observ. quelquefois parmi les reliquats).

Colique flatulente (observ. à la première heure et quelques heures après).

Douleur pressive dans l'estomac semblable à celle que produirait la chute d'une pierre.

Douleur pressive de l'estomac et des hypocondres avec gêne de la respiration, surtout après avoir bu du café (observ. à la première heure).

Gargouillement dans le côté jusque dans le ventre.

Colique revenant par intervalles.

Des vents s'accumulent dans les hypocondres, et des élancements traversent la poitrine (observ. aux environs de la huitième heure).

Douleur constrictive dans le ventre.

Tranchées tenaillantes, déchirantes à l'ombilic et au-dessous de chaque côté avec douleur d'écrasement au sacrum (observ. à la première heure et quelques heures après).

Douleur déchirante continuelle dans un côté du ventre, comme concentrée dans une boule.

Douleurs de tranchées dans le ventre, semblables à celles que causent les selles dans la constipation.

Gêne dans le ventre comme par la constipation (observ. à la quatrième heure).

Angoisse comme lorsqu'on doit aller à la selle.

Constipation qui provient de l'inertie du rectum, de sorte que les excréments ne peuvent être expulsés que par l'effort des muscles abdominaux (observ. à la quatrième heure).

Le ventre est dur, tuméfié.

Diarrhée aqueuse avec (et sans) tranchées déchirantes.

Excréments couverts et même pénétrés de mucus dans leurs interstices.

Diarrhée tout à fait blanche et muqueuse avec coliques (observ. de la première à la troisième heure. Ces trois derniers symptômes paraissent appartenir aux effets secondaires).

Proctalgie lancinante après chaque selle.

Pression sur l'anneau inguinal, comme si par la faiblesse momentanée de cette partie, une hernie allait se former (observ. avant la quatrième heure).

Pression sur l'utérus, semblable aux douleurs de l'accouchement, avec très fréquente envie d'uriner.

Suppression des règles avec tuméfaction et pression anxieuse du scrobicule, tuméfaction du ventre, douleur comme pour accoucher, et oedème de la peau.

Blennorragie jaune, âcre de la vulve.

Prurit du scrotum (observ. à la sixième heure).

Gonflement d'hémorroïdes borgnes (observ. à la douzième heure).

Hémorrhoïde borgne.

Douleur lancinante au col de la vessie en dehors de la miction.

Ardeur au col de la vessie en urinant.

Angoisse pendant l'émission de l'urine sans qu'il y ait d'obstacle mécanique.

Angoisse avec envie inutile d'uriner sans que l'urine soit abondante.

Miction involontaire (observ. à la troisième et quatrième heure. Est-ce un effet secondaire ?)

Obstruction des narines comme par l'enchifrènement (observ. à la première heure).

Coryza durant de cinq à huit heures (observ. à la deuxième heure).

Ardeur dans la gorge.

Douleur ardente au sternum jusqu'à la bouche.

Sifflement dans les bronches en respirant.

Enrouement causé par un mucus visqueux occupant la partie supérieure du larynx, et qu'on ne peut arracher que par une expulsion violente (observ. à la huitième heure).

Enrouement catarrhal de la trachée-artère, et sécheresse des paupières (observ. dans les huit premières heures).

Enrouement, toux, causés par du mucus qui bouillonne à la partie supérieure de la trachée, avec douleur à la place d'où la toux a détaché le mucus (observ. à la deuxième heure).

Toux sèche quatre ou cinq fois par jour.

Toux forte, sèche, pendant le sommeil (observ. à la onzième heure).

Toux sèche causée par un prurit et une titillation continuels dans la partie de la trachée sous-jacente à la fossette du cou (observ. à la quatrième heure).

Dyspnée, sensation de strangulation à la fossette du cou avec excitation continuelle à tousser (observ. pendant le premier quart d'heure).

Constriction de la partie supérieure de la poitrine, douloureuse pendant la toux (observ. à la quatrième heure).

Constriction de la poitrine.

Resserrement de la poitrine.

Douleur constrictive on sensation de tractions répétées en dedans, dans le côté droit de la poitrine (observ. à la douzième et seizième heure).

Douleur pressive au sternum, elle ne gêne pas la respiration, ni la respiration ni le toucher ne l'augmentent (observ. à la douzième heure).

Douleur pressive an sternum, gênant la respiration (observ. à la seizième heure).

Élancements pongitifs dans la poitrine.

Élancements isolés, passagers, dans la poitrine (observ. à la deuxième et quatrième heure).

Élancements par le travers de la poitrine, à chaque respiration.

Élancements se dirigeant du sternum vers le côté droit après chaque expiration (observ. après une heure et demie).

Douleur çà et là composée de prurit et d'élancements, circonscrite dans un petit espace. exaspérée par l'action de se gratter (observ. à la quatrième heure).

Miliaire rouge sur les joues.

Petits érythèmes de la peau, entourés de papules miliaires.

Rigidité universelle, passagère.

Douleur simple de toutes les articulations pendant le mouvement comme si elles étaient raides et se brisaient (observ. à la sixième heure).

Crampe dans les mollets.

Douleur crampoïde tensive dans le mollet pendant le mouvement (observ. à la huitième heure).

Craquements et douleurs des jointures, surtout des membres inférieurs, comme s'ils étaient broyés, la lassitude n'est cependant pas complète (observ. à la huitième heure).

Sensation passagère dans les cuisses, comme si on les avait frappées (observ. après un quart d'heure).

Douleurs des muscles abdominaux, comme par des coups (observ. à la neuvième heure).

La peau devient ulcéreuse, c'est-à-dire disposée à l'ulcération.

La douleur augmente dans l'ulcère, s'il en existe (observ. après les trois premiers quarts d heure).

Douleur vulsive et lancinante dans l'ulcère, s'il en existe.

Douleur ardente et mordante la nuit dans l'ulcère, s'il en existe, avec formication et hyperesthésie au toucher.

Dureté squirreuse des glandes mammaires (observ. après plusieurs heures : à quel ordre d'effets appartiennent ce symptôme et le suivant ? Je ne sais).

Nodosité dure sous le mamelon, douloureuse au toucher, quelquefois des douleurs constrictives, déchirantes, s'y développent spontanément.

Désirs vénériens (observ. après plusieurs heures. Faut-il le rapporter aux effets secondaires ? J'en doute).

Pollutions nocturnes.

Epistaxis.

Hémorrhoïde fluente.

Métrorragie même chez de très vieilles femmes. (Ces trois symptômes paraissent devoir être rapportés aux effets secondaires.)

L'énergie de la vessie est diminuée, le jet de l'urine est faible (observ. après la vingtième heure).

Pensées élevées, sérieuses. esprit posé, juste.

Idées fixes. (Ces deux symptômes paraissent appartenir aux effets secondaires.)

La force de la perception et de l'intelligence revenant, l'assoupissement disparaissant, les pupilles deviennent plus dilatables( le plus souvent à partir de la septième heure).

Pupilles extrêmement mobiles. cependant plus rapidement contractiles (observ. parmi les reliquats).

Douleur comme d'excoriation dans les angles externes des yeux, excoriation des lèvres (je ne l'ai observé que parmi les reliquats le deuxième jour ; je ne sais à quel ordre il faut le rapporter).

Observations d' autres auteurs

Senac, de recondita febrium interm. et rem. Natura, p. 188.

Elle allume une chaleur mordante.

Cullen, arzneimittell., t. II, p. 94.

Déjections alvines.

Vomissement. (Pringle, Monro, Lind, Rosenstein.)

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire
Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

China, Cinchona. L.
Quinquina officinal et royal.
(Teinture de l’écorce pulvérisée).

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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China, Cinchona. L.
Quinquina officinal et royal.
(Teinture de l’écorce pulvérisée).

J’ai observé tout à fait les mêmes effets par l’usage du quinquina royal que par celui du quinquina officinal commun.

L'action persiste au plus pendant vingt heures.

Pâleur.

Refroidissement universel.

Sueur froide par tout le corps (observ. après une demi-heure).

Refroidissement (froid) des mains. des pieds, du nez.

Sueur froide de la face avec soif.

Sueur des cheveux.

Bâillement.

Obturation interne de l'oreille (observ. à la première heure).

Partie supérieure du larynx embarrassée par du mucus qui rend la voix rauque et creuse, le timbre en est discordant et trop élevé (observ. après deux heures).

Accès de suffocation comme si du mucus occupait la partie supérieure du larynx, surtout vers le soir et en s'éveillant (observ. quelquefois après la huitième heure).

Pandiculation.

Envie de dormir le jour.

Éternuement.

Éternuement au début de l'accès fébrile.

Engourdissement (torpeur au premier degré) des membres.

Lassitude.

La tête est hébétée et le corps paresseux comme à la suite de veilles et d'insomnie (observ. à la première heure).

Les idées se suivent lentement.

Langueur de l'esprit et du corps.

Mouches volantes devant les yeux (observ. à la quatrième heure).

Malaise, il ne se porte pas du tout bien.

Face hippocratique, nez effilé, yeux caves cernés, indifférence, insensibilité, dédain des objets extérieurs même de ceux qu'il aimait le plus (observ. vers la première heure).

Pendant le sommeil, l'un des yeux demi-clos, l'autre ouvert, leurs globes sont comme ceux des mourants (observ. vers la deuxième heure).

Une des mains froide, l'autre chaude.

Gémissements rauques, pitoyables (observ. vers la première heure).

Pupilles contractées.

Sensation de froid dans l'estomac.

Malaise et sensation de vacuité dans l'estomac.

Sensibilité exaltée avec pusillanimité et intolérance du bruit.

Impressionnabilité trop vive des sens et hyperesthésie, telles que l'exercice de la vue, de l'olfaction, de l'ouïe et du goût, blesse et irrite l'esprit (observ. quelquefois à la quatrième heure).

Mécontentement, il se croit malheureux et s'imagine que tous les hommes lui font obstacle et le tourmentent (observ. après cinq heures).

Circonspection trop inquiète.

Sollicitude excessive pour les moindres choses (observ. après une heure et demie).

Morosité plaintive.

Mauvaise humeur et soupirs.

Désobéissance.

(Taciturnité opiniâtre, il refuse de répondre.)

Dépit, indignation, colère, exaspération (observ. à la quatrième heure)

Irrésolution avec dépit (observ. après quelques heures).

Jactation furieuse et agitation désespérée.

Renouvellement de douleurs anciennes.

Augmentation de la douleur présente.

Cardialgie pressive tenaillante.

Faim canine avec goût fade dans la bouche.

Après le repas, sensation prolongée de plénitude s'étendant jusqu'au gosier.

Après avoir mangé, sensation d'expansion du ventre comme par plénitude.

Envie de dormir après le repas.

Pression dans l'estomac après le repas.

Inappétence pour les aliments et les boissons.

Inappétence pour les aliments, le goût est intact.

Inappétence pour les aliments. cependant en mangeant l'appétit revient. les aliments ont bon goût (observ. après six heures).

Dégoût des aliments des boissons, du tabac, le goût est agréable et normal (observ, après peu d’heures).

Inappétence pour la bière.

(Goût acide de pain noir) (observ. après trois heures).

Goût salé dans la bouche.

Dégoût souverain des aliments, même les moins désagréables et lorsqu'ils ne sont pas là, avec aversion pour le travail, somnolence continuelle pendant le jour et teinte jaune de la sclérotique (observ. vers la huitième heure).

Vomiturition, vomissement.

Nausées et bouillonnement du sang, qui disparaissent après le repas.

Battements de cœur.

Battements de cœur avec envie de dormir.

Congestion, de sang vers la tête, chaleur du front et froid des membres.

Rougeur des joues, des oreilles.

Chaleur et rougeur de la joue et de l'auricule d'un seul côté ; cette sensation n'est pas encore tout à fait disparue que survient un refroidissement de toute la peau, et ensuite des membres inférieurs (observ. avant la cinquième heure).

Chaleur au visage, et, quelques heures après, frisson, froid, avec refroidissement de tout le corps.

(Sensation de chaleur par tout le corps, les veines sont gonflées, il n'y a pas de chaleur externe sensible, les pieds sont froids.)

Chaleur quelque peu augmentée dans tout le corps, tuméfaction des veines, sans soif, pupilles dilatables (observ. vers la huitième et la vingt-deuxième heure.

Ce symptôme appartient-il aux actions primitives ou secondaires ?)

Le moindre mouvement du corps provoque une sueur à la nuque et au dos.

Faiblesse tremblante des membres et en même temps dilatation des pupilles.

(Reptation dans la peau du front.)

Odontalgie, coryza, yeux larmoyants.

Odontalgie avec vacillation des dents (observ. après la troisième heure).

D'abord sensation de battement dans l'oreille, ensuite tintement prolongé.

Bourdonnement d'oreilles.

Douleurs déchirantes dans l'auricule.

(Bulles aqueuses derrière les oreilles).

Douleur de tête passant d'un point à un autre.

Douleur au front comme par un coryza.

Douleur pressive à la racine du nez, passant dans le côté (observ. à la cinquième heure, après que la chaleur de la joue est passée).

Douleur aux tempes comme par un coryza.

(Douleur de tête comme si le cerveau était blessé, aggravée par le moindre mouvement de la tête ou d'une de ses parties, mais surtout par une attention et une méditation soutenues, et en parlant.)

Douleur de tête pressive lancinante dans le front et la tempe d'un seul côté (observ. à la quatrième heure).

(Fissures des lèvres.)

Tumeur douloureuse dans un côté de la racine de la langue (observ. après la quatrième heure).

(Douleurs lancinantes passagères çà et là dans la parotide.)

Difficulté de la déglutition comme dans l'angine ; douleur, tuméfaction des glandes sous-maxillaires, surtout en avalant.

Tuméfaction du voile du palais et de la luette, sans douleur (observ. après trois heures).

Sifflement des bronches pendant la respiration (observ. après la deuxième heure).

Sifflement stertoreux pendant le sommeil.

Inspiration pénible, difficile, douloureuse, expiration rapide.

Sommeil bruyant, plaintif, des enfants.

Pendant le sommeil, rêves pénibles qui tourmentent, même après le réveil.

Frayeurs, surtout au moment de s'endormir.

Sommeil agité plein de rêves et de vociférations.

Douleur de la trachée et du sternum en toussant.

Colique flatulente (observ. après deux heures).

Tranchées tenaillantes déchirantes (observ. vers une heure et demie).

(Douleurs lancinantes passagères çà et là dans l'estomac et le ventre.)

Tranchées autour de l'ombilic accompagnées de frisson.

Tranchées avec envie d'aller à la selle.

Envie d'aller à la selle avec tranchées.

Diarrhée de matières mal digérées, sorte de lientérie.

Proctalgie pressive (Observ. vers la sixième heure).

Pression dans la vessie après des efforts trop fréquents et presque inutiles pour uriner.

Sensation constrictive dans les testicules.

Glocitation autour du bulbe de l'urètre (observ. après six heures).

Mouvements de la nuque douloureux.

(Douleur pulsative lancinante du dos.)

Engourdissement des membres sur lesquels il est couché.

Engourdissement de l'avant-bras pendant la flexion (en écrivant), avec une douleur pongitive dans les extrémités des doigts.

Douleur comme contusive dans les muscles postérieurs de la cuisse étant assis.

Douleur ostéocope des articulations des côtes pendant l'inspiration, des membres, de l'humérus. de l'épaule, comme par écrasement, développée surtout par le mouvement.

Douleur du dos et du genou, par le plus léger mouvement, comme à la suite de coups (observ. après la troisième heure).

Douleurs intolérables de l'os sacrum, comme par une crampe, un écrasement ou des coups ; le plus léger mouvement arrache instantanément des cris (observ. à la troisième heure).

Étant assis ou couché, douleur (simple ?) des articulations qui ne peuvent rester longtemps en repos et à la même place, comme cela arrive chez les gens épuisés par une longue route, une fatigue excessive ou une perte trop grande de sang ou de semence ; cette douleur force à mouvoir les membres çà et là, tantôt à les plier, tantôt à les étendre.

Craquement des jointures.

Douleur fouillante labourant la plaie (l’ulcère) (observ. à la première heure).

Douleur lancinante pruriante pendant deux heures dans l'ulcère (observ. après quelques heures).

(Les symptômes suivants me paraissent des effets secondaires.)

Amour du travail, de la lecture, de l'écriture, de la méditation, assiduité.

Désirs vénériens.

Désir de choses très variées : il ne sait lesquelles.

Pica.

Foule d'idées (de projets) tournant autour de propositions variées.

Pupilles mobiles plus contractiles que dilatables (observ. vers la vingtième heure).

Observations d'autres auteurs

Morton, Opera, t. II, p. 76, 81.

Sorte de surdité désagréable pendant l'usage du quinquina.

Vomissements.

Lipothymies.

Flux de ventre.

Sueur profuse.

Cleghorn, diseases of minorea , p. 191, 213.

Sommeil troublé.

Anxiété.

Délire.

Prostration des forces.

Sydenham, opera, p. 301.

Rhumatismes.

Douleurs ostéocopes.

Percival essays, vol. 1.

Sensation de pesanteur et d'oppression dans l'estomac.

Quarin. Méthod. Méd. Febr., p. 23.

Nausées.

Anxiété.

Sensation d'un poids dans l'estomac.

Amertume de la bouche.

Augmentation de la chaleur.

Obstruction du ventre.

Selles plus fréquentes noirâtres.

Friborg, diss. De usu cort. Peruv., 1775.

Indigestion.

Vomissement.

Richard, recueil d'observ. De med., t , ii, p. 517.

Hydropisie.

Pleurésie.

Ictère.

Aphonie.

J.-A. Limprecht, Act. N.C. II, observ. 129.

Douleurs indicibles dans le ventre.

A. M. Ettmuller, de usu, et ab. proecipit, ch. III, § 5.

Douleurs tensives.

J. Fr. Bauer, act. N. C.. Iii. Observ. 70.

Coliques atroces, intolérables.

Obstruction du ventre.

Vomissements continuels.

A. Cruger, misc. Nat. Cur., dec. Iii, ann. 3.

Lipothymie.

Abolition du pouls.

Lèvres noires.

Ongles noirs.

Paralysie des pieds.

Douleur scorbutique du ventre.

J. W. Romberg, ibid., dec. III. ann. 9-10. obs. 109.

Hydropisie.

Perte des forces.

Perte d'appétit.

J. F. Catheuser, diss. de fébr. interne, épid. frft. ad., V. 1749.

Vertige.

Obnubilation de la tête.

Amblyopie.

Constriction de la poitrine.

Anxiété à l'épigastre.

Tuméfaction du ventre.

Tuméfaction des membres.

J. E. Stahl, in variis scriptis.

Resserrement à l'épigastre, surtout après le repas.

Chaleur et rougeur passagères à la face.

Pesanteur de tête.

Paresse apathique.

Gonflement par des flatuosités.

Tension opiniâtre dans le ventre causant de l'angoisse.

Symptômes hypocondriaques.

Coliques.

Inflammation dans le ventre.

Apostèmes dans le ventre.

Induration dans le ventre.

Ictère.

Gonflement des pieds.

Ascite.

Anasarque.

Tympanite.

Fièvres ataxiques avec sueur énorme.

Angine.

Cardialgie suffocante.

J. E. Stahl., Obs, clin., p. 144, 171.

Malaises dans les hypocondres.

Lassitude des membres.

Sécheresse de la bouche.

Anxiétés extrêmes.

Fièvres lentes.

Tuméfaction des pieds.

Hydropisies.

Formey, méd. éphem. I. P. 2 (par l'usage interne).

Gonflement érysipélateux de tout le corps.

(Par l'usage du quinquina comme dentifrice) gonflement des gencives et des lèvres.

C.E. Fischer, in Hufelands, journ. de pr. Arzn, IV, p. 657, 653.

Visage gonflé, rouge.

Gonflement douloureux des pieds, urine rare, trouble, à dépôt verdâtre.

Anorexie.

Goût amer.

Flatulence.

Douleur goutteuse dans les articulations des mains et des pieds.

Constipation.

Urine trouble.

Langue couverte d'un enduit jaune.

Couleur jaunâtre de la peau.

Obnubilation de la tête.

De Koker (par une demi-once chez des sujets sains pendant la première heure).

Pouls beaucoup plus lent, plus faible.

Alex. Thomson, Medic. inqui. and., obs. 4. n. 24.

Ictère.

Hydropisie.

Asthme.

Douleurs des pieds, des genoux, des articulations de la tête du fémur comme si on les arrachait ou disséquait, s'exacerbant par accès.

Petits accès de dureté, de gonflement et de douleur du ventre.

Courts paroxysmes de dyspnée suffocante.

Petits accès d'apoplexie et de délire ; les quatre derniers symptômes revenaient par paroxysmes qui duraient cinq à six minutes.

Aphonie après un léger frisson.

Respiration suspendue (pendant une demi-minute).

Respiration accompagnée de sifflement par le nez.

Constriction du ventre et des flancs avec tiraillement des épaules en haut et en bas.

Cou incliné vers un côté.

Flexion des doigts, les bras étant portés en avant. (Ces six symptômes revenaient par paroxysmes qui duraient environ vingt-cinq minutes.)

Faiblesse chronique.

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire
Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Cocculus (l.), coque du levant.
(teinture de la poudre des semences.)
Préparation la plus active.

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Cocculus (l.), coque du levant.
(teinture de la poudre des semences.)
Préparation la plus active.

L'action persiste au moins pendant trente-six heures.

Angoisse soudaine des plus grandes.

Battement de cœur.

Esprit inquiet.

Propension à désespérer.

Désespoir.

Larmes.

Esprit tantôt extrêmement sérieux, tantôt chagrin.

Morosité extrême.

Pensée fixe, inattention d'un homme qui réfléchit profondément.

Idées fixes.

Esprit plongé dans les pensées les plus tristes ; les offenses reçues pèsent fortement sur le cœur.

Sérieux et peu soucieux de sa propre santé, il s'inquiète scrupuleusement de celle des autres (observ. après six heures).

Il attache une grande importance aux méfaits, aux médisances, et aux moindres mensonges des autres, et les supporte avec peine (après six heures).

Aucun amour pour le travail.

Il n'a de goût pour rien ; indifférence.

Il ne supporte ni les interpellations, ni le bruit.

Force vitale languissante.

Faiblesse extrême.

Désir de se coucher.

Membres comme paralytiques.

Immobilité paralytique des membres avec douleurs constrictives comme dans les os.

Immobilité paralytique des pieds (observ. après vingt-quatre heures).

Accès de faiblesse paralytique avec douleur du dos.

Hémiplégie du côté gauche.

Vertige pendant six heures.

Mouches amaurotiques devant les yeux.

Faiblesse de la vue.

Trouble de l'esprit.

Stupeur de l'intelligence. avec sueur froide du front et des mains et horreur pour les boissons et les aliments.

Obnubilation de la tête, augmentée surtout par les boissons et les aliments.

Sensation de refroidissement, sans refroidissement, dans le bras (observ. après quatre heures).

Refroidissement universel sans frisson, mains livides (dans la première heure).

Froid dans le dos comme si on appliquait çà et là de la glace, que n'enlève pas la chaleur du foyer.

Frissons le soir dans le dos.

Une main est froide et l'autre chaude, alternativement (observ. dans le premier quart-d’ heure).

Engourdissement alternatif des mains.

Engourdissement alternatif, par accès, et passager des pieds et des mains,

Crépitation, craquement des articulations.

Rigidité douloureuse des jointures (observ. après huit heures).

Les mains alternativement humectées de sueur froide.

(Sueur), moiteur froide des pieds.

Chaleur et froid alternatifs du corps (observ. après quelques heures).

Sueur, moiteur générale faible, au moindre mouvement du corps (observ. déjà à la première heure).

Ardeur dans les joues, les pieds sont très froids (observ. à la quatrième heure).

Chaleur au front.

Il ne supporte ni l'air chaud, ni l'air froid (au delà et en deçà de 75 degrés Fahrenheit).

Les symptômes, surtout les douleurs de tête, sont aussitôt extrêmement exagérés par l'air chaud.

La fréquence du pouls reste la même, mais il est très petit et dur.

Tremblement dans le dos.

Tremblement dans tous les membres.

Propension à la frayeur, avec tremblement (observ. à la première et sixième heure).

Tremblement convulsif de la tête.

Convulsions du bras, avec inflexion du pouce dans la main.

Assoupissement.

Coma vigil invincible.

Angoisse terrible, semblable à un rêve ; qui empêche de s'endormir.

Réveil fréquent.

Douleur constrictive de l'estomac empêchant le sommeil.

Sommeil interrompu par de fréquentes frayeurs et des insomnies

(En dormant il se couche sur le ventre.)

Respiration et surtout inspiration sifflante, stertoreuse, avec suffocation imminente, alternativement très longue et très courte et parfois cessant entièrement, avec gonflement apoplectique de la face.

Pression au scrobicule entravant la respiration (observ. vers la première heure).

Constriction à l'épigastre entravant la respiration.

Constriction tensive du côté droit de la poitrine qui gêne la respiration (observ. après une demi-heure).

Constriction de la poitrine, surtout dans la partie supérieure du sternum, interceptant la respiration (observ. à la quatrième heure).

Bâillement violent.

Bâillement violent, avec craquement dans la trompe d'Eustache vers le tympan.

(Douleur dans les yeux comme par la pression et l'irritation causée par un grain de sable.)

Douleur déchirante, arrachante dans les yeux.

Sécheresse des paupières (je ne l'ai observée que parmi les reliquats).

Douleur de tête comme si le cerveau était serré par un lien.

Douleur pongitive dans les tempes.

Douleur de tête composée de constriction, d'ardeur, de déchirement, de fouillement, de térébration (presque toutes les douleurs de tête produites par le cocculus paraissent être plutôt externes qu'internes).

(Accès fréquents, durant quelques minutes, de douleur de tête, occupant un petit espace dans la protubérance gauche du front ; c'est d'abord une douleur cruelle, pulsative, lancinante, et ensuite un fourmillement s'étendant vers la protubérance droite et y expirant.)

Douleur déchirante, brisante dans la mâchoire inférieure.

Allongement, vacillement d'une dent cariée, gonflement des gencives (observ. après douze heures).

Paralysie du pharynx, dysphagie oesophagienne.

Douleur du pharynx, avec sensation en avalant, de gonflement douloureux à la base de la langue.

Ardeur au voile du palais.

Gonflement de la parotide.

Sécheresse de la gorge.

Saveur cuivreuse dans la bouche.

Goût dans la bouche comme à la suite d'un long jeûne.

Dégoût des aliments et des boissons.

Renvois.

A la suite d’un refroidissement, vomiturition légère provoquant un afflux abondant de salive.

Vomituritions fréquentes (observ. après plusieurs heures).

Douleur pressive à l'estomac, au scrobicule, dans les hypocondres, quelques heures après le repas, ou la nuit au lit.

Sensation dans l'estomac comme à la suite d'un long jeûne.

Cardialgie violente (rongeante).

Douleur constrictive de l'estomac.

Pression dans la partie supérieure du ventre.

Vomiturition accompagnée de céphalalgie et de douleur dans les intestins, comme à la suite d'écrasement, de contusion (observ. dans la première demi-heure).

Douleur tractive, (constrictive) dans les intestins.

Tranchées déchirantes (les douleurs intestinales sont presque toutes concentrées vers les vertèbres lombaires).

Ardeur dans le ventre.

Diarrhée, selles molles (observ. après une demi-heure).

Déjections petites, fréquentes (observ. après plusieurs heures).

Urine aqueuse (observ. après deux heures et demie).

Leucorrhée.

Élancements au sommet du prépuce.

Prurit au scrotum.

Propension à la formation d'une hernie (observ. à la huitième heure).

Douleur lancinante pongitive dans l'un ou l'autre testicule.

Douleurs constrictives dans les testicules.

Éternuement.

Coryza violent pendant quatre jours.

Mucus tenace occupant la partie supérieure du larynx, forçant à cracher.

Irritation, qui fait tousser. à la partie supérieure du larynx.

Chaleur, rougeur de la face avec soif.

Appétence des boissons froides, surtout de bière (observ. déjà à la sixième heure après une très petite dose).

Élancement dans la joue à l'extérieur, dans la peau et dans les muscles.

Pesanteur dans Ia nuque, dans les épaules (observ. après vingt-quatre heures).

Au-dessous de la dernière côte vraie, du côté droit, douleur horriblement pressive, énorme, aggravée en s'inclinant, par la toux et la respiration, mais non par le toucher.

Douleur pressive dans la partie moyenne du sternum, avec angoisse, ensuite douleur lancinante dans le sternum (observ. à la troisième heure).

Élancement dans le côté droit (observ. à la première heure).

Élancement dans le côté gauche (observ. à la troisième heure).

Douleur des membres par le mouvement, comme s'ils étaient brisés.

Muscles des membres douloureux au toucher (observ. après vingt quatre heures).

Douleur constrictive dans les membres, du côté gauche.

Douleur interne des membres qui s'exaspère par le toucher (observ. après vingt-quatre heures).

Douleurs déchirantes dans le dos.

Douleurs fouillantes dans le dos.

Douleurs constrictives dans le dos.

Douleurs déchirantes dans les pieds.

Douleurs fouillantes dans les pieds.

Douleurs constrictives dans les pieds.

Douleur déchirante, fouillante, constrictive dans les doigts des mains.

Douleur rongeante dans les doigts des pieds (observ. à la troisième heure).

Pendant le repos élancements isolés dans les muscles et l'articulation de l’épaule (observ. à la première heure).

Douleur pulsative fourmillante sous l'aisselle droite, et ardeur qui de là se dirige vers les doigts (observ. à la première heure).

Élancements dans le genou.

Douleur tensive dans les mollets pendant le mouvement (observ. après dix heures).

Élancements dans les épaules de la droite à la gauche.

Douleur dans le radius en remuant et par le toucher, comme à la suite d'une torsion.

Dans l'articulation de l'épaule, dans le coude et dans le corps de l'humérus, douleur composée de brisure, de déchirement et d'élancements; intolérable pendant le repos elle s'accompagne de sensation de pesanteur et d'une crainte de remuer le bras, et cependant le mouvement l'adoucit (observ. à la cinquième heure).

Gonflement des pieds, le soir.

Chaleur, gonflement des pieds, prurit incessant, rongeant.

Douleur aiguë, dans l'articulation du pied en remuant, comme à la suite d'une entorse.

Prurit dans les articulations des pieds.

Pustules tuberculeuses, dures, ne renfermant aucun liquide, entourées d'une auréole rouge, causant pendant tout le jour un prurit ardent et douloureux aux membres, au métacarpe et sur le dos des phalanges des doigts.

S'il existe des tumeurs glanduleuses dures, elle y excite des douleurs déchirantes.

Douleurs lancinantes et chaleur dans les gonflements glandulaires, froids, s'il en existe, surtout au toucher (observ. à la première heure).

Tous les symptômes et surtout les douleurs de tête sont augmentés en buvant, en mangeant, en dormant, en parlant.

Les symptômes s'aggravent surtout en fumant.

Le café aggrave les symptômes.

(Les huit symptômes suivants paraissent devoir être rapportés aux effets secondaires).

Esprit content, gai, gracieux, plaisanteries piquantes (observ. quelquefois par une très faible dose, dès la sixième heure).

Propension irrésistible à fredonner, sorte de délire.

Orgasme des parties génitales, désirs vénériens.

(Ménorragie.)

Hyperesthésie (observ. après vingt-quatre heures).

Irritabilité, il prend facilement tout en mauvaise part (observ. après vingt-quatre heures).

Chaleur.

Sueur.

Incarcération de flatuosités (parmi les reliquats).

Constipation de plusieurs jours (parmi les reliquats).

Observations d'autres auteurs

Amatus Lusitanus, cent. 4, curat. 79 (par 4 grains chez un adulte).

Nausées.

Hoquet.

Angoisses, agonie (ces symptômes se sont déclarés de suite).

John-Hill, history of the mat. med. p, 504

Nausée, syncope.

Rump, Ainboin, t. V, p. 55.

Hémorragie.

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Copaïva Balsamum (L.) Copahu.
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S.


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Copaïva Balsamum (L.) Copahu.
(solution du baume dans l'esprit-de-vin.)

Envie continuelle d'uriner.

Urine émise en petite quantité et goutte à goutte.

Ardeur dans l'urètre en urinant.

Douleur pulsative de l'urètre en dehors de la miction, l'orifice de l'urètre est ouvert, gonflé, enflammé.

Douleur à l'orifice de l'urètre comme par une plaie.

Blennorragie purulente.

Fièvre revenant pendant quelques jours, après du froid et du refroidissement le matin, chaleur générale l'après-midi avec désir de boire de l'eau.

Diarrhée de matières blanches, surtout le matin pendant le froid, avec des douleurs déchirantes du ventre qui forcent à plier le tronc avant et pendant les selles.

Diarrhée involontaire.

Hémorragie utérine.

Douleur du dos, du pied en le remuant, pendant le froid fébrile.

Avant les tranchées déchirantes, douleur constrictive dans le corps du fémur.

Observations d'autres auteurs

FR. Wilh-Hoppe., in Valentini, Hist. simpl., p. 617.

Agitation du sang, fièvre.

Hémorragies.

Céphalalgie.

Douleurs et ardeurs de ventre.

Battements de cœur.

Hémoptysie.

Pissement de sang.

Murray, apparat. medicum. IV, p. 61. (Par une trop forte close.)

Il relâche le ventre.

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Cuprum Vitriolatum, Sulfate de Cuivre
(Solution dans l'eau.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Cuprum Vitriolatum, Sulfate de Cuivre
(Solution dans l'eau.)

Action : Je n'ai pu encore expérimenté sa durée, mais il me parait vraisemblable qu'elle persiste peu de temps.

Ennui durant un quart-d' heure.

Nausée durant un quart-d' heure (ces deux symptômes paraissent aussitôt après l'ingestion du médicament).

Pression au scrobicule (observ. après un quart-d' heure).

Nausée, vomiturition.

Vomissement violent revenant de temps à autre.

Bouche très pâteuse le matin.

Sensation fouillante au vertex, obtuse comme dans le narcotisme, mêlée à un sentiment de pression de haut en bas, sur le vertex et à quelque stupeur (observ. après un quart-d' heure).

Sensation de dépression au vertex (observ. après une heure).

Angoisse.

Saveur douceâtre dans la bouche.

Les hypocondres sont le siège d'une douleur déchirante en respirant, ils sont très douloureux au toucher comme à la suite d'une contusion.

(Les symptômes suivants constituent un paroxysme d'extase qui ne survient d'ordinaire qu'après plusieurs heures et se renouvelle ensuite. Ces paroxysmes durent une demi-heure, une heure chaque, et sont séparés par des intervalles plus ou moins longs.)

Battement de cœur.

Vertige.

Hémoptysie.

Constriction seulement de la poitrine.

Toux.

Respiration suspendue, presque abolie pendant la toux.

(La série suivante de symptômes constitue un paroxysme d'extase qui se reproduit d'ordinaire après quelque temps.)

Douleur pressive de la poitrine.

Lassitude.

Yeux vacillants.

Paupières aussitôt closes et vibrantes.

Perte de tous les sens.

Respiration très précipitée, gémissante.

Jactation.

Pieds froids.

Hoquets.

La mémoire revient un peu plus tôt que le pouvoir d'écarter les paupières et de parler.

Petite toux qui arrête la respiration (après le retour de la mémoire).

Toux (provoquée le matin par deux doses données la veille), incessante pendant une demi-heure, une heure, deux heures (elle ne revient plus pendant le jour).

Observations d'autres auteurs

Cosmier, Wahrnern, méd., chirur., altern III, p, 308.

Douleurs atroces d'estomac.

Convulsions des extrémités.

Cris semblables à ceux des grenouilles.

Délire timide, effort pour fuir (ces quatre symptômes revenant par accès subits et imprévus).

Yeux proéminents, brillants.

Coliques.

Faiblesse d'estomac.

Douleurs entre les épaules, en fléchissant le coude, le genou.

Lazerme, de morbis capitis, p. 252 (pour avoir avalé un denier).

Accès épileptique revenant à courts intervalles.

Phundel, in Hufeland's journ. d. pr. Arzn., t II. p. 274 (par deux grains de cuivre ammoniacal).

Obscurcissement de la vue.

Anxiété.

Moiteur de la peau.

Flux d'urine.

Pouls plus fréquent.

Esprit exalté.

(Par six grains.)

Vomissement violent de bile pure (après un quart d'heure).

Vomituritions avec tranchées spasmodiques dans le ventre.

Accès épileptiques (avant une heure écoulée).

Accès d'asthme, poitrine serrée, respiration difficile presque jusqu'à la suffocation. (Après les accès épileptiques et asthmatiques, vomituritions spasmodiques suivie de rémission durant à peine une demi-heure).

Tête gonflée.

Face rouge.

Pouls plein, mais cependant d'une fréquence normale.

Chute considérable des forces, elle ne peut ni remuer les membres, ni parler (après huit heures,) pendant les vingt-quatre heures qui suivirent. de légères secousses spasmodiques revenaient de temps à autre, et après chaque secousse elle gisait comme morte.

Elle n'a pas l'esprit présent (le lendemain).

Constipation pendant sept jours.

Vomiturition.

Sensation d'ardeur dans l'estomac.

Émission copieuse d'urine fétide, visqueuse, trouble, sans sédiment.

Forte sueur la nuit.

J. Horstius, ap. Schenck, lib. VII, obs. 223 (par la limaille de cloches chez un adulte).

Vomissement violent.

Forte diarrhée.

Gonflement du corps.

Douleurs de tête atroces.

Douleurs atroces d'estomac.

Vertiges.

Points çà et là.

Frénésie.

Lorsqu'elle a recouvré sa raison, érosions, douleurs pongitives dans l'estomac, comme s'il était traversé par des aiguilles.

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Digitalis purpurea (l.) Digitale pourprée
(Suc des feuilles épaissi aussi au soleil)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Digitalis purpurea (l.) Digitale pourprée
(Suc des feuilles épaissi aussi au soleil)

L'action persiste pendant six ou sept jours.

Refroidissement d'abord des doigts, des mains et des pieds, ensuite de la paume des mains et de la plante des pieds, puis de tout le corps et surtout des membres.

Chute des forces vitales.

Battement de cœur.

Ardeur pour le travail (observ. après une demi-heure).

Tristesse et larmes pour diverses soustractions (observ. après une heure et demie).

Crainte de la mort.

Manie taciturne, résistance, désobéissance, efforts pour fuir.

Pouls plus lent de moitié pendant plusieurs jours.

Constriction douloureuse, suffocante de la poitrine, surtout en s'éveillant ; elle force de s*asseoir, avec sensation d'immobilité de toutes les parties de la poitrine. Douleur dans les genoux, comme par contusion.

Douleurs aiguës des articulations.

Langueur, envie de dormir, assoupissement (observ. après huit heures).

Borborygme pendant une demi-heure.

Salivation.

Nausée.

Vomissement.

Diarrhée.

Flux abondant d'urine.

Hémoptysie.

Ophtalmie avec chémosis.

Inflammation des glandes de Meibomius.

Pouls dur, petit, fréquent.

Selles et urines involontaires (je n'ai observé ce symptôme que parmi les reliquats, je ne sais s'il faut le joindre aux effets primitifs).

Observations d'autres auteurs

H. Boerhaave., hort. I.b., p. 308

Ulcération de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, de l'estomac.

Baylies, practicul essays on med. subjects, Lond. 1773 p. 39.

Vomissements violents (pendant quatre heures).

Purgation violente.

Ulcération de l'intérieur de la bouche, de la langue, des gencives, avec salivation (pendant trois jours).

Don-Monuro, in Samml. b. a. s. pr. aerzie, XIII, p. 4.

Inflammation du col de la vessie.

Lentin, berb., einig. Krankh. 1774, p. 167.

Vomissement énorme.

Constriction spasmodique du gosier.

Hoquet.

Diarrhée violente.

Salivation.

Pouls lent.

Schieman, diss. de digit. purp. Gottingua 1786.

Les objets paraissent teints d'une couleur étrangère.

Salivation.

Baker, medical transact., vol. III, p. 292.

Pouls beaucoup plus lent, presque de moitié.

Lettsom, mem. of the medical society, vol. II, P. 292.

Pouls beaucoup plus rare (pendant vingt-quatre et même quarante huit heures, alors d'autant plus fréquent, mais déprimé).

Warren, in Samml. br. abh. f. pr. aerzte XI, p. 1.

Nausée, comme s'il allait mourir.

Withering, in Samml. br., abh., F. pr. aerzte, XI, p. 1.

Nausée comme s'il allait mourir, revenant par accès (durant souvent quatre heures, et augmentant soit avant, soit après la diurèse).

Vomissements prolongés.

Purgation.

Vertige.

Vue confuse, les objets sont colorés en vert ou en jaune.

Pouls rare (tombant en moyenne à trente-cinq pulsations par minute).

Sueur froide.

Spasme.

Syncope.

Murray, appar, médic., vol, I, p. 734.

Prurit dans les glandes.

Douleur dans les glandes.

Céphalalgie.

Obscurcissement de la vite.

Vertige.

Gonflement de la face.

Fièvre.

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire
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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Drosera Rotundifolia (L.) Drosère.
(Teinture des feuilles pulvérisées)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Drosera Rotundifolia (L.) Drosère.
(Teinture des feuilles pulvérisées)

L'action paraît durer pendant presque deux jours.

Froid continuel, il ne peut se réchauffer.

Au repos, et avec une chaleur normale du corps, horripilation, il ne peut se réchauffer, même au lit.

Horripilation pendant le repos, nulle pendant le mouvement.

Tous les membres sont engourdis.

Enrouement, enrouement aphone.

Obnubilation, pesanteur de la tête.

Douleur pressive dans la tête.

Respiration courte.

Respiration profonde.

Mouvements et pulsations au scrobicule.

Flux abondant de salive aqueuse (observ. tantôt plus tôt, tantôt plus tard).

Régurgitation d'un liquide amer.

Régurgitation d'un liquide amer et acide.

Le goût des aliments n'est plus perçu.

Toux.

Toux nocturne.

Vomiturition pendant la toux.

Pendant la toux, vomissement d'eau, de mucus, des aliments.

Agglutination purulente des paupières.

Ulcération blanche de la pointe de la langue.

Éternuement douloureux, et toux qui force à soutenir la poitrine avec la main.

Pupilles contractées.

Hémoptysie.

Tranchées tenaillantes, coupantes, avec diarrhée.

Tranchées déchirantes (observ. après trois heures).

Tranchées tordantes.

Douleur çà et là dans le dos comme à la suite d'une contusion.

Tous les membres douloureux comme par suite de coups, même au toucher.

Douleur rhumatismale appréciable pendant le mouvement, entre les épaules jusqu'au sacrum.

Muscles des cuisses douloureux comme si la chair avait été séparée des os.

Douleur de la région hypocondriaque, exaspérée par le toucher, constrictive, arrêtant la toux, qui ne devient possible que lorsque la main est appliquée à l'épigastre.

Soif.

Chaleur dans la tête.

Chaleur et rougeur du visage (observ. après cinq heures).

Sueur nocturne.

Insomnie.

Tumeur petite, ronde, au milieu du corps de la langue, non douloureuse (je ne l'ai observée que parmi les reliquats).

Observations d'autres auteurs

Haller vel Vicat, matière méd., I, p. 313-314.

Elle ulcère la peau.

Elle détériore les dents.

Bonfioli apud Vicat, ibid.

Sueurs.

Nicolaus apud Vicat, ibid.

Diurèse.

 

Copyright © Robert Séror 2001

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Helleborus Niger. Melampodium, Hellébore noir
(Plante recueillie par moi.)
(Teinture de la racine en poudre.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Helleborus Niger. Melampodium, Hellébore noir
(Plante recueillie par moi.)
(Teinture de la racine en poudre.)

L'action dure ordinairement presque deux jours.

Angoisse extrême.

Refroidissement, surtout le matin.

Froid dans le ventre.

Faiblesse subite de tous les muscles, il tombe tout à coup à terre, froid, le front couvert d'une sueur froide, sans pouvoir parler, pouls extrêmement rare, pupilles très contractées ; l'intelligence subsiste ? (observ. après une heure, paraît être une sorte de syncope, mais non la syncope ordinaire.)

Lassitude des cuisses.

Pouls rare (observ. à la première et à la seizième heure).

Nostalgie (je l'ai observée une fois d'une manière non douteuse, cela paraît être une espèce de nostalgie, sorte d'angoisse extrême).

Il désespère de vivre.

(indécision.)

(Vêtement inconvenant.)

Petite toux.

Céphalalgie s'étendant de la nuque au vertex.

Douleur de tête pénétrante (ardeur dans le cerveau en élevant le tronc).

Raideur rhumatismale de la nuque.

Sensation comme d'expansion et de pesanteur dans une partie gonflée.

Douleurs lancinantes, fouillantes, dans les parties qui recouvrent les os.

Leucophlegmasie subite.

Petites tumeurs douloureuses dans la peau du front, comme par un coup.

Douleur constrictive dans le sacrum.

Douleur dans les glandes du cou.

Salivation.

Borborygmes.

Tranchées.

Alternatives passagères fréquentes de chaleur sèche générale de frisson et de refroidissement, suivies de tranchées sourdement tenaillantes.

Selles de mucus pur, tenace, blanc.

Vomiturition (observ. quelquefois à la quarantième heure).

Apparition des règles (observ. après la huitième heure).

Pupille dilatée.

Pouls très petit.

Respiration rapide.

Chaleur, sueur (observ. à la trente-sixième heure).

Douleurs lancinantes, fouillantes, exaspérées tant par l'air froid que par la fatigue, par le manger et par le boire (observ. seulement parmi les reliquats.).

Observations d'autres auteurs

Grew, anatomy of plants, p. 280.

Engourdissement de la langue.

Scopoli, flor. corn., p. 557.

Torpeur des membres et raideur inaccoutumée des membres.

Bacher, in Samml. f. pr. aerzte, t. 1, p. 3.

Tumeur non désagréable dans la langue.

Buchner, diss. de salut. et nox. elleb. nigri usu, p. 22.

Tranchées.

Anxiété.

Soif.

Hoquet.

Syncopes.

Sueurs froides.

Serrement de la gorge.

Convulsions, spasmes.

Schulzius, mat., med., p. 152.

Céphalalgie pénible.

Constriction dans le nez, comme si on allait suffoquer.

Prodromes d' hémorroïdes.

Fièvre.

Hildanus, Op. med. chir., cent. 4, observ. 12.

Convulsions.

Éternuement.

Tournefort, Voyage du Levant.

Spasmes.

Mouvements convulsifs.

Bisset, Essay on the med. Const. of Great Britain, p. 333

(Par l'hellébore fétide.)

Anxiété cruelle cessant bientôt par le vomissement.

John Cook, in Oxford magazine for march., an. 1779.

(Par l'hellébore fétide.)

Vomissement.

Cardialgie.

Syncope.

Chute des ongles et des poils.

Desquamation de l'épiderme.

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Hyoscyamus niger (l.) Jusquiame noire.
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S.


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Hyoscyamus niger (l.) Jusquiame noire.

(Suc de la plante épaissi au soleil.)

Durée d'action : trois jours et même plus.

Obnubilation et embarras de la tête, comme cela arrive dans le cas de trop grande faiblesse du corps (seulement le matin).

Insomnie par angoisse et anxiété.

Céphalalgie obtuse au front, surtout dans les enveloppes du cerveau.

Céphalalgie obtuse à la base du cerveau.

Douleur déchirante à l'occiput (surtout par l'air froid).

Céphalalgie pongitive.

Il est taciturne et renfermé en lui-même.

Coma vigil.

Abolition du goût et de l'odorat.

Hallucination de la vue, la flamme d'une chandelle lui paraît plus petite, et celle d'une autre plus grande, quoiqu'elles soient toutes deux égales (observ. après dix heures).

Engourdissement des membres.

Pieds froids.

Vertige.

Faiblesse de la mémoire.

Nausée.

Anorexie, quoique le goût soit intact.

Vomiturition.

Salivation.

Goût salé de la salive.

Sensation mordicante dans la gorge.

Vacillation des dents, elles semblent vibrer et résonner.

Douleur de dents (surtout en mordant), comme si elles allaient tomber.

Odontalgie déchirante (dans les gencives) provoquée surtout par l'air froid.

Sécheresse des narines.

Petite toux sèche.

Accès fréquents de pression au scrobicule qui gênent la respiration.

Pression à l'ombilic.

Tranchées déchirantes.

Douleur sécante dans le bas-ventre.

Spasmes des muscles de l'abdomen, comme si quelque chose de vivant s'agitait à l'intérieur (provoqué après trois heures, par la vapeur de la plante).

Envies fréquentes d'aller à la selle.

Envie d'aller à la selle.

Selles naturelles.

Douleur dans la plante des pieds.

Douleur tensive au milieu des cuisses, en travers, comme si elles étaient trop courtes lorsqu'on monte les escaliers.

Douleurs fixes dans les lombes.

(Douleur déchirante dans le dos.)

Chaleur, rougeur de la face.

Epistaxis.

Jalousie.

Querelles, injures blessantes. fureur (ces trois symptômes paraissent appartenir aux effets secondaires).

Paralysie de la vessie.

L'après-midi, fièvre accompagnée de froid, de douleurs, par exemple dans le dos.

Furoncles fréquents et gros.

Timidité excessive. (Je n'ai vu ces trois symptômes que parmi les reliquats.)

Observations d'autres auteurs

L Camerarius, acta nat. cur., vol. 1. observ. 121.

(Par les racines, chez un enfant de six ans.)

Il tombe à terre sur le coup.

Par les convulsions il frappe la terre alternativement de ses deux pieds.

Contorsions violentes du corps.

Convulsions qui fléchissent les membres ; le corps est soulevé par la flexion du tronc.

Écume à la bouche.

Yeux hagards, convulsés.

Face de travers, livide, pâle. bouche béante.

Serrement à l'épigastre.

Respiration difficile, alternant avec du ronflement.

Chph. Seliger, misc. nat. cur,, déc. Il, ann. 1. observ. 138.

Par des fomentations sur la tête, avec une décoction de jusquiame.)

Épilepsie.

G. W. Wedel, misc. nat. cur., déc. 1, ann. 3. observ. 21.

Coma vigil.

Il ne reconnaît pas les assistants.

Rougeur de la face.

Délire.

Stupidité.

Paroles incohérentes.

Grande anxiété.

J.-B. Helmont. jus Duumvir, § XXII.

Démence complète.

J. La Serre, misc. nat. cur., déc. II, ann. 5, observ. 78.

(Par un lavement.)

Ivresse.

Privation de tous les sens.

Aspect hagard.

Il est assis dans son lit, immobile comme une statue.

G. Claudes, misc. nat. cur. déc. V, ann. 6. observ. 178.

(Par l’usage externe.)

Gonflement.

Engourdissement douloureux des reins.

J.-A. Hunerwolf, misc. nat. cur., déc. III, ann. 2. obscn. 92.

(Par la racine),chez une femme.

Stupeur, mutisme.

Elle fixe d'un air hagard ceux qu'elle rencontre.

Privée de la vue, et en délire, elle erre çà et là par la ville.

Vomissements.

Sommeil pendant trois jours.

(Son fils de treize ans.)

Constriction de la gorge.

Obscurcissement de la vue.

Mouvements convulsifs.

Délire.

Diarrhée.

(sa fille de huit ans.)

Serrement de la poitrine.

Vertige.

Elle tombe à terre.

Délire.

Yeux retournés.

Elle presse le pouce contre la paume de la main.

Vomissements.

Sommeil profond.

(fille de six ans.)

Anxiété.

Lipothymie.

Raideur générale comme dans le tétanos.

Délire.

Vomissements.

Sommeil de deux jours.

(La mère qui en avait peu mangé.)

Nausées.

Respiration difficile.

Stupeur qui se succède dans ses paroles et ses actes.

M. Grünewald, misc. nat. cur., déc. III, ann. 9, 10, app. p. 179.

(Par Ia fumée des semences.)

 

Insultes, querelles, tumulte.

Violences, coups.

Scotomie.

Vomissements fréquents.

Gestes ridicules, comme dans l'ivresse.

Vertiges (pendant quatorze jours).

Selles plus fréquentes.

Gesticulations ridicules, comme celles d'un bouffon qui danse.

Chansons d'amour, profanes.

Versification.

Délire, il vagabonde par divers lieux, pendant l'été, le corps nu, couvert d'une fourrure.

(Par un lavement avec les feuilles de jusquiame, ibid. p. 181), Ils divulguent plusieurs choses que la prudence aurait conseillé de taire pendant toute la vie.

(Par les feuilles en lavement)

(le délire dura dix-huit heures).

Actions ridiculement solennelles, mêlées de fureur, vêtement inconvenant.

(Stola sacerdotali supra indusium, industus et libialibus pellitis amictus templum adire, ibique concinnari et mystica tractare intendit et furibundus aggreditur cos qui eum retinere conantur.)

Hallucination sur la grandeur des objets (il veut vendre une alouette pour une oie).

Ivresse.

Vomissement.

Altercation.

Mouvements violents des mains.

Gesticulations.

Actions insensées.

S. Schulze. misc. nat. cur., déc. 1. ann. 4. 5, observ. 124.

(Par la racine.)

(Querelles.

Coups, fureur (il voulait tuer ceux qu'il rencontrait).

Gesticulations comme celles des histrions.

Hallucination sur la forme et l'apparence des choses qu'ils voient (l’un croit que tous les objets sont d'or, un autre prend des hommes qu'il rencontre pour des porcs).

Arch. Hamilton, in new Edimb., vers. II, p. 275.

(Par des semences de jusq. blanche)

Torpeur (après une demi-heure).

Somnolence, impuissance d'ouvrir les paupières.

Esprit abattu, tristesse.

Lassitude et langueur de tout le corps.

Propension invincible au sommeil (il laisse tomber ce qu'il tient à la main).

Dysphagie prononcée et sécheresse du gosier telles qu'une gorgée de thé paraît devoir l'étouffer.

Tranchées.

Après avoir bu, tantôt elle a des convulsions, tantôt elle ne reconnaît plus les assistants.

Bavardage insensé.

Elle se plaint de ce qu'on lui ait donné du poison.

Yeux ouverts, convulsés en sens inverse.

Secousses de peur alternant avec des tremblements et des convulsions.

Carphologie, elle touche de la main son lit, sa tête, sa figure, son nez.

Pouls très petit, faible.

Soubresauts des tendons.

Le sens du tact est aboli ; elle supporte, sans se plaindre, qu'on la pince-

Selles supprimées.

Impossibilité d'avaler. Elle rejette, deux fois tout de suite, les liquides ingérés.

Insomnie nocturne mêlée de convulsions et de sursauts causés par la peur.

Elle cherche à prendre inconsidérément tout ce qui l'entoure.

Pouls plus fort (après environ quatorze heures).

L'intelligence revient, cependant les yeux restent abattus, et le cerveau est embarrassé (après vingt-six heures).

Pouls fréquent, plein, fort.

Elle se plaint de pesanteur et d'une grande douleur à la tête.

Sueur copieuse.

Sommeil.

C.-M. Blom, Kon.-Vetenks., acad. handl. 1774. p. 52.

(Chez un adulte, pour avoir mangé deux racines.)

Ardeur à l'estomac.

Soif intolérable.

Insomnie.

Vertige.

Délire.

Diminution de la vue.

Éruption abondante de taches et de vésicules gangreneuses, surtout sur les membres inférieurs (après vingt-quatre heures).

Navier, Recueil périod. d'observ. de méd., t. IV.

Engourdissement des extrémités.

Faiblesse.

Vertiges.

Syncopes répétées.

Chémosis.

Planchon, Journ. de médecine, t. XIX, p. 42.

(Par de la semence.)

Vertige.

Céphalalgie continue atroce.

Insomnie de longue durée.

Songes effrayants.

Mille images fantastiques se présentent à son esprit.

Légers mouvements convulsifs des extrémités, tantôt supérieures, tantôt inférieures.

Anorexie.

Langueur.

Yeux agités de convulsions, proéminents (après quatre semaines).

Cou courbé du côté gauche.

Petites secousses épileptiques, mêlées d'accès apoplectiques.

Sueurs abondantes.

Costa, Journ. de médec., tom. XXX, fébr.

Ardeur interne par tout le corps (tout de suite, dès le début).

Tête pesante, embarrassée.

Face livide (après deux heures).

Veines de tout le corps gonflées.

Yeux rouges, brillants.

Danse.

Fureur incoercible.

Carphologie avec murmures.

Apoplexie stertoreuse (ces quatre symptômes reviennent alternativement par paroxysmes).

Convulsions.

Pouls petit, vite, intermittent.

Langue sèche, nette.

Hypogastre tuméfié, douloureux au toucher.

Suppression des urines.

Prurit qui force à se gratter jusqu'au sang.

Horreur des boissons.

Accélération de la circulation du sang (pendant douze heures).

Sueur générale, surtout des cuisses et des jambes (après vingt-quatre heures, et durant pendant deux jours).

Éruption à la peau (après soixante-douze heures), depuis la ceinture jusqu aux genoux, de pustules, grandes, acuminées (semblables aux varioles confluentes), ne contenant aucun liquide et disparaissant par écailles au bout de quatre jours.

Myopie pendant quatre jours.

Kernander, Ut Kast., til. medicinal lagfar. 1776, p. 267

(par la racine chez deux adultes)

Assoupissement prolongé.

Trouble de l'intelligence, délire.

Il marmotte et parle avec lui-même.

Fureur atroce, il attaque les passants avec un couteau.

Gardane, Gazette de Santé, 1773-1774. p. 294.

(Par la vapeur de la plante.)

 

Vomissement.

Epistaxis.

Obnubilation. stupeur.

Céphalalgie pendant plusieurs heures.

Hamberger, Diss. de opio, § 18.

(Chez un enfant pour avoir mangé de la racine.)

Inquiétude.

Il ne peut marcher.

Il ne peut avaler (ces trois symptômes après une heure et demie).

Gêne dans la gorge. Il indique du doigt comme si quelque chose était fixé dans le gosier.

Il désire boire, mais il ne peut avaler.

Envie de dormir (après deux heures).

Il s'éveille spontanément en poussant un cri.

Il ne peut ni se tenir debout, ni s'asseoir.

Rougeur des fesses et des pieds.

Chaleur externe de tout le corps, sans rougeur.

La peau de tout le corps est enflammée, rougeâtre, de couleur de cinabre (peu après que la chaleur seule s'est manifestée).

Au milieu de cris et de chaleur continuels, respiration profonde (pénible), et agitation violente des mains (cet état dura jusqu'à la huitième heure).

Décubitus tranquille (il dura deux heures et demie et fut suivi de la mort).

Face pâle, froide.

H. Sloane, Phil. transac., N° 457.

(Par les semences chez des enfants.)

Soif inextinguible.

Vertige.

Scotomies.

Fureur.

Sommeil long, profond (deux fois vingt-quatre heures).

J.Stedman. Phil. transact., vol. XLVII. P. 194.

(Par la décoction de la plante chez sept hommes.)

Vertige intense.

Ivresse.

Stupeur.

Titubation.

Délire (après trois heures).

Ils ne reconnaissent pas les objets dont ils ont besoin.

Bavardage sans raison.

Délire comme celui de la fièvre.

Pouls petit, anormal.

Salivation.

Changement fréquent de la couleur du visage.

Yeux brillants.

Ils saisissent les objets qu'ils rencontrent en s'écriant qu'ils vont tomber.

Faiblesse des pieds.

Sueur abondante.

Flux d'urine.

Inquiétude extrême.

Délire ; on peut à peine le contenir.

Faiblesse de l'estomac.

Pression dans l'estomac.

Tranchées.

Élancements dans un côté de la poitrine.

Céphalalgie.

Raideur des mains.

Gonflement des mains.

A. Storck, libr, de Stram, Hyosc. acon. Vien., 1762, p. 36, 39, 47, 55.

Froid et frisson par tout le corps (après une demi-heure).

Anxiété.

Moiteur froide.

Faiblesse de la vue.

Accès de syncope.

Douleur d'intestin.

Diarrhée muqueuse, débilitante.

Ventre paresseux.

Targ. Toppeti, Relaz. di alcuni viaggi, vol. VI. p. 270.

Impossibilité d'avaler.

Aphonie.

Délire.

Greding in Ludwigii advers., Med. pract., vol. I, part. I, p. 113-116.

(Par l’absorption de 3 à 18 grains d'extrait par jour.)

Sueur abondante.

Sommeil tranquille, profond.

Sérénité de l'esprit, vigueur du corps.

Obnubilation de tête.

Pesanteur de tête.

Céphalalgie.

Vertige.

Torpeur des sens internes.

Exanthèmes bruns, serpigineux, pustuleux, au menton et à Ia joue.

Furoncles.

Gonflement de la parotide gauche.

Flux abondant d'urine.

Déjections alvines fréquentes.

Nausées (rarement).

Vomissements.

Coliques.

Borborygmes.

Ventre plus resserré pendant quelque temps (rarement).

Règles.

Menstruation irrégulière.

Ptyalisme.

Excrétion plus abondante du mucus nasal (ces deux symptômes sont rares).

Douleurs rhumatismales.

Toux sèche convulsive.

Toux phtisique.

Hoquets.

Langueur de tout le corps.

J. G. Gmélin, Reise d. Sibirien. Gött., 1752 ; vol. III, p. 84, 85.

(Par la jusquiame physalode.)

Ivresse.

Hallucination sur la grandeur des objets. (Il prend un brin de paille pour une poutre, et une goutte d'eau pour l'Océan.)

Terreur et vision d'une mort imminente.

Matthiolus. Comment. in diosc., libr VI. p. 1064.

Pesanteur de tête.

Distension des veines.

Dérangement de l'esprit avec quelques altercations en paroles.

Délire comme s'il était obsédé par un mauvais esprit.

Barrère. Observ. d'anatomie, 1753.

Hydrophobie.

Inflammation de l'estomac.

Hydropisie persistante.

Wepfer, Hist. cicutae aquat. bas. 1716, p. 250.

(Par Ia racine en salade.)

Vertige.

Ardeur, sécheresse de la langue, des lèvres, qui ressemblent à du cuir racorni au feu.

Âpreté de la gorge.

Tranchées.

Douleurs dans les membres.

Chute considérable des forces. (Après environ quatre heures.)

Délire.

Délire, hallucination ; il s'imagine briser des noix dont il jette l'amande aux oiseaux, Il fait le geste de chasser des paons.

Il murmure des choses insensées.

Hallucination, il embrasse le poêle comme s'il voulait monter à un arbre,

Cris par suite de tranchées, comme si les intestins allaient se rompre.

Il s'applique les poings sur les flancs.

Impossibilité d'ouvrir les paupières.

Scotomies.

En lisant, il ajoute des mots et des phrases sans suite.

Hallucination de la vue, il s'imagine que les lettres animées courent comme des fourmis.

Hallucination amblyopique, il piquait l'aiguille où il ne fallait pas.

Presbyopie chronique.

Haller in Vicat, Matière méd., I, P. 184.

(Par les semences.)

Délire.

Hémiplégie.

Vicat, Mat. méd., I, p. 185.

(En prisant de la poudre de semences.)

Vertiges.

Pesanteur de la tête.

J. Jaskiewitz, Diss. pharmaca regni veget. Vindoh., 1775, p. 53.

(Par les semences chez une jeune fille.)

Convulsions (pendant 5 jours).

Chez un adulte (sur Van Swieten lui-même).

Obscurcissement de la vue.

Perte de la mémoire.

Spasmes.

Aphonie.

Van Eems in praelect. Boerrhaavii, de m., n. ad tom. I, p. 256.

(Par la vapeur du suc), sur Boerrhaave lui-même.

Il est sur le point de perdre connaissance.

De Ruef, Nov. act. nat. cur., tom. IV, observ, 59.

(Par la fumée des semences.)

Impuissance (pendant deux mois).

J. Faber apud Shenck, lib. VII, observ. 152.

(Par 25 grains chez un homme.)

Extrême dérangement de l'esprit.

Il ne reconnaît pas ses parents.

Lipothymie, il est comme mort.

Wendt in Hufeland's, Journ. d. pr. arz., V, p. 390.

Tous les objets sont colorés en rouge.

Oubli de toutes choses (ces deux symptômes persistent pendant trente-six heures).

Élancements pongitifs au bout du doigt et sur toutes les parties du corps (après quelques minutes).

Stupeur complète de l'esprit (pendant douze heures).

Bernigan in Hufeland's, journ. d. pr. arz., V. p. 905.

Myopie, il voit à peine à trois pas.

Scotomie, comme s'il y avait un voile devant les yeux.

Face rouge, gonflée.

Aphonie.

Délire.

Sécheresse de la gorge.

Constriction de la gorge, gêne de la déglutition.

Faiblesse, il peut à peine se tenir sur ses pieds.

Vertige, il croit sans cesse tomber (ces symptômes durèrent trentesix heures).

 

Copyright © Robert Séror 2000

Sommaire
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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Ignatia Amara, Fève de Saint Ignace.
(Teinture de la poudre des semences.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Ignatia Amara, Fève de Saint Ignace.
(Teinture de la poudre des semences.)

L'action dure de huit à vingt-quatre heures.

Froid, surtout aux pieds.

Refroidissement des pieds et des jambes jusqu'au dessus des genoux.

Refroidissement et horripilation (ou frisson comme par crainte du froid), les pupilles sont peu dilatables.

Fourmillement dans les pieds.

Fourmillement et engourdissement dans les membres (Observ. quelque fois à la quatrième heure).

Au début contraction des pupilles.

Sortes de vertige, sensation de titubation à droite et à gauche.

Angoisse de peu de durée (observ. après un quart d'heure).

Il fuit tout travail, tout mouvement.

Il évite de parler, taciturnité. (Ces deux symptômes, observ. de la première à la cinquième heure.)

Une angoisse extrême l'empêche de parler.

Voix basse, impossibilité de parler à haute voix.

Immobilité comme paralytique des membres inférieurs avec mouvements convulsifs isolés.

Faiblesse des pieds.

Lassitude des bras, des pieds.

Faiblesse, jusqu'à faire ployer les genoux.

Chancellement, chute, il se heurte au moindre obstacle et tombe.

Assoupissement, il n'a pas le courage d'ouvrir les yeux pour voir et la bouche pour parler, en même temps respiration lente et douce.

Sensation de vide dans la tête.

Tête lourde (observ. aussi à la quatrième et à la sixième heure).

La tête tombe en avant.

La tête est appuyée sur la table.

Pesanteur de tête, comme si elle était trop pleine de sang (ce qui arrive ordinairement en penchant la tête en avant) avec une douleur déchirante à l'occiput, qui diminue en se couchant sur le dos, s'aggrave en relevant le tronc, mais se calme surtout quand on penche fortement la tête en avant, en se tenant assis.

Douleur pressive au front, au-dessus de la racine du nez, elle force à baisser la tête, et s'accompagne de vomiturition (observ. à la cinquième heure, paraît cependant devoir être rapportée aux effets primitifs. Peut-être est-ce le commencement d'un deuxième ou troisième paroxysme).

La tête est comme turgescente de sang, sensibilité à l'air de l'intérieur des narines comme aux approches d'une épistaxis.

Douleur pulsative de la tête.

Céphalalgie comme par distension des tempes

Pression aux tempes, quelquefois avec sommeil profond.

Douleur de tête augmentée par le battement des artères.

Douleur de tête qui s'accroît en parlant.

Chaleur des mains avec frisson de tout le corps et anxiété qui provoque des pleurs.

Chaleur ardente des pieds.

Ardeur dans un ulcère.

Plaintes immodérées et lamentations pour des riens (observ. à la première heure).

Timidité, défiance de soi-même, il pense que tout est perdu.

Angoisse comme s'il avait commis un crime.

Picotements innombrables (au lit surtout) comme par des piqûres de puces.

Prurit au scrotum comme par la piqûre de puces innombrables.

Élancement dans la région du cœur pendant l'expiration (Observ. aussitôt après l'ingestion du médicament).

Élancements et ensuite points au scrobicule (observ. après un quart d'heure).

Points dans le côté gauche (observ après une demi-heure, mais aussi après trois heures).

Points à la joue.

Points dans l'estomac (observ. après une heure),

Points dans la nuque.

Élancement dans les lèvres, surtout en les remuant (observ. après un quart d ‘ heure).

Fissures saignantes des lèvres.

Élancements dans le voile du palais, s'étendant jusque dans l'oreille interne (observ. après une heure et demie).

Douleur pressive dans la poitrine à gauche, et quand elle a disparu

Douleur pongitive dans la poitrine à droite (observ. vers la première heure).

Pression au scrobicule avec serrement de la poitrine, aggravée dans l’inspiration et se transformant rapidement en élancement au scrobicule (observ. à la deuxième heure).

Pression au cou.

Pression au scrobicule.

Douleur constrictive comme de coliques, dans les deux côtés au-dessous des dernières côtes (observ. après un quart d'heure).

Douleur pressive dans les deux côtés de l'épigastre ou des hvpocondres.

Douleur constrictive pressive violente dans l'utérus, semblable à celle de l'accouchement, suivie d'une blennorragie purulente et corrosive.

Douleur pressive dans les glandes sous-maxillaires.

Spasmes toniques de tous les membres, ils sont comme raidis.

Raideur du genou et des lombes, douloureuse pendant le mouvement.

Sensation de tension dans les jambes jusqu'au-dessus du genou avec pesanteur des jambes.

Raideur de la nuque.

Tranchées pongitives au-dessous de l'ombilic (observ. de la première à la deuxième heure).

Tranchées tenaillantes (ensuite pongitives) clans les deux côtés du ventre (observ. après la deuxième et vers la dixième heure).

Tranchées tenaillantes (observ. quelquefois vers la deuxième heure, et cependant plusieurs circonstances m'engagent à les ranger plutôt parmi les effets secondaires).

Tranchées tenaillantes dans la région ombilicale, provoquant le vomissement ; la douleur pongitive tenaillante passe ensuite dans le côté gauche de la poitrine.

Douleur pongitive déchirante à la nuque (observ. environ après deux heures et demie).

Douleur déchirante dans le larynx, augmentée par la déglutition, la respiration et la toux (observ. vers une heure et demie).

Douleur constrictive dans la glande sous-maxillaire (observ. vers la quatrième heure).

Douleur constrictive s'étendant des glandes maxillaires aux mâchoires, et gonflement de ces glandes (observ. un peu plus tard).

Sensation dans la gorge comme d'un corps étranger que l'on perçoit en dehors de la déglutition.

Gonflement douloureux de l'orifice du conduit salivaire (observ. vers la quatrième heure).

Excrétion fréquente de salive.

Vomiturition à vide.

Anorexie (je lai vue persister de la première à la septième heure).

Symptômes de digestion entravée, faible.

Régurgitation des aliments.

Goût dans la bouche, comme si les matières contenues dans l'estomac étaient corrompues,

Goût amer ou putride de ce qu'on avale, surtout de la bière.

Régurgitation d'un liquide amer.

Sensation de distension du vente après le repas.

Après le repas, distension du ventre avec sécheresse et amertume de la gorge, sans soif et sans rougeur d'une joue, le soir.

Le goût, d'abord amer, devient acide avec renvois. (J'ai vu vers la dixième heure, le goût amer devenir acide, et cependant je ne saurais dire auquel appartient la priorité.)

Renvois acides.

Saveur acide de la salive.

Inappétence pour les acides. (Ces deux symptômes observés vers la première heure.)

Ardeur dans la langue (aussitôt après l'ingestion du médicament).

Ardeurs de l'estomac (observ. quelquefois vers la sixième heure).

(Sensation de vide dans l'estomac comme après une diète prolongée. avec goût fade et lassitude de tous les membres.)

Ténesme (ou effort pour aller à la selle) au rectum et non à l'anus (observ. après une heure et demie).

(Douleurs déchirantes dans le ventre.)

Borborygmes.

Douleur déchirante dans les doigts et le carpe.

Douleur déchirante dans le carpe le matin après le réveil.

Douleur constrictive dans les bras.

Pulsations dans l'os sacrum (observ. vers la septième heure).

Pulsations dans la poitrine à droite (observ. après une heure et demie).

Palpitations de cœur.

Tremblement pendant plusieurs heures.

Mouvement convulsif unique des membres.

Secousse isolée des membres, au commencement du sommeil (observ. vers la septième heure).

Secousses de terreur au moment de s'endormir, causées par des images monstrueuses (Par exemple une tête humaine sur un cou de cheval) qui persistent quelquefois même après le réveil.

Sommeil profond (observ. vers la troisième heure).

Délire, plaintes de trop de bruit (observ. à la deuxième heure).

Intolérance du bruit avec dilation plus facile des pupilles (observ. vers la sixième heure).

Pupilles plus dilatables (observ. vers la quatrième heure), et plus dilatées.

Ennui, colère de peu durée.

Morosité extrême, blâmes et reproches.

Inconstance, impatience, hésitation (indécision), querelles, humeur, singulièrement variable, tantôt gaie, tantôt pleureuse (ces dispositions de l'esprit se renouvellent ordinairement à intervalle de trois ou quatre heures).

Céphalalgie augmentée en penchant la tête en avant (quoique j'aie observé ce symptôme après la première heure, rien ne m'empêche de le ranger parmi les effets secondaires, mettant au contraire, parmi les effets primitifs, cette céphalalgie qui s'apaise en laissant la tête, dont il a été question plus haut, puisqu'il est constant que la fève de Saint-Ignace présente dans le cours de son action plusieurs paroxysmes embrassant des effets des deux ordres et revenant à des intervalles de plusieurs heures.).

Céphalalgie pressive et un peu constrictive au-dessus de l'orbite droite, et vers la racine du nez, produite par une forte inclination de tête en avant (observ. a la dixième heure).

Chaleur dans la tête.

Chaleur interne montant à la tête, sans soif.

Rougeur de la face, le soir, avec frisson.

Fièvre l'après-midi, horripilation avec tranchées, puis faiblesse et sommeil avec chaleur ardente du corps.

Sensation comme si la sueur allait venir (sensation anxieuse et chaleur passagère) (observ. après une heure et demie).

Sensation de chaleur externe intolérable, alors respiration rapide. Inspiration stertoreuse pendant le sommeil.

Respiration affectant alternativement tous les modes pendant le sommeil, courte, lente, profonde. douce, insensible, stertoreuse.

Sommeil si léger que tout est entendu, par exemple le son de cloches fort éloignées.

L'une des deux joues et des deux auricules rouge et ardente.

Chaleur, ardeur à la nuque, ou à un des côtés du cou.

Bouffées de chaleur passagères par tout le corps.

Augmentation de la chaleur externe.

Chaleur et rougeur externes sans chaleur interne.

Ardeur pruriante (comme par des engelures), dans le calcanéum et les autres parties des pieds (observ. vers la huitième heure).

Chatouillement des narines.

Excoriation des narines.

Catarrhe, coryza,

Toux creuse, sèche, en s'éveillant.

Gorge comme excoriée, espèce d'angine (observ. après une demi-heure).

Douleur dans la gorge comme par excoriation, sensible seulement pendant la déglutition.

Aspérité du bout de la langue comme par une plaie.

Constriction de la poitrine et gêne de la respiration (observ. vers la cinquième heure).

Inspiration gênée comme par un poids, l'expiration est libre.

Plénitude de la poitrine.

Expectoration difficile.

Sueur générale.

Les pupilles se dilatent et se contractent facilement.

Diurèse aqueuse.

Selles muqueuses.

Bâillement fréquent, interrompu (observ. entre la huitième et la dixième heure).

Photophobie (observ. à la dixième heure).

Mémoire infidèle (observ. avant la huitième ou la dixième heure).

Vacillement des dents, odontalgie.

Fourmillement sans engourdissement dans les os des pieds (observ. après la dixième heure).

Douleur de tête comme par contusion (observ. à la huitième heure).

Douleur au voisinage du scrobicule, excitée seulement par le toucher, comme par une plaie interne.

Douleur simple provoquée seulement par le toucher, violente, circonscrite dans un petit espace, par exemple, les côtes, etc.

Douleur dans l'articulation de l'épaule, en portant le bras en arrière, comme à la suite ou d'un travail excessif, ou d'une contusion.

Les symptômes sont aggravés par le café et la fumée de tabac.

Douleur dans l'articulation de l'épaule, de la cuisse, des genoux, comme à la suite d'une torsion ou d'une contusion (observ. à la huitième heure).

Douleur dans l'articulation de l'épaule comme à la suite d'une entorse ou d'une luxation (observ. à la dixième heure).

Douleur à la nuque, en remuant le cou, comme après une torsion (observ. à la douzième heure. Je n'ose pas décider si ces douleurs de luxation sont vraiment des effets secondaires).

Sensation de paralysie et douleur comme par suite de distorsion dans le carpe de la main gauche.

Tintement d'oreilles.

Insomnie.

Pupilles plus dilatables que contractiles.

Leucorrhée chronique j’ai observé ces deux symptômes parmi les reliquats).

Observations d'autres auteurs

Bergius, mat. méd.. p. 150.

Les règles paraissent (par une dose très forte, un scrupule).

Vertige.

Tremblement de tout le corps.

Mouvements convulsifs.

Sueurs froides.

Défaillance.

Camelli. philos. trans., vol. XXI, no 250.

Spasmes.

Convulsions.

Rire involontaire.

Serrement de la poitrine.

Vertige.

Sueurs froides.

Valentinus, hist. simp. réform- p. 198.

Borborygmes.

J-C. Crimm, éph. nat. cur., observ. 72 (par une drachme)

Ivresse (après la première heure).

Insensibilité de tout le corps.

Anxiété.

Agitation continuelle.

Il marche comme étonné.

Sueur trop grande.

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire
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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Ipecacuanha.
(Poudre de la racine, et teinture de la poudre.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Ipecacuanha.
(Poudre de la racine, et teinture de la poudre.)

L'action ne paraît pas durer plus de seize heures.

Horripilation avec bâillement (observ. pendant la première heure).

Insensibilité très vive au froid.

Horripilation avec renvois.

Refroidissement.

Battements de cœur.

Battements de cœur presque sans angoisses.

(Vertige en marchant).

Inquiétude dans le ventre (observ. après une demi-heure).

Sensation de vide et d'atonie dans l'estomac.

Goût fade dans la bouche.

Adipsie.

A la base de la langue et dans le voile du palais, sensation qui provoque l'afflux de la salive, analogue à celle que l'on éprouve en mangeant du marchantia, ou plutôt de l'estragon.

Sensibilité trop vive et presque douloureuse de l'intérieur de la bouche.

Picotements aux lèvres.

Picotements aux bords de la langue.

Afflux abondant de salive pendant quelques heures.

Envie de vomir, vomissements.

Picotements dans la gorge (observ. plusieurs fois pendant la première demi-heure, la première heure).

Douleur en avalant, comme s'il y avait une tumeur dans le pharynx, espèce d'angine (observ. dans la première heure).

Sensation, dans le pharynx, de sécheresse trop grande ou de cette âpreté que provoque la déglutition ; elle diminue ou disparaît pour peu de temps en avalant la salive ou une boisson ordinaire ; espèce il angine (observ. le plus souvent pendant la première heure).

Somnolence (observ. avant la fin de la première heure).

Sommeil agité avec plaintes.

L'enchaînement des idées se fait lentement.

Inaptitude pour toute chose.

Maladresse.

Ennui de tout.

Morosité taciturne, méprisante.

Morosité, il méprise tout, et veut que les autres ne fassent aussi cas de rien.

Morosité, il se croit malheureux.

Extrême impatience.

Mauvaise humeur de ce que des travaux et des affaires marchent trop lentement.

Colère pour le moindre bruit.

Propension extrême à l'indignation et à la colère.

(Douleurs lancinantes çà et là, provoquées par le mouvement et finissant par devenir brûlantes.)

Élancement dans l'hypocondre gauche (observ. après une demi-heure).

Élancement dans l'anus.

Douleur pongitive dans le front, le toucher la provoque et l'exaspère.

Douleur ostéocope de tous les os (jointures), comme à la suite d'une contusion.

Douleurs des articulations semblables à celles que le mouvement y provoque quand les membres sont engourdis (ces deux symptômes observ. vers la troisième heure).

Sentiment de tension et d'expansion extrêmes du ventre.

Colique flatulente.

Tranchées tenaillantes dans les deux hypochondres et l'épigastre (observ. à la troisième heure).

Tranchées déchirantes autour de l'ombilic, accompagnées de frissons.

Douleur déchirante dans le ventre au-dessus de l'ombilic.

Douleur déchirante dans le front, le toucher la provoque et l'exaspère.

Douleurs tenaillantes dans le pied droit.

Douleurs tenaillantes dans le bras droit (ces deux symptômes observ. (ntre la troisième et la quatrième heure).

Douleurs tenaillantes (vulsives déchirantes ?) fugaces dans le côté gauche de la poitrine, sous l'aisselle.

Dyspnée.

Serrement de poitrine pendant quelques heures (je l'ai vu naître vers la quatrième heure).

Céphalalgie, comme si le cerveau et le crâne avaient été contus, s’étendant à travers tous les os de la tête jusqu’à la racine de la langue, et accompagnée de nausées.

(Céphalalgie pressive.)

(Céphalalgie tensive.)

Urine rouge peu abondante.

(Chaleur interne avec refroidissement extérieur.)

Sifflement dans les bronches en respirant.

Toux provenant d'une sensation de constriction et de chatouillement, qui s'étend de la partie supérieure du larynx à l'extrémité inférieure des bronches (observ. vers les quatrième, sixième et septième heures).

Toux suffocante.

Craquement des articulations.

Douleur dans le genou, comme si les ligaments étaient très fatigués.

Pupilles plus dilatables.

(Selles vertes porracées.)

(Selles citrines.)

Sécheresse des paupières avec somnolence (observ. à la huitième heure).

Douleur de tête passagèrement pongitive, lancinante, devenant pressive au bout d'une heure (observ. vers la huitième heure).

Esprits agité de désirs et de vœux indéterminés, scrupuleux, curieux, plein de sollicitude (observ. entre la sixième et la huitième heure).

Pupilles très dilatables (observ. à la huitième heure).

Lassitude des jambes et des membres inférieurs (observ. entre la huitième et la dixième heure).

Douleur vulsive des dents par intervalle. (Observ. entre la huitième et la dixième heure. L'observation est-elle juste ?)

Sensation de torsion et de constriction dans les testicules (observ. vers la huitième ou la dixième heure).

Chaleur externe sans chaleur interne (je l'ai observée parmi les reliquats).

Observations d'autres auteurs

Scott, med. and phil. Comrnent., vol. IV, p. 75. (Par la vapeur de poudre.)

Dyspnée convulsive (observ. chez deux femmes).

MURRAY. med. prat. biblioth., t. III p.237.

Dyspnée.

Epistaxis.

Hémoptysie.

Geoffroy, Traité de la nat. méd., t. Il, p. 157,

(Par de la poussière d'ipéca répandue en l'air.)

Inflammation des yeux.

Epistaxis.

Angine.

Respiration difficile.

Hémoptysie.

Murray, appar. rnedicam, t. I p.806.

Vomissement (après un quart ou une demi-heure).

Purgation.

Hilary et Cleghorn, apud eumd., ibid., P.813.

Sueur, souvent la nuit suivante.

Clarck, apud eumd, ibid., p.814.

Nausée pénible.

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Ledum palustre. Ledum des marais.
(Teinture des feuilles en poudre.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S.

 

Ledum palustre. Ledum des marais
(Teinture des feuilles en poudre.)
(Il ne m'a pas été permis d'observer par moi-même plusieurs des effets du Ledum, de là du doute sur le temps et l'ordre de l'apparition des symptômes.)

L'action paraît se prolonger jusqu'au sixième jour.

Refroidissement universel et froid.

Refroidissement du corps le matin, sans froid.

Froid, comme par de l'eau qu'on répandrait çà et là sur le corps.

Frisson et froid pendant quarante-huit heures avec chair de poule, sans refroidissement externe.

Ivresse, titubation, étourdissement de la tête.

Dilatation extrême de la pupille.

Insomnie avec inquiétude et jactation.

Céphalée, comme à la suite d'un coup.

Céphalée terrible, furieuse.

Céphalée stupéfiante.

Lipothymie.

Constriction de la poitrine avec dyspnée, aggravée par le mouvement et la marche.

Respiration oppressée, douloureuse.

Inspiration convulsive, dicrote.

Douleur au sternum.

Angine pongitive.

Dyspnée bronchique.

Picotement dans les bronches, accompagné de respiration fréquente et oppressée.

Sensation d'âpreté et son rauque dans les bronches.

Toux nocturne, matinale. avec expectoration purulente.

Douleur dans la poitrine en respirant, comme si un animal vivant s'y agitait.

Bruit dans les oreilles comme de cloches ou de vent furieux.

Chassie (sans inflammation de la sclérotique), les larmes, âcres et cuisantes, excorient la paupière inférieure et la joue.

Paupières purulentes sans douleur.

Paupières purulentes sans gonflement ni inflammation.

Craquement des genoux.

Engourdissement des membres.

Morosité.

Perte de l'appétit.

Excrétion de salive aqueuse avec colique.

Prurit à la peau.

Prurit aux articulations, aux pieds, aux lombes.

Miliaire pruriante sur le carpe.

Prurit à la poitrine comme par des poux, avec des taches rouges, des pustules miliaires et des tubercules au front comme chez les buveurs.

Taches livides comme des pétéchies.

Furoncles au front.

Prurit pongitif, passager, sur toute la surface du corps.

Douleur lancinante, pongitive, dans la main.

Douleur lancinante sur la malléole du pied.

Douleur très vive lancinante dans l'humérus en levant le bras.

Douleur dans le métatarse comme par luxation.

Diurèse.

(Les symptômes suivants me paraissent secondaires, cependant je ne l'affirmerais pas.)

Tranchées constrictives.

Tranchées comme dans la dysenterie.

Tranchées comme si les intestins avaient été contus, sensation de faiblesse analogue à celle que laissent après eux les purgatifs (Observ. à la sixième heure).

Tranchées depuis l'ombilic jusqu'à l'anus, comme si la diarrhée allait venir. Anorexie avec intégrité du goût, et pieds froids.

Tranchées (déchirantes) avec hémorragie anale.

(Sensation de gonflement dans le côté gauche de l'abdomen, comme si l'estomac, chargé d'aliments, y exerçait une pression.)

Raideur douloureuse du dos et des épaules pendant le mouvement.

Douleurs rhumatismales, passagères, déchirantes, surtout pendant le mouvement.

Douleur tensive du mollet, après être resté assis, en marchant.

Gonflement des genoux et douleur tensive et lancinante en marchant.

Raideur du genou.

Douleur tensive des genoux et du talon, après être resté assis, en marchant.

Raideur douloureuse des jambes, le matin.

Raideur douloureuse des lombes et du dos après être resté assis.

Lumbago, après être resté assis.

Douleurs ostéocopes, gravatives, avec engourdissement des membres (observ. vers la vingtième heure).

Douleur déchirante dans les bras. (Observ. déjà à la troisième heure. Ce symptôme, si vite apparu, tenait-il à une lésion cachée d'une maladie déjà existante ? Je ne sais.)

Douleur lancinante, déchirante, dans les articulations.

Les membres et tout le corps sont douloureux au toucher, comme à la suite de contusions.

Douleur déchirante dans le sacrum, s'étendant jusqu'à l'occiput, la moitié gauche du crâne et de la mâchoire, surtout le soir ; en même temps, joues gonflées, ardentes, et yeux rouges enflammés.

Les plantes des pieds sont douloureuses pendant la marche comme par un abcès ou une meurtrissure.

Le dessous du gros orteil est mou, gonflé, douloureux pendant la marche.

Tophus, nodosités douloureuses et dures dans les articulations.

La chaleur du lit est insupportable.

l ne peut supporter ses couvertures, à cause de la chaleur qu'elles provoquent.

Il sue et ne peut supporter ses couvertures.

Chaleur des pieds et des mains, le soir.

Sueur chaude et continuelle de la plante des pieds et de la paume des mains.

Gonflement opiniâtre des pieds.

Chaleur générale sans soif.

Forte hémoptysie, avec toux violente.

Crachement d'un sang vermeil, avec toux violente et nocturne.

Douleur déchirante dans la tête et l’œil, conjonctive et sclérotique vivement enflammées, gonflées ; douleur déchirante dans les yeux, exaspérée par la position couchée, améliorée par la position assise ; yeux agglutinés le matin par du pus, issue d'une sérosité fétide (les paupières sont saines) ; soif d'eau la nuit, horripilation le soir, suivie de chaleur ; borborygmes, bon appétit, chaleur du dos et du cuir chevelu (observ. après la vingt-quatrième heure).

(Haleine fétide.)

Observations d'autres auteurs

Linneus, flor. Laponn., P. 121.

Ivresse effrénée.

Céphalalgie cruelle.

Pallas, flor. ross., t, I, § 2. P. 94

Céphalée.

Nausée.

Délire.

 

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Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Mezereum. Daphne Mezereum (l.)
(Teinture de l' écorce en poudre.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Mezereum. Daphne Mezereum (l.)
(Teinture de l' écorce en poudre.)

Après de fortes doses l'action dure presque sept jours.

Pupilles contractées.

Faiblesse, langueur.

Rêves terribles.

Morosité extrême après le sommeil.

Pendant le sommeil, secousses assez violentes pour qu'on se morde la langue.

Prurit persistant pendant plusieurs jours, sur tout le corps.

Éruption à la peau, pruriante surtout le soir, au lit.

Douleur lancinante dans l'ulcère, surtout le soir.

Douleur constrictive dans l'ulcère, avec élancements sur les bords.

Observations d'autres auteurs

Bergius, mat. Med. p. 320. (Par l'usage interne.)

Éruptions miliaires, rouges, pruriantes, occupant le bras, la tête et tout le corps, discrètes ou rassemblées en petites plaques, très désagréables.

Home, Clinical experiments, p.466. (Par l'usage interne de l'écorce.)

Nausées.

Sueur.

Déjections alvines.

J. Maur. Hoffmann. Eph. nat. cur. cent., 5, 6, p. 298. (Par quatre baies.)

Superpurgation extrêmement violente.

Vomissements.

Ardeur insupportable de la bouche et de la gorge.

Soif.

Fièvre aiguë.

Desquamation de la peau de tout le corps.

Linnée, flor. succ., p. 128. (Par les baies ; 12 grains.)

Vomissement de sang mortel.

Vekoskrift, for lakare, t. III, p. 291. (Par les baies).

Douleurs intestinales violentes.

Diarrhées (ces deux symptômes pendant deux jours).

Lange, Domest. brunsv., P. 172. (Par les baies ; 30 grains.)

Vomissement.

Inflammation de l'estomac.

Convulsions (mort au bout de vingt-quatre heures).

(Par la vapeur des baies.)

Vertiges.

Lipothymies.

Wedel, Miscell. nat. cur., déc. II, ann. 2, p. 140.

Diarrhée continuelle avec tranchées insupportables.

Vomissements énormes (revenant tous les jours pendant six semaines.)

Acta Helvetica, t. III, p. 331. (Par les baies.)

Ardeur à la langue s'étendant jusque dans l'estomac.

Vomissement.

Fièvre très ardente.

Affaiblissement extrême.

Ritter, Nova acta nat. cur., t. III, app. p. 234. (Par les baies.)

Tranchées surtout le jour.

Engel, Spec. med., b. 5. (Par l'usage externe.)

Grande chaleur du corps.

Gonflement du bras.

Gonflement de la face.

Abcès au-dessus du pli du coude.

Haller. in vicat, mat. med., p. 353. (Par quinze baies.)

Tranchées chroniques (pendant un mois entier).

Gazette salutaire, ann. 1761, déc. (Par écorce du Daphne laureola.)

Inflammation de la gorge, de l'estomac, des intestins.

Gmelin, Giftpflanzen. p. 362. (Par un scrupule de la poudre des baies, du Daphne laureola.)

Vomissement violent.

Pouls plein, dur, rémittent.

Constipation, ventre mou (mort au bout de neuf jours).

Ennui de la vie et désir de la mort, avec taciturnité.

Il ne pense qu'à des choses désagréables et ennuyeuses.

Vertige syncopal.

Frissons dans le dos et au-dessus du bras.

(Froid interne.)

Refroidissement extérieur extrême, pendant trente-six heures, avec grande soif, sans désir de la chaleur, sans répugnance pour l'air libre, sans chaleur consécutive.

Froid et refroidissement de tout le corps, et en même temps constriction asthmatique de la poitrine, en avant et en arrière.

Froid fébrile, avec appétence seulement de boissons aqueuses.

Dyspnée continuelle, pendant plusieurs heures.

Respiration haute avec douleur interne dans un côté de la poitrine, comme si le poumon adhérait aux côtes.

Sensation d'un poids dans l'abdomen avec anxiété.

Douleur pressive au sternum avec battement de cœur.

Douleur interne lancinante de la poitrine.

Douleur interne pongitive de la poitrine (ces deux symptômes observ. à la quatrième heure).

Constriction et en quelque sorte serrement du pharynx.

Anorexie, comme par un excès de mucosité dans la gorge.

Sensation de poivre sur la langue.

Vésicules ardentes, brûlantes sur la langue et les gencives.

Âpreté et excoriation de la gorge, du palais.

Enrouement s'étendant jusqu'à la fossette du cou.

Âpreté et excoriation des narines.

(Âpreté et excoriation de l’œsophage.)

Douleur lancinante dans les glandes sous-maxillaires.

Douleur déchirante de la nuque, s'étendant sur le front.

Douleur pressive pulsative au front.

Douleur de tête soulagée en penchant fortement le tronc en avant.

Céphalalgie lancinante dans le front et le vertex.

Douleur dans les os et à l’extérieur du crâne, aggravée surtout par le toucher.

Douleur ostéocope lancinante dans la clavicule.

Douleur ostéocope dans les cuisses, les jambes.

Douleur (simple ?) de tous les membres.

(Hoquet convulsif secouant les bras et tout le corps) (observ. une fois après quatre heures).

Battement de cœur.

Écoulement par le nez d'un mucus sanguinolent très épais.

Toux sèche.

(Toux excitée par une irritation dans les parties profondes de la poitrine, ne cessant qu'après un effort de vomissement et un écoulement copieux de salive aqueuse.)

Toux incessante pendant quelques heures, violente et provoquant le vomissement (observ. à la première heure).

Haleine exhalant une odeur de fromage corrompu.

Dégoût pour la viande.

Goût amer de la bière.

Tranchées déchirantes.

(Tranchées simples.)

Douleur pressive dans l'abdomen, avec anxiété et chaleur.

Selles petites, molles, fréquentes.

Miction fréquente (observ. à la quatrième heure).

Ardeur d'urine.

Hématurie.

Blennorragie de l'urètre et de la vulve.

(Prurit dans l'urètre en dehors de la miction.)

Douleurs tensives dans les glandes inguinales.

Froid au-dessus du ventre et des bras, pupilles dilatées (observ. après cinq heures).

Somnolence le jour.

Sommeil inquiet, peu réparateur.

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire
Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Nux vomica (l.). Noix vomique
(Teinture de la semence en poudre.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Nux vomica (l.). Noix vomique
(Teinture de la semence en poudre.)

L'action qui met la vie en danger s'épuise au bout de seize heures l’action totale se prolonge au delà de trois jours.

Obnubilation de la tête comme dans l'ivresse.

Ivresse.

Sensation de vacillement dans le cerveau.

Accès de vertige, comme si le cerveau tournait en rond, avec abolition momentanée des sens.

Vertige avec scotomies.

Vertige, sensation de traction çà et là dans le cerveau (observ. à la sixième heure).

Pesanteur ébrieuse, vertigineuse de la tête, le matin.

Trouble de la tête lorsqu'elle est droite ; si on la penche, sensation au front, comme d'un poids qui tombe.

Contraction des pupilles (pendant la première heure).

Refroidissement extrême que ne font disparaître ni la chaleur du foyer, ni les couvertures du lit.

La nuit il ne peut se réchauffer dans le lit.

Refroidissement de tout le corps, lividité de la peau (observ. à la première heure).

Diminution de la chaleur jusqu'au refroidissement de tout le corps.

Froid violent avec claquement des dents.

Crainte du froid, frisson.

Froid aux pieds comme si on y jetait de l'eau froide, avec tremblement.

Horripilation le matin.

Refroidissement au moindre courant d'air, et odontalgie pongitive, pongitive ardente.

Froid des pieds, le matin.

Il fuit le travail, mais non le mouvement.

Un je ne sais quoi empêche le travail, surtout celui de cabinet (ces deux symptômes observ. à la deuxième heure).

Taciturnité, concentration en soi-même, marche lente des idées (observ. au bout d'une demi-heure).

Il parle et écrit moins correctement, il est sujet à se reprendre (observ. entre la sixième et la douzième heure).

Élocution difficile.

Impatience de maux insignifiants.

Pleurs pour les moindres injures.

Impatience du bruit des conversations.

Méticulosité, sursauts de peur, avec trouble et ivresse de la tête.

Indignation violente. colère (observ. à la première heure.)

Reproches, querelles, injures dictées par la jalousie, entremêlées des paroles les plus obscènes ; bientôt après, pleurs et lamentations (observ. à la troisième et à la quatrième heure).

Querelles et réprimandes poussées jusqu'aux voies de fait.

Il fuit la lumière.

Impossibilité de supporter la lumière, le matin, avec scotomies.

Désir d'être couché.

Envie de dormir (observ. à la première heure).

Envie de dormir, le matin.

Le matin, pandiculation et bâillement violent, et après la pandiculation, douleur spasmodique dans les membres, surtout dans le genou.

Lassitude plus grande le matin que lorsqu'on est sur point de se coucher.

Le matin, désir d'être couché.

Faiblesse, défaut de solidité des pieds (observ. à la deuxième heure).

Syncope.

Défaillance.

Défaut de solidité des genoux.

Tremblement (observ. à la deuxième heure).

Tremblement d'un des pieds et des genoux.

Visions terrifiantes.

Peur. (Ces deux symptômes observ. à la vingtième heure.)

A demi- éveillé, il a des visions nocturnes lugubres (par exemple, de têtes de morts).

Rêves terribles.

Plaintes et soupirs pendant le sommeil.

Hallucinations délirantes, terribles.

Rêves de travaux qui préoccupent, et que l'on doit exécuter pendant le jour.

Céphalalgie comme par inanition.

En fermant les yeux, céphalalgie (pressive ?) au milieu du cerveau, semblable à celle qui suit ordinairement le vomissement.

Sensation de secousse et de glocitation dans le cerveau, en marchant.

Ardeur dans le cerveau, sur le front.

Céphalalgie pressive dans le front, soulagée en se penchant sur la table, aggravée à l'air libre, avec lassitude des jambes en montant (Observ. à la troisième heure).

Douleur de la tête en la penchant en avant comme par la chute d'un poids.

Douleur dans les téguments de la tête exaspérée par le toucher.

Mouvement de traction non douloureux çà et là dans le cerveau.

Douleur déchirante continuelle dans les yeux, au front et au vertex, avec sensation dans la poitrine de nausée et de vomiturition, défaillance et faiblesse dans l'organe de la voix (au bout de deux et de douze heures).

Céphalalgie déchirante s'étendant jusqu'à la racine du nez et le maxillaire supérieur, aggravée par la marche.

Douleur constrictive déchirante dans la tête.

Mouvement constrictif çà et là dans le front jusqu'à la racine du nez.

Douleur tractives (constrictives) dans la tête (observ. à la sixième heure).

Douleur (constrictive), tractive d'abord dans la tempe, tantôt dans le front, tantôt dans l'occiput.

Douleur constrictive de la tête.

Sensation comme si le cerveau était fendu (observ. à la huitième heure).

Quelques pulsations ou coups dans la tête.

Étant couché sur le dos impossibilité de lever la tête, à cause de vertige et d'obscurcissement de la vue (observ. à la vingt-quatrième heure).

Presbyopie (faut-il la rapporter aux effets secondaires

Ardeur dans les yeux sans inflammation.

Sensation mordante dans les yeux, comme par du sel de cuisine.

Ardeur, fourmillement dans les yeux.

Yeux humides, inondés de larmes, comme dans la lippitude ou le coryza (observ. au bout d'une heure).

Fourmillement à l'extérieur du front.

Fourmillement, rougeur et chaleur çà et là dans la joue (pendant douze heures).

Joues chaudes, avec frisson interne.

Sensation de chaleur à la face avec frisson du reste du corps.

Joues rouges, chaudes, sans soif.

Horripilation, puis chaleur causant de l'angoisse, et ensuite soif de bière.

Soif de bière avec froid (observ. quelquefois à la vingt-quatrième heure).

Grande anxiété.

Esprit puérilement obséquieux, puis sommeil (profond) avec rougeur des joues, froid du corps, et chaleur interne de la tête (observ. vers la sixième heure).

Anxiété avec propension au suicide (observ. vers la cinquième heure).

Esprit abattu, morose,

Battement de cœur.

Inquiétude morose provenant de malaise dans les viscères abdominaux.

Hypochondrie, inquiétude d'esprit.

Sollicitude taciturne concentrée en soi-même.

Instabilité des résolutions.

Dilatation des pupilles avec respiration très lente.

Crainte de la mort.

Il croit à une mort imminente.

Douleur dans la région du foie.

Douleur pongitive dans la région du foie (observ. après quelques heures).

Ictère avec envie de rendre les aliments, et courts accès de syncope (suivi de faiblesse morbide).

Appétit diminué.

Aucun désir des aliments (observ. aussitôt après l'ingestion du remède).

Inappétence, surtout pour le pain.

Dégoût pour le pain de seigle qui fait affluer la salive à la bouche.

Horreur de la fumée de tabac dont on a l'habitude, du café, des aliments, des boissons.

Goût nauséeux, herbacé, dans la gorge, comme de feuilles de carotte (observ. après la première heure).

Goût putride dans la bouche.

Hoquet fréquent.

Renvois très fréquents.

Renvois après le manger et le boire.

Régurgitation de saveur amère et acide (observ. vers la sixième heure).

Afflux abondant de salive (il dura jusqu'à douze heures).

Excrétion de mucus salé.

Vésicules douloureuses sur la langue (observ. à la sixième heure).

Pyrosis.

Ardeur de l'estomac.

Ardeur dans le pharynx jusqu'à la bouche.

Sensation de grattement dans la gorge, semblable à celle que le soda laisse après lui,

Grattement érosif dans la gorge, cessant pendant la déglutition.

Sensation de grattement dans la poitrine provoquant les crachats.

Grattement au scrobicule.

Cardialgie déchirante.

Douleur dans l'estomac.

Cardialgie de longue durée.

Douleur constrictive de l'estomac.

Sensation d'enveloppement et de renversement autour de l'estomac.

Alternatives de constriction et de relâchement dans les hypochondres.

Douleur constrictive dans les hypochondres (observ. à la sixième et à la douzième heure).

Douleur constrictive dans le ventre.

Douleur constrictive clans l'estomac.

Douleur tensive dans l'estomac.

Ascension dans le ventre, et arrêt de flatuosités vers les hypochondres.

Incarcération de flatuosités.

Pression légère au-dessus du scrobicule, provoquant des renvois.

Expansion du scrobicule, qui est douloureux au toucher.

Température normale du corps, soif, et cependant les boissons pèsent sur l'estomac (observ. à la sixième et à la huitième heure).

Pulsation à l'estomac.

Pression dans l'estomac comme par une pierre.

Sensation d'un poids dans le ventre.

Après le repas, pression dans le ventre et le scrobicule, avec météorisme.

Borborygmes bruyants le matin.

Borborygmes l'après-midi.

Douleur déchirante, tenaillante dans le ventre, s'étendant vers la poitrine (observ. à la première heure).

Sensation (et non douleur) de traction des membres inférieurs jusqu'à l’ombilic, et, alors, tournoiement ou broiement dans l'ombilic.

Accès de convulsion qui tire le corps de côté, les mains s'efforcent de soutenir le corps, mais elles sont faibles ; ensuite, vomissement avec émission involontaire et rapide des selles et des urines, sans perte de connaissance.

Hématémèse (les hémorragies produites par la noix vomique paraissent plutôt appartenir aux effets primitifs qu'aux effets secondaires).

(Tranchées déchirantes avec vomiturition).

Tranchées constrictives déchirantes.

Tranchées constrictives déchirantes, convergeant des deux côtés vers la région du pubis.

Tranchées constrictives dans le côté gauche, au-dessus de l'ombilic.

Tranchées tenaillantes (observ. après la première heure).

Douleur pongitive dans l'abdomen (observ. à la quatrième et à la sixième heure).

Symptôme avant-coureur d'une hernie (observ. de la cinquième à la septième heure).

Spasmes et palpitations, sous la peau des muscles des membres, mais surtout des muscles abdominaux.

Douleur comme par contorsion des muscles abdominaux on ne la perçoit qu'au toucher et par le mouvement.

Ventre douloureux au toucher.

Déjections petites, fréquentes.

Excrétion de sang avec les matières alvines.

Hémorragie par l'anus.

Besoin d'uriner.

Besoin d'uriner l'après-midi.

Pression au col de la vessie après la miction.

Douleur au col de la vessie avant la miction.

Prurit dans l'urètre pendant la miction.

Douleur ardente et déchirante au col de la vessie pendant la miction.

L'orifice de l'urètre est douloureux comme s'il était ulcéré après ou avant la miction.

Prurit ardent à la partie postérieure du gland (observ. à la sixième heure).

Prurit au scrotum.

Chaleur dans les testicules (observ. à la quatrième heure).

Élancement dans un testicule.

Érection de longue durée, rigidité de la verge.

Blennorragie de l'urètre.

Diminution de la mobilité des jointures.

Raideur des membres et en même temps tiraillement des membres.

Raideur, tension des membres (observ. vers la huitième et la seizième heure).

Sensation violente de constriction par tout le corps.

Sensation plus spasmodique que douloureuse, dans les muscles (des épaules, du dos, des membres), comme s'il s'y passait une traction en sens inverse.

Douleur dans tous les membres comme à la suite de coups.

Engourdissement de tous les membres.

Grande lassitude.

Prurit ardent sur tout le corps.

Points brûlants çà et là sur le corps.

Ardeur par tout le corps, surtout dans la poitrine (ce paraît être une ardeur interne ou seulement une sensation de chaleur ardente) (observ. à la sixième et à la deuxième heure).

Chaleur seulement interne, provoquée par l'anxiété, et suivie de sueur au front (observ. après quelques heures).

Chaleur interne avec plénitude du pouls, s'augmentant d'heure en heure, et suivie de soif, ensuite insomnie (observ. à la huitième et à la seizième heure).

Insomnie (observ. à la huitième heure).

Anxiété provoquant de la sueur au moins au front.

Après de l'anxiété, nausée, respiration accélérée, ensuite soif sèche provoquée par la nausée ; vomiturition et vomissement.

Dyspnée et anxiété augmentant peu à peu pendant quelques heures la respiration devient peu à peu de plus en plus courte, et la sueur se répand sur tout le corps.

Grande anxiété accompagnée et suivie de sueur profuse.

Sueur pendant deux jours (observ. après seize heures).

Désir d'être couché et soif d'eau pure avec chaleur, et pouls large et fréquent (observ. à la quarante-huitième heure).

(Sueur infecte du côté malade).

(Sueur fétide dans le côté).

Douleur permanente dans la calotte du crâne aggravée au toucher.

Tumeurs douloureuses au front.

L'angle de l’œil est comme purulent.

L'angle de l’œil est douloureux comme s'il y avait une plaie.

(Cécité pendant quelques heures) (observ. après vingt-quatre heures).

Douleur pongitive dans les yeux.

(Ophtalmie, chémosis) (les inflammations produites par la noix vomique paraissent appartenir aux effets secondaires).

Le sourcil hérissé est douloureux au toucher.

Écoulement de sang de l’œil (et d'un stéatome qui en était proche) (au bout de vingt-quatre heures collection de pus au milieu de tubercules d'une grande dureté, rouges et chauds).

Douleur constrictive déchirante dans les paupières.

Tintement et sifflement dans les oreilles.

Fourmillement, reptation, prurit dans l'oreille interne.

Salive sanguinolente.

Vacillation des dents.

Chute de dents qui avant étaient à peine vacillantes.

Éruptions miliaires renfermant du pus, autour des lèvres.

Petits abcès dans les joues.

Espèces de furoncles dans la cuisse causant une violente douleur purgitive lancinante (collection de pus au milieu de tubercules d'une grande dureté, rouges et chauds au bout de vingt-quatre heures).

Tubercules sous la peau sur la face externe du maxillaire inférieur, douloureux seulement au toucher.

Épulis de la gencive de la dent canine, avec douleur tensive et ardente.

Douleur constrictive déchirante dans les mâchoires.

Le nez coule le matin.

Écoulement nasal pendant le jour avec pesanteur de tête la nuit.

Écoulement abondant par une des deux narines, obturée comme par un coryza (observ. à la première heure).

Prurit des narines obturées comme dans le coryza.

Hyperesthésie douloureuse de l'intérieur du nez.

Mucus nasal sanguinolent (observ. à la première heure).

Epistaxis de longue durée.

Toux nocturne.

Prurit dans le larynx provoquant la toux.

Pendant la toux, douleur de tête comme si le crâne se brisait.

Douleur de l'épigastre en toussant (comme par une contusion).

Exhalation pulmonaire acide.

Hors du lit, respiration gênée, difficile ; dans le lit, normale.

Douleur de poitrine avec pression transversale, arrêtant la respiration.

Douleur traversant la poitrine avec respiration fréquente.

Douleur dans le sternum en respirant, seulement pendant le jour, comme si la poitrine était trop étroite.

Douleur constrictive de la poitrine.

Pendant le jour seulement, douleur comme contusive depuis le sternum jusqu'aux omoplates, avec élancement et dyspnée pendant le mouvement et le repos.

Douleur constrictive de la poitrine.

Douleur constrictive dans les côtes.

Douleur constrictive à la nuque.

Les articulations des vertèbres du cou sont douloureuses.

Douleur constrictive dans la tête de l'humérus.

Douleur constrictive dans le bras.

Engourdissement des mains, des pieds.

Douleur constrictive du dos.

Douleur constrictive déchirante du dos (observ. à la première heure).

Douleur constrictive du dos.

Douleur ardente déchirante du dos.

Douleur dans le sacrum.

Pendant le jour seulement, douleur contusive dans le sacrum, comme si la partie était trop faible, comme après l'accouchement.

Douleur déchirante dans les lombes.

Intertrigo dans l'aine.

Douleur tensive dans la cuisse, comme si elle était trop courte.

Élancement dans la tête du fémur, comme par une luxation.

Fourmillement partant des pieds et se dirigeant en haut.

En se levant après être resté assis, sensation dans les jarrets comme s'ils étaient trop courts.

Tension, raideur du jarret.

Pendant le jour seulement, douleur contusive des genoux, pendant le mouvement et le repos.

Enflures douloureuses au genou.

Éruption miliaire, ardente, pruriante aux genoux et aux jambes.

Tension dans les mollets.

Ardeur pruriante dans les doigts de pieds, comme après une congélation.

Grande faim.

Constipation.

Inquiétude avec pupilles très dilatables (observ. à la cinquante sixième heure).

Observations d'autres auteurs

Vekoskrift, for labore, vol. II, p. 169. (Par un scrupule chez un adulte.)

Ivresse (après demi-heure).

Rigidité singulière de tous les membres, et surtout du genou, avec tension.

Marche vacillante, avec crainte de tomber.

Mouvements convulsifs.

Cardialgie de longue durée.

Seutter, Diss. de nuce vom., I. V 1, 1691, § 2.

Convulsions horribles.

Raideur de presque toutes les parties du corps.

Stupeur de presque toutes les parties du corps.

Strandberg, apud kiernander's med. Lag., p.269.

Douleurs violentes de l'estomac.

Spasmes de l'abdomen.

Grande anxiété.

Convulsions.

Vomissement.

Diarrhée.

Junghanss, diss. de nuc. Vom. et cort. Hippoc. Hal., 1770, p. Ii.

Fortes sueurs.

Hartmann, Diss. spicilegia ad nuc. vom. us. Med. traj. ad. viadr., 1785, p. 25.

Anorexie de longue durée.

Mathiolus, Comment. in Diose., I, IV, chap. XXIII.

Nausée.

Grand vomissement.

Soif violente.

Diarrhée énorme.

Resserrement de la poitrine.

Prostration subite des forces.

Convulsions.

Sueur froide.

FR. Hoffmann, Med. rat. syst., t. II, p. 175.

(Par 15 grains chez une fille de dix ans.)

Anxiété extrême.

Efforts de vomissement.

Hufeland, Journ. d. pract. arzneik., vol. 1, p. 125.

(Par 9 grains chez une adulte.)

Faiblesse extrême des membres, telle qu'elle ne pouvait se tenir sur ses pieds.

Tremblement universel.

Vertige.

Stupeur cérébrale.

Angoisse.

Pouls petit, intermittent.

Consbrugh, ibid., vol. IV, p. 441-444. (Par 2 drachmes chez une adulte.)

Tranchées intolérables (au bout d'une heure).

Angoisse indicible.

Convulsions horribles.

Opisthotonos pendant une minute, se répétant plusieurs fois.

Face gonflée très rouge.

Yeux brillants, hagards.

Mains froides.

Pouls éteint, intelligence persistante.

La douleur cesse avec une sueur froide (mort au bout de deux heures).

Rademacher, ibid., p.573.

Faiblesse des pieds, incertitude de la marche.

Distorsion de la bouche.

Trismus, avec persistance de l'intelligence.

Prurit intolérable dans les narines.

Sensation comme si d'innombrables fourmis rampaient sur la face.

L'éclat des objets est augmenté.

Bergius, Mat. med., p. 149. (Par un scrupule chez une adulte.)

Pandiculations tout à fait convulsives.

Vertige.

Toutes les évacuations sont supprimées.

Douleur de l'estomac et de la région épigastrique pendant longtemps.

 

Copyright © Robert Séror 2001

Sommaire
Sommaire

Pathogénésies réalisées par le
Dr Samuel Christian Frédéric Hahnemann,
sa famille et ses élèves.
Docteur Robert Séror

Opium. Papaver somniferum. Pavot
(Teinture du suc.)
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)
Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Dr R. S. (Mardi 2 Janvier 2001)


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Opium. Papaver somniferum. Pavot
(Teinture du suc.)

L'action dure au plus pendant vingt-quatre heures.

Excrétion alvine.

Selle pultacée (ces deux symptômes survinrent, soit aussitôt après l'ingestion de l'opium, soit pendant le premier quart d'heure).

Toux creuse, très sèche (survient aussitôt après l'ingestion de l'opium et disparaît de suite).

Pupille dilatée (pendant la première heure).

Chaleur diminuée.

Pouls rare.

Respiration lente.

Refroidissement des extrémités.

Soif pendant le froid.

Anorexie.

Goût acide (je ne sais s'il faut le rapporter aux effets primitifs ou aux secondaires). Sueur froide du front.

Morosité, désespoir.

Abattement.

Pleurs pitoyables (pendant les premières heures).

Il s'affecte d'une plaisanterie jusqu'à en pleurer.

La sensibilité est diminuée.

Taciturnité, indifférence, insensibilité (par de très petites doses).

Il ne reconnaît plus ce dont il a besoin, les objets qui lui sont habituels.

Inattention pour les choses extérieures.

Sorte de sommeil comateux, paupières demi-closes, les globes des yeux retournés, la bouche plus ou moins ouverte, la respiration stertoreuse (se déclare après de fortes doses, peu de temps ou même immédiatement après l'ingestion de l'opium).

Coma vigil.

Tête renversée.

Fourmillement et engourdissement dans les doigts, ils augmentent quand la main saisit quelque chose.

Raideur du dos qui reste droit (Sorte de tétanos observ. entre la première et la deuxième heure.)

Gémissements plaintifs en dormant (observ. à la deuxième heure).

Cris pitoyables pendant le sommeil.

Sommeil plein de rêves.

Cauchemar.

Rêves nombreux, pénibles, de vols et de malheurs divers (observ. à la deuxième heure).

Bavardage futile pendant le coma.

Diminution de l'irritabilité.

Pesanteur des pieds après le repas (observ. après deux heures).

Marche lente, chancelante.

(Les sensations douloureuses qui suivent, quoique nées en partie peu après l'ingestion de l'opium, paraissent cependant appartenir aux effets secondaires, parce qu’elles ont été, provoquées par des doses minimes, après lesquelles les effets primitifs de l'opium (les soporifiques) se dissipent insensiblement plus vite qu'on ne croirait.

Dans les fortes doses, au contraire, les effets primitifs de l'opium durent six et huit heures, et même jusqu'à la mort, la stupeur de l'intelligence annulant toute espèce de sensation.)

Sensation de distension de ventre, surtout de l'estomac.

Cardialgie, pression de ventre, surtout de l'estomac.

Cardialgie, pression dans l'estomac comme par une pierre (Observ. après la deuxième heure).

Sensation d'un poids dans le ventre, autour de l'ombilic, avec angoisse, sensation de chaleur passagère interne et trouble de la tête (Observ. après une heure).

Pulsation dans le ventre.

Tranchées comme par un purgatif (observ. après demi-heure).

Augmentation des règles (observ. après deux heures).

Coliques comme par un refroidissement.

Coliques simples comme par une contusion (observ. à la deuxième heure).

Cruelle proctalgie pressive, distensive (observ. entre la quatrième et la sixième heure).

Douleur cruellement pressive dans le côté droit de la poitrine, même en dehors de la respiration, avec élancement dans le même côté pendant l'inspiration (observ. après la troisième heure).

Élancements dans le côté gauche de l'abdomen, même en dehors de la respiration (observ. après la troisième heure).

Ébranlements des dents (observ. à la huitième heure).

Odontalgie.

Douleur de la mâchoire supérieure.

Douleur rongeante d'un petit nerf dentaire.

Douleur constrictive, déchirante dans le côté de la poitrine.

Douleur tractive, déchirante dans le dos.

Prurit pongitif çà et là dans la peau.

Les symptômes suivants appartiennent certainement aux effets secondaires.)

Pouls plus fort.

Chaleur.

(Esprit content.)

(Intelligence vive.)

(Désirs vénériens.)

(Augmentation de l'appétit.)

Pupilles contractées.

Augmentation de la sueur.

Sueur générale (observ. à la quatrième heure).

Goût fade, goût presque aboli (observ. à la troisième heure, avec faim canine).

Accès fréquents de faim canine (observ. plusieurs fois en vingt quatre heures, et aussi à la troisième heure).

Ventre resserré.

Tiraillements isolés dans les muscles des tempes.

Tiraillements isolés dans les bras.

Mouvements convulsifs, isolés dans les bras.

J'ai observé les symptômes suivants parmi les reliquats, ils paraissent être en partie des effets secondaires, en partie les conséquences d'une dose trop forte (sont-ce des effets d'un troisième ordre ?) ; il faut rapporter à ceux-ci les conséquences d'un abus quotidien de l'opium que l'on observe quelquefois chez nous, mais très souvent chez les Orientaux.)

Alternative de sérénité de l'esprit, d'absence d'inquiétude et de morosité.

Respiration difficile, gênée, surtout la nuit.

Douleur constrictive du sternum et du dos ; on la ressent pendant le mouvement.

Sons rauques produits par du mucus dans la trachée.

Alternative de chaleur tempérée et de froid.

Pupilles plus dilatables.

Faiblesse de l'estomac.

Stupeur et engourdissement dans le pied.

Pied comme raide et si sensible qu'on ne peut s'appuyer dessus pour marcher.

Gonflement des pieds.

Coliques avant et après la selle.

Sensation quand il est sur le point d'aller à la selle, comme si tout passage vers le rectum était fermé (paralysie du rectum ?)

Sensation dans les efforts pour uriner, comme si le canal de l'urètre était fermé (paralysie de la vessie ?).

Il ne supporte pas l'air libre qui lui donne la sensation d'un refroidissement.

Toux s'augmentant après le repas.

Observations d'autres auteurs

De La Croix, Journal de Méd., LXXXIX.

(Par une solution de 2 grains injectée en lavement.)

Trouble de la tête (aussitôt après l'ingestion).

Stupeur, envie de dormir.

Ronflement.

Pouls grand, rare.

Respiration pénible, profonde.

Trismus.

Abdomen gonflé.

Vomissement vert.

Toux en avalant (mort au bout de douze heures, et alors écoulement par la bouche des matières blanches, spumeuses, cadavre très infect).

Rademacher, in Hufeland’s journal d. pr. a., t. IV, 3.

Envie de dormir, paupières demi-closes.

Angoisse extrême.

Carphologie.

Convulsions isolées des membres.

Crumpe, Natur, n. eigensch. d. op.

Respiration plus lente, difficile, stertoreuse.

Pouls grand, rare.

Esprit hébété, indifférent aux objets extérieurs.

Hist. de l'Acad. des Sc. Paris, 1735. p. 6.

(Chez un jeune homme par une drachme.)

Taches livides çà et là sur le corps (après quinze heures).

Pyl, Aufsatze, Samml. I. I, P. 85. (Par une drachme.)

Corps gelé, raide.

Trismus (cadavre infect après vingt-quatre heures).

ld., lbid., p. 94-95.

Vomiturition de longue durée.

Faciès abattu, pâle.

Yeux ouverts, pupilles tirées en haut.

Respiration courte, stertoreuse, se suspendant de temps à autre pendant une demi-minute.

Constipation pendant dix jours, terminée par la mort.

Vicat. Pl. vénén. de la Suisse, p. 226.

(Chez un adulte par 2 drachmes de laudanum.)

Stupeur, insensibilité, et cependant réponses justes.

Yeux fixes, stupides, éteints comme ceux d'un mourant.

Pouls fort, fréquent, dur.

Respiration difficile, gênée.

Sueur profuse (de douze heures).

Willis, De anima brut., p. 298.

Cardialgie violente.

Langueur.

Défaillance.

Intelligence présente.

Scotomies (et mort à la troisième heure).

ld., Pharmac. rat. P. I. p. 306.

Perte presque complète de la mémoire.

Hist. de l'Acad. des Sc., 1735, p. 4.

(Chez un jeune homme par une drachme donnée dans du vin.)

Taches livides çà et là sur le corps (quinze heures après l'ingestion de l'opium, et, après la mort, tubercules livides çà et là sur le corps et putréfaction rapide).

Hargens, In Hufeland's, Journ. d. pr, arz., vol. IX, P. II p. 201.

Salivation.

Clarck. Essays, and obs. ph. and litt., ed. III, 1771.

Vertige.

Trouble de l'esprit.

Chute des forces.

Étincelles devant les yeux.

Visions effroyables.

Chaleur avec soif.

F. Plater, Obs., lib. I, p. 139. (Par un lavement opiacé.)

Embarras de la langue.

Baglivi. Prax. med., lib. I, p. 65. (Par des opiacés à trop fortes doses.)

Paralysie.

Schweickert. in, Hufel. Journ. d. pr. arz., XI. 2. p. 148.

Convulsions avec face livide.

Asphyxie.

Hoquet convulsif.

DE Ruef, App. ad act. Nov. n. c., t. V. p. 63.

La force de la volonté cède aux moindres impulsions.

Tranquillité d'esprit.

Gaieté.

Rêves pénibles.

Rêves gais.

Beineggs, in Blumenbach's med. bibl., vol. Il, 2, p.374-384

Paralysie de la langue.

Flatulence.

Anorexie.

Veines de la face gonflées.

Écume à la bouche.

Salivation.

Epistaxis.

Titubation.

Il n'a plus conscience de lui-même.

Stupidité.

Diminution de la mémoire.

Indifférence pour la douleur et le plaisir.

Inaptitude à sentir les choses délicates, hébétude du sens de Ia modestie.

Frissons.

Mépris du danger.

Fureur téméraire.

Anxiété intolérable (vingt-quatre heures après l'ingestion de l’ opium).

Langueur, torpeur.

Faiblesse et chute des forces.

Impuissance.

Teint livide.

État hydropique du corps.

Les yeux remplis de larmes il regarde les assistants avec stupeur, mais il ne sait ce qui se fait, et ne reconnaît pas les gens qu'il rencontre.

La bouche ouverte il ne peut parler.

Actes insensés.

Titubation.

Bégaiement.

Il se plaint du froid.

Il désire des aliments, et la première bouchée à peine avalée, le reste lui répugne.

Extase après l'ivresse.

Anxiété, après l'extase provoquée par l'opium, Inquiétude, tremblement.

Inaptitude à toute affaire.

Froideur dans l'acte vénérien.

Dégoût pour toutes choses.

Inquiétude, tremblement.

Chardin, Voyage, en Perse, Amst.. 1771.

Extase (produite une heure après l'ingestion de l'opium, elle dure jusqu'à la cinquième heure).

Après l'extase, triste, abattement de l'esprit.

Refroidissement.

Stupeur.

Incapacité pour tout travail.

Langueur, faiblesse d'esprit.

Toutes les facultés de l'esprit. tous les sens sont émoussés.

Douleurs atroces, pénétrant la moelle des os.

J. Junckfr et FR. Bohmer, Diss,. cas. matr. larg. opii usu tractatoe. Hal., 1744.

Sensation de tremblement dans tous les membres et tous les nerfs.

Sensation comme s'il passait dans les veines tantôt un éclair de feu, tantôt de l'eau glacée.

Le tronc est courbé comme un arc.

Ardeur au cœur comme par des charbons ardents, et douleur comme si on déchirait les intestins, telle qu'il semble qu'on va mourir.

Sam. Bard, Diss. de vir. opii. Edimb., 1765.

Pouls plus rare de quatorze pulsations (pendant les quatre premières heures).

Pouls augmenté de trente pulsations (après environ dix heures).

Miuzell Wahrnehmungen, II, p. 131.

Céphalalgie violente.

Grande anxiété.

Délire.

Tétanos.

Mouvements convulsifs.

Épilepsie.

Face rouge, gonflée.

Respiration gémissante, lente (après quatre heures).

Pouls rare (pendant environ vingt heures).

Sueurs profuses.

Mouvements épileptiques avec délire violent.

F C. Grimm. Act. nat. c., vol. III, obs. 19.

(Chez un adulte par un grain pris avant le sommeil.)

Sommeil inquiet, tourmenté par les rêves les plus tristes, de sorte que, tout en dormant, il semble plongé dans un délire continuel.

Respiration fréquente, courte, anxieuse (après plusieurs heures).

Pouls fréquent, plus faible qu'à l'état normal.

Sueur générale (après huit heures).

Diarrhée légère, très fétide.

Face gonflée, livide et blême.

Gonflement des paupières inférieures.

Langue blanche.

Faiblesse des jambes.

Torpeur,

(Par trois grains.)

Tristesse.

Affaiblissement des forces de l'âme.

Désir d'être couché.

Anxiété précordiale (à la deuxième heure).

Ayant envie de dormir, il ne peut prendre de sommeil.

Pouls plus rare.

Douleur des hypocondres, surtout à droite.

Tension des hypocondres qui sont douloureux au toucher (à la

quatrième heure).

Respiration désordonnée, faisant craindre la suffocation.

Inquiet, la bouche ouverte, il a l'esprit en proie à un ennui profond.

Titubation.

Faim canine, avec horreur des aliments.

Urine de couleur citrine, avec un sédiment abondant.

Pouls plus lent et plus faible, et en même temps pâleur et refroidissement des membres couverts d'une sueur froide.

Renvois (à la cinquième heure).

Enrouement, avec grande sécheresse de la gorge, et langue blanche.

Amertume de la bouche,

Nausées.

Sommeil inquiet, rempli de rêves (à la septième heure).

Sommeil peu réparateur accompagné de sueur générale.

Excréments liquides, spermeux, avec prurit et ardeur à l'anus et ténesme intense.

L'aspect du corps pâle et livide.

G. Chph. Schellamnier, Misc, nat. cur. dec. Il. ann. 8, 12.

(Chez un homme par 3 grains et demi.)

Sommeil agité plein de rêves (de suite).

Au réveil, gêne dans les mouvements de la langue (après un quart d ‘heure).

Sécheresse de la bouche, telle qu'il peut à peine prononcer les mots.

Vertige, sensation de tournoiement en cercle (au bout d'une heure).

Trouble de la tête, il n'a la notion vraie d'aucune chose, il ne peut parvenir à comprendre ce qu'il lit.

Hallucination, il lui semble qu'il est suspendu en l'air, ou qu'il vole, et que tout tourne autour de lui.

Hallucination, il croit avoir les yeux quatre fois plus grands, et le corps d'une grandeur monstrueuse.

Titubation, il ne peut marcher que difficilement et en chancelant.

L'immobilité des membre, s'accroît.

Idées vagues.

Esprit obtus, insensible ; ayant à peine conscience de son existence, il répond cependant assez juste.

A l'exception de la vue et de l'ouïe, privation des sens, du goût. de l'odorat, du toucher, par rapport aux objets extérieurs ; il sent cependant le refroidissement de son corps (après une heure et demie).

Refroidissement de tout le corps, amenant l'engourdissement de tous les membres (après deux heures).

Froid dans le dos.

Pouls à peine sensible, supprimé.

Contraint de marcher, il peut à peine le faire et remuer les pieds.

Pouls plus grand (après trois heures).

Sommeil plein de frayeur, quand il ferme les yeux, il lui semble avoir perdu l'esprit.

Coma, il gisait profondément assoupi.

Prurit, fourmillement dans tous les membres (vers les cinq heures la friction restitue le sens du tact).

G. Yong, Vom opium nene edinb. Ven. altenb., 1762, p. 148.

(Par 30 gouttes de Laudanum.)

Lassitude de longue durée après le sommeil.

Gonflement de la face.

Peau sèche, chaude.

Sueur douce de temps à autre.

Langue blanche.

Constriction et sorte de rigidité de la poitrine, respiration difficile.

Enrouement.

Hémoptysie.

(Par 40 gouttes de laudanum.)

Enrouement extrême.

Bourdonnement d'oreilles.

Vertige.

Trouble de la tête.

Sommeil interrompu par des sursauts de terreur.

Inquiétude.

En s'éveillant, défaillance du cœur.

Sensibilité de la jambe presque abolie.

Asthme spasmodique.

Sommeil inquiet, gémissant, suspicieux.

Nausée, vomiturition après le réveil (après deux heures).

Céphalalgie.

Pouls fréquent.

Douleur constrictive intolérable de l'estomac, avec angoisse mortelle (pour avoir pris des pilules opiacées après le repas).

Stalpaart. Van der Wiel. cent., II, obs. 41, (Par demi drachme.)

Priapisme pendant le sommeil.

Impuissance au réveil.

Idem. cent., 1. obs. 42. (Par une pilule.)

Assoupissement et stupeur, tels qu'on ne peut lui arracher aucune réponse.

Cocq, Apud eumd. ibid. (Par la teinture d'opium.)

Mémoire pendant longtemps abolie.

Pulsatilla (L.). Anémone des prés.
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.


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Pulsatilla (L.). Anémone des prés.

(Suc de toute la plante épaissie au soleil.)

L'action dure le plus souvent quatre-vingts heures.

Vertige et titubation comme dans l'ivresse, avec chaleur interne de la tête et pâleur de la face dont la chaleur est naturelle, surtout le soir.

Vertige comme dans l'ivresse.

Vertige ; il croit ne pas pouvoir se tenir droit (observ. pendant la première heure).

Vertige ; il croit ne pas pouvoir saisir un objet (observ. pendant la première heure).

Accès de vertige, ivresse, chaleur.

Espèce de vertige en levant les yeux, comme s'il allait tomber ou comme s’il sautait.

Sensation d'ivresse après le repas.

Sensation dans la tête en se penchant en avant, comme si on allait tomber.

Contraction de la pupille au début.

Bâillement.

Refroidissement.

Froid cruel, suivi d'une sensation de chaleur interne mêlée de frisson, puis chaleur ardente générale, pouls très fréquent et respiration très accélérée, comme sur le point de cesser.

Frisson.

Frisson répété.

Frisson, comme si la sueur allait s'établir.

Sensation de froid avec tremblement revenant à intervalle de quelque minutes, suivie d'un peu de chaleur, sans sueur.

Le soir, dans une chambre chaude, froid, ou plutôt sensation de refroidissement entremêlé de chaleur passagère.

Froid le soir, sans chair de poule.

Adipsie.

Faim canine (observ. par moi, aussitôt après l'ingestion de la pulsatille, mais pendant peu de temps).

Douleur rongeante dans l'estomac, comme par une faim canine (observ. par moi aussi, vers la huitième heure).

Il désire des aliments, sans savoir lesquels, et ne trouve pas un goût agréable à ce qu'il mange (observ. par moi aussitôt après l'ingestion de la pulsatille).

Faim sans désir d'un aliment déterminé.

Sensation de vide dans l'abdomen, comme si le ventre était ouvert.

Changement d'avis, irrésolution extrême.

Il hésite à parler, il s'ennuie de répondre.

Il ne désire rien, il ne s'offense de rien.

Ennui, dégoût de toutes choses.

Battement de cœur et anxiété extrêmes, qui le forcent à dépouiller ses vêtements.

Anxiété, comme quand la température est trop élevée.

Angoisse la nuit en s'éveillant, comme s'il avait commis un crime.

Chaleur anxieuse, comme si on l'arrosait d'eau chaude ; le front est froid.

Une main est chaude, l'autre est froide.

Intolérance de la chaleur extérieure, veines gonflées.

Sensation comme s'il soufflait un vent très chaud provoquant le mal de tête.

Insomnie, comme, par ébullition du sang.

Sensation de chaleur nocturne, sans soif (observ. par moi, quelquefois après la trente-sixième heure).

Angoisse pendant la nuit, comme par excès de chaleur.

Chaleur et ensuite frisson.

Chaleur subite avec grande sueur au visage, tremblement des membres et bluettes devant les yeux, comme dans la syncope.

Rougeur subite de la face, avec froid et tremblement des pieds.

Bouffées de chaleur (observ. dans les dernières heures, par exemple la douzième).

Chaleur de tout le corps, à l'exception des mains, avec douleur pressive au-dessus de l’orbite, et agitation plaintive.

Sueur douce, générale.

Sueur dans le côté droit de la face (observ. aussi à la trente-sixième heure).

Insomnie.

Aversion pour les affaires, irrésolution, respiration anhélante, agitation.

Morosité hypocondriaque qui prend tout en mal.

L'enfant se raidit par mauvaise humeur.

Il n'est pas indifférent à ce qui l'entoure, mais il n'en tient pas compte (observ. vers la première heure).

Idées nombreuses, mais instables (observ. dans la première heure).

Anxiété, il ne sait quel parti prendre (observ. dans la première heure).

Anxiété, il se croit tout à fait perdu (observ. à la première heure).

Anxiété tremblante, comme si la mort menaçait (observ. par moi à la première heure).

Esprit chagrin (observ. par moi aussi, dans les dernières heures).

Trouble et douleur de la fête, comme après une ivresse de la veille.

Trouble de la tête, absence d'idées.

Trouble de la tête et vertige excités par le mouvement.

Obscurcissement de la vue, avec vomiturition et pâleur.

Obnubilation de peu de durée devant les yeux.

Obnubilation de la vue revenant pendant quelques jours.

L'un des yeux, atteint de douleurs lancinantes, ne peut supporter la lumière d'une bougie, la sclérotique est à peine enflammée, les paupières sont clignotantes (observ. après trois heures.)

Altération de la vue, la flamme de la bougie paraît entourée d'une auréole, comme une étoile.

Vue double (observ. par moi, quelquefois aussi après plusieurs heures).

Abolition de la vue et de l'ouïe, avec douleur constrictive de la tête et sensation de pesanteur et de fourmillement dans le cerveau, ensuite froid.

Céphalalgie comme par le battement des artères du cerveau (observ. après six heures).

Murmure dans l'oreille, isochrone au pouls.

Tintement oscillatoire des oreilles, comme par le choc d'une barre de fer (après trois heures).

Tintement d'oreilles (Observ. par moi, de la quatrième à la huitième heure).

Tintement aigu dans l'oreille.

Congestion de l'organe de l'ouïe (observ. vers Ia huitième heure).

Chaleur, rougeur, gonflement de l'oreille externe (après quelques heures).

Chaleur, sueur dans le voisinage de l'oreille externe.

Anorexie, le goût est intact.

(Anorexie causée par l'insipidité des aliments et par une sorte de plénitude de l'estomac.)

Goût herbacé, putride dans la partie postérieure de la gorge.

(Haleine fétide le matin ).

Dégoût pour le pain rassis et Ia viande.

Tous les aliments ont moins de goût.

Le goût de la viande est aboli (ces deux symptômes observ. vers les quatrième, huitième, seizième heures).

Tous les aliments paraissent amers, puis froid avec sueur froide.

Goût amer, avec appétence pour le citron.

Goût continuellement amer et bilieux, surtout après le repas.

Goût terreux, avec envie de vomir (observ. aussi après la première heure).

Goût empyreumatique dans la bouche.

Le mucus rejeté par la toux a un goût empyreumatique analogue à celui du jus d'écrevisse ou du jus de tabac (observ. après trois et six heures).

Renvois fréquents, ayant le goût des aliments.

Régurgitation jusqu'à Ia gorge d'un liquide amer.

Amertume dans la bouche après le vomissement.

Sensation, comme si l'estomac était altéré.

Sensation d'excès de plénitude de l'estomac, et régurgitation des aliments, comme si on allait les vomir,

Salivation.

Vomiturition avec salivation continuelle pendant vingt-quatre heures.

Excrétion copieuse de salive aqueuse.

Nausée, avec vomituritions intolérables, sans vomissement (Observ. à la première heure).

Nausée, avec vomiturition sans vomissement, appétit intact et suppression des règles.

Nausée, avec vomiturition pendant l'assoupissement (ou le sommeil) avec persistance de l'appétit même pour le pain bis (observ. par moi quelquefois vers la vingtième heure).

Vomissement d'aliments depuis longtemps ingérés.

Vomiturition causée par les aliments solides trop épais, le pain, la viande.

Nausée, vomiturition avec une sensation désagréable (de douleur) remontant jusqu'au gosier.

Nausée, avec vomiturition remontant jusqu'à la gorge.

Sensation comme si un ver rampait dans le gosier.

Vomissement des aliments le soir, ensuite bouche amère et dents émoussées.

Vomissement bilieux de peu de durée.

Vomissement nocturne, avec douleur lancinante constrictive du dos, se dirigeant vers l'épaule.

Ardeur dans le gosier après le vomissement.

Vomiturition avec borborygmes dans l'hypocondre.

Borborygmes bruyants dans le ventre comme par des flatuosités.

Diarrhée d'abord verte, ensuite muqueuse.

Selles blanches (observ. aussi par moi entre la dix-huitième et la vingt-quatrième heure).

Selles qui ne consistent qu'en pituite blanche jaunâtre, mêlée d'un peu de sang (observ. quelquefois vers la douzième heure).

Selles fréquentes consistant en pituite avec tranchées avant chaque selle.

Diarrhée avec tranchées déchirantes.

Envies fréquentes d'aller à la selle, comme si de temps à autre la diarrhée allait survenir.

Selles âcres.

Diurèse.

Envies d'uriner.

Ensuite urine rouge.

Urine brune.

Douleur pressive, fourmillante à l'orifice de l'urètre, après la miction.

(La pulsatille paraît favoriser le transport du virus vénérien d'un chancre du prépuce aux glandes de l'aine et provoquer un bubon.)

Fourmillement et pression au gland après la miction.

Sensation d'élancement et de prurit sur le prépuce (observ. aussi un quart d'heure après l'ingestion de la pulsatille.)

Leucorrhée laiteuse avec gonflement de la vulve.

Leucorrhée laiteuse sans douleur.

Leucorrhée non douloureuse d'un mucus épais, laiteux, dont Ia femme s'aperçoit surtout étant couchée.

Blennorragie de la couleur et de la consistance du sperme, avec douleur ardente surtout aussitôt après la miction.

Titillation continuelle dans les narines.

Éternuement (observ. entre la quatrième et la douzième heure).

Ulcération superficielle, sécrétant de la sérosité à l'aile du nez.

Coryza avec perte du goût et de l'odorat.

Enchifrènement avec ulcération des narines. (Je ne sais s'il faut rapporter l'enchifrènement aux effets secondaires ? mais je dois avertir que le plus souvent les effets primitifs et secondaires de la pulsatille se succèdent plusieurs fois par paroxysmes pendant la durée de son action.)

Obturation, ulcération des narines.

(Douleur à la racine du nez, en se penchant en avant, comme s'il y avait un abcès interne.)

Epistaxis.

Epistaxis avec enchifrènement.

Toux (observ. vers la quatrième heure).

Toux avec expectoration.

Toux avec crachement! de sang.

Toux nocturne provoquant des élancements dans le côté.

Douleur de poitrine en toussant.

Douleur dans l'épaule en toussant.

Élancements dans le dos en toussant.

Enrouement, aphonie.

Prurit dans les yeux.

Lippitude.

Yeux noyés de larmes à l'air libre et froid.

Céphalalgie constrictive avec larmoiement d'un oeil.

Paupières agglutinées le matin.

Sécheresse des paupières (observ. à la douzième heure).

Douleur pressive au grand angle des yeux.

Sécheresse des yeux, et sensation le matin comme s'ils étaient comprimés par un corps étranger (observ. aussi parmi les reliquats).

Orgelet avec inflammation de la sclérotique tantôt de l'un, tantôt de l'autre angle des yeux ; les mouvements des muscles de la face y provoquent une douleur constrictive tensive ; en même temps, ulcération des narines.

Élancement pénétrant du front dans les yeux.

Douleur lancinante dans la parotide.

Douleur dans les glandes sous-maxillaires.

Douleur térébrante dans les glandes sous-maxillaires, même pendant le repos des mâchoires (observ. après la quatrième heure).

Douleur constrictive tensive dans les glandes sous-maxillaires.

Douleur en avalant, comme si les glandes sous-maxillaires faisaient saillie dans la gorge et étaient douloureuses et excoriées (observ. après huit heures).

Angine lancinante.

Petite glande douloureuse entre le tragus de l'oreille et l'articulation de la mâchoire.

Sensation comme d'une tumeur siégeant dans la gorge, tantôt à la partie inférieure, tantôt à la partie supérieure (observ. après la sixième heure).

Douleur comme pour une plaie aux gencives.

Douleurs aggravées par le vent.

Odontalgie déchirante. (N’est-ce pas plutôt une douleur constrictive tensive (comme si le nerf était tendu et relâché tout à coup alternativement) qui est propre à la pulsatille, et que l'on qualifie faussement de déchirante.)

Douleur déchirante dans la mâchoire inférieure (même remarque).

Douleur constrictive vulsive dans les dents, exaspérée par les boissons froides.

Dent douloureuse en mordant.

Douleur des dents, comme si on les poussait en avant.

Douleur d'astriction dans la mâchoire, comme par les acides, avec horripilation et sueur froide de la face.

La pulsatille provoque, surtout vers le soir, dans les gencives, une odontalgie (pongitive rongeante) que la chaleur d'un lit de plume aggrave, qui diminue en se découvrant et par le souffle d'un air froid, et que fait disparaître le sommeil du soir (observ. après six heures).

Froid pendant les douleurs le soir.

Douleur lancinante pruriante dans l'oreille interne (Observ. après six heures).

Élancements dans l'occiput passant à travers les oreilles.

Déchirements vulsifs isolés à travers les oreilles (observ. à la douzième heure).

Vulsions dans les oreilles.

Petites tumeurs douloureuses dans la calotte du crâne, comme par un abcès.

Éruption de pustules douloureuses au toucher, au cou et sous le menton.

Tumeur de la nuque s'étendant de chaque côté du cou jusqu'aux carotides, elle n'est douloureuse qu'au toucher, mais vivement, comme si elle recelait un accès profond.

Il ne peut soutenir sa tête

Céphalalgie constrictive tensive an front, au-dessus des orbites, aggravée en ouvrant les yeux.

En marchant. bruit, dans le cerveau, isochrone aux battements des artères.

Céphalalgie sécante.

(Hémicrânie, comme si le crâne allait se rompre et les yeux sortir de la tête.)

Douleur pressive dans la tête en la penchant en avant.

Céphalalgie, comme lorsqu'on a trop mangé, ou que l'estomac souffre, surchargé de viande trop grasses.

Céphalalgie comme à la suite d'insomnie ou de débauche (observ. quelquefois à la douzième heure).

Céphalalgie comme par un coryza, le soir, puis chaleur sèche, coma et somnolence dans le lit avec hallucinations délirantes.

Céphalalgie lancinante (ou parfois pongitive ?) exaspérée par le décubitus, et disparaissant en redressant le tronc.

Hémicrânie lancinante.

Douleur lancinante à Ia nuque.

Douleur constrictive tensive à la nuque.

Douleurs pongitives constrictives à la nuque, entre les épaules et au dos.

Douleur déchirante entre les épaules, même pendant le repos.

Douleur lancinante entre les épaules pendant le mouvement, arrêtant la respiration. (C'est le propre de la pulsatille de provoquer dans des parties autres que la poitrine des douleurs qui gênent la respiration.)

Douleur pressive dans la partie supérieure du dos.

Douleur pongitive dans le dos (observ. aussi à la deuxième heure).

Le dos douloureux est raide comme un soliveau.

Douleur pressive dans la quatrième vertèbre lombaire, surtout après Ia marche.

Douleur lancinante dans le sacrum et le ventre, avec coliques sécantes arrêtant la respiration.

D'abord, élancement dans le sacrum, puis douleur tensive sécante dans le ventre, elle devient lancinante et arrête la respiration ; ensuite fourmillement, pesanteur et sensation de constriction dans la tête, qui abolit la vue et l'ouïe ; enfin, froid comme si on inondait le corps d'eau froide.

Douleur pressive constrictive au scrobicule le matin ; puis après elle gagne le côté de la poitrine où elle est lancinante ; et enfin elle atteint le dos où elle devient déchirante (observ. par moi seulement vers la vingt-quatrième heure).

Sensation de pulsation artérielle au scrobicule.

Douleur constrictive tensive dans un des deux côtés de la poitrine, aggravée en respirant.

Douleur constrictive tensive au sternum.

Douleur lancinante dans Ia poitrine pendant les mouvements du corps.

Douleur lancinante de lit poitrine en respirant, pendant la durée des règles.

Sensation de spasmes au travers de la poitrine.

Élancements dans le côté, seulement dans la position couchée (plusieurs des douleurs de la pulsatille ne s'éveillent que pendant le repos).

(Douleur crampoïde d'abord dans le côté droit, puis dans le gauche, et ensuite dans la poitrine.)

Cardialgie.

Cardialgie pendant les règles.

Pression dans le ventre.

Douleur constrictive tensive dans l'hypocondre.

(Douleur constrictive tensive dans le ventre, semblable aux fausses douleurs de l'accouchement) (observ. par moi aussi à la quatrième et à la cinquième heure).

Douleurs constrictives et constrictives tensives pénétrant du ventre dans les testicules par les vaisseaux spermatiques ; les testicules pendent très bas (observ. après la sixième heure).

Douleurs constrictives, comme pour accoucher, dans la partie gauche de l'utérus.

Les règles avancent de sept jours.

Douleur constrictive tensive dans les lombes. (On dirait un lombago artificiel.)

Douleurs constrictives déchirantes çà et là dans tout le corps par accès répétés, mais courts et passagers.

(Douleurs tensives dans les tendons fléchisseurs du coude pendant Ia flexion du bras.)

Douleurs constrictives dans les bras, depuis l'épaule jusqu'au carpe, par accès courts, mais répétés. (il est vraisemblable que ces douleurs ont été constrictives tensives ; c'est-à-dire comme si les nerfs tendus peu à peu, de plus en plus, par un fil, étaient tout à coup relâchés, car ce sont là les douleurs que la pulsatille fait presque toujours naître dans les muscles).

Douleur lancinante dans l'articulation de l'épaule, pendant les mouvements rapides du bras.

Douleur constrictive tensive dans la partie interne du bras, jusqu’ au carpe.

(Douleur tensive dans les tendons pronateurs, pendant la pronation du bras.)

Douleur dans l'épaule en élevant le bras.

Tumeurs sous-cutanées (non inflammatoires), au-dessus du pli du coude, douloureuses au toucher.

Douleur atroce pressive, brisante, dans les parties musculeuses de la cuisse et de l'épaule (observ. après la deuxième heure).

Faiblesse paralytique subite et passagère de la cuisse, en marchant.

Douleur simple dans les muscles fessiers, après être resté assis, comme à la suite d'une contusion (ou d'un abcès interne).

Pesanteur et douleur constrictive dans les pieds, moins sensible dans les bras.

Pustules épanchant de la sérosité aux pieds, avec douleur ardente.

Craquement du genou.

Chaleur des pieds.

Gonflements des pieds.

Gonflement rouge ; chaud des pieds (érythème), avec douleur tensive, brûlante, lancinante lorsqu'on se tient debout.

Douleur constrictive tensive dans les mollets.

Douleur fourmillante pongitive dans la plante des pieds en se tenant debout, sorte d'engourdissement.

Élancements isolés dans la plante des pieds et au bout des orteils, pendant le repos.

(Douleur déchirante dans les plantes des pieds et au-dessus du genou.)

Douleur sourde dans la paume des mains, ou à la face inférieure du gros orteil.

Douleur déchirante dans la plante des pieds, au-dessus du genou et dans le dos.

Douleur dans les doigts du pied, comme par la pression de la chaussure.

Douleur au milieu de la plante des pieds pendant qu'on se tient debout, comme par la saillie d'une excroissance, avec élancement vers les mollets.

Douleur sécante dans le talon à la chaleur du lit.

Douleur constrictive déchirante, tantôt dans un membre, tantôt dans un autre, avec froid et refroidissement.

Douleur constrictive, pongitive dans les membres et surtout dans les articulations, douloureux au toucher comme une partie contuse.

Vulsions isolées des membres et de tout le corps pendant le sommeil.

Sensation anxieuse de tremblement, trépidation dans les membres.

(Membres comme contus.)

Anxiété tremblante dans les membres ou trépidation aggravée dans la position couchée ou assise, soulagée par le mouvement.

Sensation très pénible dans tout le corps, portant à un désespoir extrême et à l'anéantissement de la volonté. et ne permettant ni de dormir ni de prendre aucun repos.

Trépidation par suite de douleurs constrictives dans les membres et dans tout le corps.

Sensation désagréable dans tout le corps pendant la nuit comme à la suite de veilles prolongées, avec embarras de la tête, comme après une orgie (observ. à la douzième heure).

Douleur vulsive constrictive, comme par un lien, dans les muscles et non dans les jointures.

Sueur dans le côté droit du corps.

Sueur dans le côté gauche du corps (Observ. aussi après la quarantième heure).

Immobilité, raideur du corps.

Pesanteur de tout le corps (observ. après huit heures).

Battement pénible des artères dans toutes les parties du corps on le perçoit surtout au toucher.

Sensation du prurit pongitif à la peau, comme par des milliers de puces.

Les ulcères, s'il y en a, donnent du sang.

Douleur lancinante mordante dans l'ulcère, prurit autour,

Furoncles çà et là.

Aménorrhée avec refroidissement, horripilation et tremblement des pieds.

Suppression des règles (chez une femme de 47 ans, chez une deuxième de 48 ans et chez d'autres : elle parut surtout supprimer les règles (deux et plusieurs fois) qui revenaient ordinairement à la pleine lune, mais ce paraît être un effet secondaire).

Constipation opiniâtre.

Envie de dormir continuelle, avec insomnie.

Sommeil comateux, inquiet, agité.

Sommeil plein de rêves.

Bavardage pendant le sommeil.

Cris en dormant, comme à la vue d'un chien noir, d'un chat.

Agitation pendant le sommeil.

Terreur, sursauts pendant le sommeil.

Réveil en sursaut, et rêve d'abeilles que l'on veut chasser.

Sommeil trop prolongé, avec paupières closes, comateux dès le début, plein d'hallucinations et de rêves.

Soif d'eau le soir.

Quand la chaleur est dissipée, soit très intense, surtout de bière et, langue blanche.

Dilatation de la pupille (je l'ai plus fréquemment observée parmi les effets secondaires ; quoique j'aie quelquefois vu les pupilles très dilatables à la sixième heure, d'autres fois plus contractées et peu dilatables vers la trente-sixième heure ; aussi ne suis-je pas sûr du rang qui appartient à ces deux symptômes).

Sensibilité douloureuse du ventre, provoquée par le toucher (seulement parmi les reliquats).

Observations d'autres auteurs

Ant. Stoerck, von de pulsatille frft 1771.

D'abord douleur mordante, puis chaleur de longue durée dans la langue.

Douleurs lancinantes çà et là dans le bras.

Prurit dans le bras, la nuit.

Règles augmentées (chez beaucoup de femmes).

Vésicules sur le bras, elles s'emplissent de pus et tombent ensuite en écailles.

Vomiturition.

Diurèse (chez la plupart).

Sueur profuse, fétide, la nuit.

Ardeur pénible d'urine.

Issue par l'urètre d'une matière aqueuse, fétide.

Yeux noyés d'eau, larmoyants, chassieux (chez quelques-uns).

Salivation.

Douleur dans l’œil, comme si on le raclait avec un couteau.

Douleur lancinante dans le ventre.

Douleurs vagues, ardentes, déchirantes, depuis les doigts des pieds jusqu'à l'aine.

Hémorroïde fluente (pendant trois jours).

Tranchées déchirantes.

Diarrhée (chez un grand nombre).

Diurèse presque continuelle.

Diarrhée non débilitante.

Douleurs très vives, déchirantes, térébrantes, sécantes, dans l'oeil.

Menstruation abondante (dans la suppression des règles).

Écoulement purulent de la narine gauche.

Saur, in Bergii Mat. med., p. 517. (Par la vapeur.)

Gonflement et rougeur des paupières.

Obnubilation de la vue.

Heyer, in Crell's chem. journ., II, p. 502.

Douleur lancinante de la tête.

Diurèse.

Bergius, Mat. med., P. 519. (Par l'anémone des bois.)

Serrement de la poitrine.

Hellwing, Flora compona, Lips., 1719.

Phtisie.

Rheum. Rhubarbe
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

 


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Rheum. Rhubarbe

Frisson, sans refroidissement externe (observ. après une demi-heure environ).

Pesanteur de tout le corps, comme lorsqu'on s'éveille d'un sommeil très profond.

Lassitude des cuisses, comme si on les avait trop fatiguées.

Taciturnité, indolence.

Paresse taciturne.

Resserrement des pupilles avec une sorte d'inquiétude. (Si la dose a été forte, il persiste jusqu'à la seizième heure ; les pupilles sont alors plus dilatables.)

Céphalalgie constrictive, distensive, obnubilante, obtuse, occupant tout le cerveau, mais surtout, cependant, le vertex et les tempes.

Céphalalgie d'abord pressive, puis déchirante, jusqu'à l'occiput.

Céphalalgie pulsative.

Tranchées avant et pendant la selle, cessant après.

Nausée, vomiturition.

Dégoût pour le café, s'il n'est pas convenablement sucré.

Selles diarrhéiques excrémentielles, avec mucus.

Selles muqueuses grises.

Disposition à demander diverses choses avec impatience, et en pleurant.

Sensation de chaleur générale, sans soif (observ. à la deuxième heure ; la chaleur provoquée par la rhubarbe appartient certainement aux effets secondaires).

Chaleur et gonflement des veines des mains et des pieds, mais non des bras et des cuisses ; la face n'est pas chaude.

Sueur de la face moins que tiède, froide surtout aux environs du nez et de la bouche (observ. à la troisième heure).

Somnolence.

Inspiration stertoreuse pendant le sommeil (observ. à la première heure).

Sommeil inquiet, plaintif, la tête renversée.

Le soir, en dormant, délire ; il se promène sur son lit, les yeux fermés, ayant très chaud et sans parler.

Pendant le sommeil, les mains sont élevées sur la tête.

Pesanteur de tout le corps après le sommeil.

Après le sommeil, paupières agglutinées par une matière purulente.

Après le sommeil, l'intérieur de la bouche est enduit d'un mucus fétide.

Après le sommeil, goût putride de la bouche,

Après le sommeil, haleine fétide.

Après le sommeil, pression au scrobicule, qui se propage, en respirant, à travers le sternum, et se change en une douleur contusive.

Violente douleur lancinante, déchirante dans le pouce (observ. à la troisième heure).

Élancements isolés dans la poitrine (observ. à la sixième heure).

Élancements isolés dans les bras.

Douleur simple de toutes les articulations pendant le mouvement

(observ. pendant plusieurs heures, à partir de la douzième).

Engourdissement des membres sur lesquels on est couché.

Raideur du genou, douloureux pendant le mouvement (observ. après une forte dose, vers la vingtième heure).

Douleur des dents, comme si elles se brisaient ; allongement, vacillation des dents, (cariées) (observ. de la douzième à la vingtième heure).

Ardeur en urinant (observ. après une forte dose, vers la vingtième heure).

Anorexie.

Plénitude de l'estomac. comme après un repas trop copieux (observ. de la huitième à la douzième heure, et suivie quelquefois de somnolence).

Observations d'autres auteurs

Murpay, appar., med., t. IV., p. 390-396..

Lueur copieuse ( de couleur jaune, d'après Menzel et Tillingius, exhalant l'odeur de la rhubarbe, d'après Menzel).

Elle purge et ensuite resserre le ventre.

Elle accélère la circulation du sang, elle augmente la fièvre.

Difficulté de respirer et anxiété plus forte.

Nausée.

Douleurs de ventre.

Vertu somnifère (après Fordice et Lentin).

Tranchées et gonflement du ventre (d’après Baker).

Délire.

Compression de la poitrine.

Prostration des forces (ces trois symptômes d'après Brockelsby).

Ardeur dans les reins, dans la vessie (Fallope).

Vertige (Sim. Paulli).

Stramonium
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

 

Stramonium . Datura Stramonium (l.).
Pomme épineuse

(Suc des feuilles épaissi au soleil.)

L'action dure le plus souvent vingt-quatre et au plus trente-six heures.

Refroidissement des extrémités.

Refroidissement de tout le corps.

Refroidissement et froid pendant huit heures.

Abattement de l'esprit.

Pleurs involontaires.

Ivresse (observ. quelquefois après huit heures).

Langueur, fatigue des pieds.

Désir opiniâtre de se coucher.

Toutes les évacuations sont supprimées.

Sécheresse de la gorge.

Difficulté, d'avaler.

Constriction de la gorge.

Difficulté d'avaler avec douleur pongitive dans la gorge.

Difficulté d'avaler avec douleur (pressive) dans les glandes sous maxillaires.

Sensation dans le ventre comme s'il était fortement tendu.

Gonflement mou du ventre.

Perte de l'appétit.

Nausée.

Vomissement bilieux après un léger mouvement ou en se redressant dans le lit.

Ptyalisme.

Engourdissement des membres.

Catalepsie passagère.

(Pression au scrobicule.)

Douleur déchirante dans le ventre, comme si on arrachait l'ombilic.

Elle se dirige ensuite vers la poitrine.

Douleurs constrictives déchirantes dans le dos et l'épigastre (observ. au bout d'une heure).

Douleur constrictive au milieu de l'épine dorsale, avec douleur constrictive de la partie postérieure de l'estomac qui lui correspond.

Douleur constrictive au milieu de l'épine dorsale.

Respiration pénible.

Respiration gênée.

Sensation de tournoiement dans la poitrine et ensuite chaleur à la face.

La nuit, après s'être couché, douleur sécante dans le sternum, elle disparaît pour l'émission de flatuosité, mais revient ensuite.

Douleur de poitrine, pression au sternum provoquées par la parole.

Bubon.

Rougeur de la face.

Sensation de chaleur à la face après froid et refroidissement.

Céphalalgie constrictive.

Délire loquace, il se plaint d'un chien qui lui déchire la poitrine à belles dents.

Gonflement d'un, de plusieurs membres,

Douleur pulsative des dents, comme si une partie allait tomber.

Douleur constrictive dans le sacrum.

Douleurs constrictives dans les cuisses.

Bouffées de chaleur.

Éruption miliaire rouge à la peau.

Chaleur, très grande sueur générale sans soif (observ. à la cinquième heure).

Ayant chaud, il désire être enveloppé de couvertures, et, s'il sort seulement le doigt hors du lit, il est tourmenté par le retour de douleurs furieuses.

Sommeil agité.

Rêves d'événements historiques.

Convulsion des membres. (Faut-il les rapporter aux effets secondaires ?)

Douleur (lancinante ?) constrictive dans un point limité du dos, sensible même au toucher.

Douleur du dos et en même temps du ventre comme contusive provoquée par le mouvement (observ. à la douzième heure).

Tache dans le dos, douloureuse spontanément et par le toucher.

Appétit augmenté.

Sensation comme d'excoriation dans l'intérieur de la bouche (observ. vers la vingt-quatrième heure).

(Je n'ai observé les symptômes suivants que parmi les reliquats et je ne puis encore dire quels appartiennent aux effets primitifs, quels aux secondaires.)

Mémoire diminuée.

Hémorroïdes coulant pendant plusieurs jours.

Sang caillé sortant par l'anus.

Règles augmentées, le sang menstruel sort par grands caillots.

Règles excessives, hémorragie de l'utérus avec douleur constrictive dans le ventre, les cuisses, les membres.

Observations d'autres auteurs

Cruger, Misc. nat. cur., déc. III ann. 2 obs. 68.

(Par la semence chez un adulte.)

Constriction de la gorge.

Vertige tel qu'il chancelle çà et là comme un homme ivre.

Trouble de l'esprit.

Des images variées se présentent à lui.

Extase.

J.-C. Grimm Eph. nat. c. cont. 9, observ. 94.

(Par la semence chez un enfant de 8 ans.)

Délire (après trois heures).

Sauts.

Gesticulations.

Rire.

Chant.

Sueur abondante.

Sommeil prolongé (pendant 24 heures).

Kellner, Bresl. Samml. 1727. (Pour une décoction de semence.)

Abolition des sens, de la vue, de l'ouïe.

Tremblements.

Agitation des membres.

Grincement des dents.

Visage gonflé, congestionné.

Contorsion des yeux.

Pouls tremblant, faible, inégal, parfois intermittent.

Borborygmes (mort au bout de 16 heures).

Aliénation (pendant 24 heures).

Délire léger.

Abr. Swaine, Newe Edimb. vers. II, p. 279.

(Par la décoction de 3 péricarpes.)

Vertige.

Désir de l'air libre.

Vacillation tremblante, comme dans l'ivresse.

Crainte de tomber.

Crainte de perdre l'esprit.

Besoin de se coucher.

Sensation de grande sécheresse à la langue et au gosier.

Sensation de sécheresse dans la poitrine.

Constriction extrême de la poitrine, en travers.

Bégaiement (après une demi-heure).

Insensibilité.

Inquiétude.

Murmure à voix basse.

Refroidissement intense général, des membres, du tronc.

Pouls grêle, fréquent.

Il s'agenouille, il se redresse sur ses genoux.

Il étend les bras en avant.

Il cherche avec les mains.

Yeux fixes, appesantis.

Aphonie (après quelque temps).

Torpeur ; le pouls a presque disparu.

Membres paralysés.

Stupidité (pendant six ou sept heures.).

Fureur effrénée, on peut à peine contenir le patient, qui se lève, frappe et cherche à saisir ceux qu'il rencontre.

Loquacité délirante, bavardage absurde.

Alternative de rectitude d'esprit et de délire.

Suppression des urines et des selles.

Insomnie (ces deux symptômes pendant les quatorze heures que dura l'empoisonnement).

Kaaw Boerhaave, Impet. fac, Hippocr., I. b., 1745, p. 282.

Ivresse.

Dilatation des pupilles.

Yeux brillants.

Rougeur de la face.

Chants.

Impudeur lascive.

Bégaiement. Yeux hagards, fixes, immobiles.

Tremblement des lèvres, des mains, des pieds.

Grincement des dents.

Convulsions.

Délire.

Décubitus sur le dos (au bout d'une heure), yeux largement ouverts, fixes.

Trismus, occlusion des lèvres.

Les mains sont fermées, à l'exception des pouces, mais on peut les ouvrir.

Contraction et extension lentes et réitérées des membres.

Inspiration lente, expiration très rapide.

Pouls fréquent, intermittent.

Abolition des sens et des mouvements volontaires (catalepsie), la déglutition reste cependant libre.

Vomissement provoqué et convulsion des membres.

Sommeil profond, stertoreux, avec contraction de la jambe à de longs intervalles.

Vicat, Plant. vénen. de la Suisse, p. 248. (Par les fruits.)

Tristesse.

Aphonie.

Abolition du pouls.

Paralysie des membres.

Fureur.

Vertiges.

Insensibilité.

Loquacité délirante.

Pouls petit, fréquent, et enfin à peine perceptible.

Paralysie des jambes.

Fureur.

Exanthème pruriant.

Dilatation des pupilles.

J.-F. Lobstein, Obs de stram. Sem. virt. ven. in app. doss. Guérin.

Spoilmann, De pl. ven. absat. argent. 1766.

(Par les semences, chez deux enfants.)

Lassitude des membres (observ. après quatre heures).

Désir d'être couché.

Grande chaleur, avec bavardage pendant le sommeil.

Gonflement de la face, avec rougeur intense, des lèvres et des joues (observ. après quatorze heures).

Gonflement et occlusion des yeux, dilatation extrême des pupilles, agitation du globe oculaire en tous sens.

Ventre tuméfié, mais sans dureté.

Contractions alternatives des mains et des pieds.

Convulsions et délires provoqués surtout par le toucher, bientôt suivis de faiblesse.

Langue gonflée, faisant saillie hors de la bouche.

Constriction de la gorge, comme sous le coup d'une suffocation ou d’une apoplexie imminente.

Sommeil tranquille, en même temps les convulsions s'apaisent.

Grande chaleur, avec sueur douce, fréquence et mollesse du pouls.

Horreur de l'eau, comme dans l'hydrophobie, se convertissant en une fureur effrénée quand on leur mouillait les lèvres.

Pouls plus lent (après dix-huit heures), respiration plus libre, le gonflement disparaît, les convulsions et le délire persistent (la dilatation, l'immobilité des pupilles et le délire durèrent trente heures).

Comment de reb. in sc. nat. et med. gest., vol. II, p. 241.

Soif très pénible, avec salivation.

Greding, in Ludwigii advers. med. pr., vol. 1, p. 259.

Obnubilation de la tête avec douleur (les symptômes suivants ont été observés successivement par Greding à diverses époques et chez divers individus).

Aberrations variées de la vue.

Faiblesse de la vue.

Anxiété.

Ventre paresseux, constipation.

Ventre relâché.

Augmentation de l'appétit.

Sommeil agité.

Sommeil tranquille.

Sueur souvent profuse.

Fièvre.

Flux abondant d'urine.

Lippitude.

Convulsion des yeux.

Soif intense.

Salivation.

Tranchées.

Hoquets.

Douleurs rhumatismales.

Prurit de tout le corps.

Fourmillement.

Purpura.

Gardane (Gazette de santé, 1773-1774, p. 14.)

Grande chaleur de tout le corps.

Kramer, Commerc. Litt. Nor. 1733, p. 251.

(Par Ia teinture alcoolique des semences.)

Délire furieux.

Doderlin, Comm. litt. nor. 1744, p. 15. (Par une décoction des feuilles.)

Sensation mordicante dans l'estomac.

Céphalée.

Rougeur de la face.

Engourdissement.

Convulsions.

Fowler, Medical and Philos. Comment. vol., V, p. 161.

(Par une drachme et demie de semences chez une jeune fille de six ans.)

Stupidité.

Gonflement du ventre.

Gonflement de la face, des yeux. de la langue.

Délire.

Céphalée.

Ibid (par une demi-drachme de semence chez une fille de trois ans).

Céphalalgie.

Hoquets.

Gonflement de la face.

Vomiturition.

Van Eems, in h. Boerhaave proel. de morb. nerv. III, p. 227.

(Pour avoir aspiré de la poudre par le nez.)

Frissons au menton.

Büchner, Bresl. Samml. 1727. (Par la semence chez une adulte.)

Convulsions.

Apoplexie.

Schoer, in Hufel, Journ. d. pr. arz., vol. X, pl. I, P. 195. (Par les semences,)

Manie furieuse, incoercible.

Carphologie.

Elle rit.

Elle tourne en rampant dans le lit.

Elle ne peut se tenir sur ses pieds.

Pupille dilatée, immobile.

Congestion du sang à la tête (les symptômes durèrent vingt-quatre heures).

Chph A Costa, ap. Schenck, lib., VII, observ. 139.

Aliénation d'esprit.

Rire.

Lamentations.

Sommeil.

Il parle à quelqu'un qu'il ne reconnaît pas, et lui répond ; il ne se rappelle cependant pas cet entretien quand il revient à lui.

Stoerck, Lib. de Stram. Acon. Hyosc. Vien. 162, p. 5. (Par la vapeur.)

Céphalalgie obscure.

Sommaire

Valeriana
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)
(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Valeriana off (l.).
Valeriana. (Teinture de la racine de valériane)
Refroidissement.

Vomiturition, nausée causée comme par un fil qui, partant de l'ombilic, remonterait peu à peu jusqu'à la gorge, avec production d'un flux abondant de salive.

Odontalgie.

Douleurs vagues, pongitives dans les dents, l'extérieur du cou, au-dessus des orbites, à l'estomac, à l'ombilic.

Étincelles devant les yeux.

Battement de cœur.

Vomiturition.

Vomissement.

Diarrhée.

Mouvement fébrile continu.

Douleur pressive dans le ventre.

Sensation d'expansion extrême du ventre, comme s'il allait se rompre.

Ventre dur (observ. à la quatrième heure).

Torpeur paralytique dans les membres.

Douleur contusive dans les membres.

Céphalalgie lancinante.

Céphalalgie pressive lancinante pendant huit heures.

Douleurs rhumatismales dans les épaules.

Douleurs rhumatismales dans les membres.

Douleur constrictive dans le dos.

Douleur vulsive dans la poitrine.

Augmentation de la chaleur.

Insomnie.

Agitation.

Observations d'autres auteurs

Tremblement par l'odeur. (Hill on Valer.)

Anxiété. (Tissot, Traité de l'épilepsie, P. 209.)

Vomissement. (Ray, Hist. pl., tom. I, p. 288.)

Diarrhée. (Dodonaeus, Pempt., p. 262.)

Délabrement d' estomac. (Andiee, Case of epilepsy, p.362.)

Diurèse. (C. Hoffman, Off., p. 583. - Carminati, Opusc. therap, vol. I, p. 227.)

Battement des artères augmenté. Carminati, lbid., 238.

Chaleur augmentée. Carminati, lbid., 238.

Sueur copieuse. (Marchant, Mémoires de l'Acad. des Sc. de Paris, 1700.)

 

Veratrum album
Fragmenta

Référence : Fragmenta. Parution en 1805. Traduit du Latin par Mrs Champeaux et Milcent en 1855.

Fragmenta de viribus medicamentorum positivis sine in sano corpore humano observatis (1805)

(Fragments sur les effets positifs des médicaments observés chez l'homme sain)

Dans ce proving, Hahnemann utilise comme prover, outre lui même, tous les membres de sa nombreuse famille.

De plus, il note les expérimentations qu’il trouve dans la nombreuse littérature médicale qu’il a entre les mains.

Veratrum album (l.). Ellebore blanc.
(Teinture de la racine.)
L'action dure presque 24 heures.

Petite toux sèche provoquée par un titillement dans la partie profonde du sternum (observ. aussitôt après l'ingestion de l'hellébore.)

Refroidissement de tout le corps (observ. au bout de quelques minutes.)

Refroidissement des pieds comme s'ils étaient parcourus par de l’eau froide, avec tremblement.

Sensation de froid au vertex et en même temps dans les pieds (Observ. après la première heure).

Vertiges.

Pupilles extrêmement contractiles.

Désir d'être couché.

Faiblesse extrême.

Marche chancelante.

Il tombe, à bout de forces.

Chute des forces.

Syncope,

Face hippocratique.

Langueur, comme s'il était accablé de chaleur.

Le grand air est désagréable, comme il l'est dans la convalescence d'une maladie grave.

Sa raison l'abandonne.

Le corps froid, les yeux ouverts, le visage serein et parfois souriant, il est en proie à un délire tranquille, de choses religieuses, de vœux à accomplir, de prières, avec idées erronées sur son domicile ; il se croit ailleurs (observ. après la première heure).

Il lui semble être dans un état de rêve.

Taciturnité.

Aphonie.

Perte de la mémoire.

Écume à la bouche.

Yeux convulsés.

Coma vigil, un oeil ouvert, l'autre clos, demi-clos, avec des secousses comme de terreur (observ. après une demi-heure).

Somnolence avec secousses de terreur qui empêchent le sommeil, ensuite mouvements fébriles.

Sueur froide.

Sueur froide au front.

Accès d'étranglement, de suffocation, yeux proéminents (observ. après une demi-heure).

Respiration interrompue.

Respiration presque abolie.

Constrictions spasmodiques de la gorge, pupilles plus étroites.

Trismus.

Constriction de la gorge comme après avoir mangé un fruit vert.

Contraction spasmodique des muscles intercostaux du côté gauche, avec suspension de la respiration.

Constriction douloureuse de la poitrine.

Anxiété, extrême qui interrompt la respiration.

En allant à la selle, anxiété qui fait craindre une apoplexie.

Avant d'aller à la selle, sensation dans le bas-ventre comme à l'approche d'une syncope.

Angoisse, soupirs.

Soupirs, agitation (ces deux symptômes observ. à la deuxième et troisième heure).

Découragement, désespoir.

Angoisse, comme par le fait d'une mauvaise conscience.

Angoisse, comme s'il prévoyait être sous le coup d'un malheur (observ. à la huitième heure).

Tremblement de tout le corps.

Bourdonnement d'oreilles (observ. après deux heures).

Obturation d'une des deux oreilles.

Sécheresse extrême des paupières (observ. après deux heures).

Paupières sèches surtout après le sommeil, douloureuses comme si on les avait contuses, raides, agglutinées.

Paupières agglutinées pendant le sommeil (observ. après la quatrième heure).

Il place ses bras sur sa tête en dormant (observ. pendant la première heure).

Sensation de sécheresse des paupières.

Mouvements fébriles.

Frisson parcourant la peau, par exemple de la face (Observ. vers la deuxième heure).

Bâillement.

Hoquet.

Ardeur dans la gorge (observ. après la deuxième heure).

Sensation de grattement dans la gorge.

Appreté dans le gosier.

Constriction de la gorge, comme par la pression d'une tumeur interne, espèce d'angine.

Diminution du goût, saveur pâteuse dans la bouche (observ. dès le premier quart d'heure).

Goût fade, insipide.

Sécheresse du gosier, les boissons ne l'apaisent pas (observ. à la sixième heure).

Appétence pour les fruits d'été, le citron.

Désir de fruits.

Goût putride comme de fumier.

Odeur de fumier (observ. vers la seizième heure).

Fissures aux lèvres.

Vacillation des dents.

Sensation de sécheresse dans l'intérieur des narines, et irritation semblable à celle qu'y provoque la poussière des chemins arides (observ. à la troisième heure).

Sensation comme d'ulcères dans les narines.

Raideur rhumatismale de la nuque, provoquant des vertiges, surtout en remuant.

Céphalalgie pulsative par intervalles (observ. à la sixième heure par une forte dose).

Céphalalgie pulsative au-dessus de l’œil gauche pendant un quart d'heure (observ. à la première heure).

Céphalalgie pressive pulsative.

Céphalalgie, obscurément pressive au vertex (le matin) après le sommeil.

Céphalalgie, comme si la totalité ou une partie du cerveau avait été brisée.

Hémicrânie pressive accompagnée de douleurs à l'estomac (observ. au bout de quatre heures par une faible dose).

Congestion à la tête en la penchant en avant (observ. à la huitième heure).

Douleurs composées de brisure et de pression çà et là dans le cerveau, revenant par accès (observ. au bout d'une et de plusieurs heures).

Colère non sans provocation (observ. à la quatrième heure).

il recherche les défauts des autres.

Injures quand on l'irrite, autrement taciturnité.

Renvois à vide.

Renvois amers.

Vomiturition avec goût de bile dans la bouche.

Vomissement d'abord de bile, ensuite de mucus extrêmement tenace.

Le vomissement est toujours précédé de frisson sur tout le corps

Écoulement abondant de salive aqueuse, comme lorsqu'on a des vers.

Cardialgie.

Cardialgie comme par faim canine.

Pression, violente au scrobicule, se propageant vers le sternum, les hypocondres et l'os des îles (observ. à la huitième heure).

Douleur tensive dans les hypocondres, comme par des flatuosités.

Douleurs pressives constrictives à la région précordiale.

Douleur çà et là dans le ventre, comme si on y donnait des coups de couteau (aussitôt après l'ingestion de l'ellébore).

Colique venteuse, se faisant sentir çà et là dans les intestins, occupant tout le ventre ; l'issue des flatuosités est d'autant plus rare et difficile qu'elle est plus tardive (observ. de la sixième à la douzième heure : passage des effets primitifs aux secondaires).

Douleurs constrictives déchirantes, par instants, dans le bas-ventre, surtout au-dessus du pubis (observ. à la première heure).

Coliques sécantes (observ. à la douzième heure).

Émission abondante de vents (dans la première heure).

Issue tumultueuse de vents par le bas.

Selles rapides, fréquentes, molles (observ. dans la première heure).

Ardeur à l'anus pendant la selle (observ. à la douzième heure).

Âcreté des excréments (observ. à la douzième heure).

Sensation comme si une hernie allait sortir.

Il s'efforce d'empêcher la hernie de sortir.

Douleur lancinante pénétrant du ventre dans le cordon spermatique en toussant (observ. à la troisième heure).

Hémorroïde borgne (observ. à la dixième heure).

Ardeur d'uriner.

Âcreté de l'urine.

Sensation de constriction dans les testicules.

Intertrigo du prépuce (Observ. après six heures).

Coryza (observ. à la huitième heure).

Chatouillement dans la partie inférieure des bronches, provoquant la toux, avec légère expectoration (observ, à la première et sixième heure).

Douleur composée d'expansion et de brisure dans les parties musculeuses du corps.

Douleur constrictive dans les membres.

Douleur de tous les membres, comme s'ils étaient accablés de fatigue.

Sensation dans les os comme s'ils avaient été brisés (observ. à la deuxième heure).

Pression dans le sternum (observ. à la deuxième heure).

Douleur pongitive, pulsative, circonscrite dans un point du côté gauche de la poitrine (observ. à la cinquième heure).

Douleur pressive dans le sternum, après le manger et le boire.

Sensation dans le bras comme s'il était trop plein ou gonflé.

Engourdissement des membres.

Fourmillement dans les doigts.

Engourdissement des doigts (observ. à la première heure).

Fourmillement dans les doigts, causant de l'angoisse.

Douleur ardente, pruriante dans la première phalange du petit doigt, comme par le froid (observ. à la sixième heure).

Douleur comme de luxation dans l'articulation du pouce.

Douleur rhumatismale, sensible pendant le mouvement, entre les épaules, et de la nuque jusqu'au sacrum, on la ressent surtout pendant la selle.

Douleur goutteuse dans le muscle deltoïde et dans le genou.

Douleur gravative des cuisses, comme par lassitude.

Craquement du genou.

Crampes des mollets.

Les pieds, tout à coup gonflés, désenflent au bout de quelques heures.

Douleur paralytique et comme contusive du genou et du sacrum, quand on remue après être resté assis (observ. à la huitième heure. Est-ce un effet secondaire ?)

Douleurs lancinantes dans le gros orteil (observ. à la cinquième heure).

Douleur déchirante des muscles extenseurs étant assis.

(Douleurs déchirantes dans les lobes des oreilles.)

(Ophtalmie, avec douleurs déchirantes.)

Inflammation de la sclérotique, avec douleurs déchirantes (je ne sais si ces quatre symptômes sont des effets secondaires).

(Les symptômes suivants paraissent des effets secondaires.)

Pupilles dilatées.

(Sommeil trop profond.)

Prurit rongeant de la peau (observ. à la douzième heure).

Éruptions cutanées, espèces de gale.

Pustules réunies en groupe, douloureuses.

Exanthème miliaire pruriant (seulement dans la région des jointures?), à la chaleur même pendant le jour, brûlant quand on s'est gratté, au milieu d'une éruption de tubercules d'urticaires.

Constipation causée par la grosseur et la dureté des matières alvines (observ. à la troisième et à la quatorzième heure).

Suppression de toutes les excrétions (observ. pendant quelques jours à la suite d'une dose trop forte).

Intestins comme rompus et brisés, incarcération des flatuosités.

Vents, météorisme, sourdement douloureux, inquiétude et tension du ventre comme par constipation.

Douleur dans les hypocondres et la poitrine, causée par des vents incarcérés.

Chatouillement dans la partie inférieure des bronches, sans expectoration (observ. après vingt-quatre heures).

Agilité, diminution des souffrances et des douleurs.

Inquiétude affairée (ces deux symptômes paraissent préparer le passage aux effets secondaires).

Amour du travail.

Hyperesthésie, exaltation de l'esprit.

Syncope.

(J'ai observé ce qui suit parmi les reliquats, après des doses trop fortes.)

Petite fièvre pendant plusieurs jours, quelquefois chronique (je l'ai observée quelquefois le matin, quelquefois le soir).

Faiblesse chronique.

Assoupissement, coma vigil.

Crainte.

Manque d'idées.

Mouvement lent du corps.

Secousses comme électriques, suivies de douleurs contusives dans le genou et le coude.

L'ellébore fait revenir la goutte.

Observations d'autres auteurs
Benivenius, apud. Schenck lib. VI, observ. 174.

Selles violentes et fréquentes (tout de suite).

Inspiration extrêmement pénible et difficile jusqu'à la mort, qui arrive six heures après.

Idem, apud eumdem, observ. 175.

Vomissement d'abord de bile et de mucus, ensuite de bile noire, et enfin de sang.

Faiblesse extrême.

Sueur froide sur toute la tête et la poitrine.

Forestus, apud, Schenck, ibid., observ. 176.

Convulsion.

Vomissement énorme.

Chez un autre, par une infusion vineuse.

Choléra.

Syncope.

Essoufflement, suffocation.

Scholzius, apud. Schenck, ibid., observ. 178.

(Par de la poudre au lieu de condiment.)

Les hôtes, comme étranglés, furent en grand danger de suffocation.

S. Ledelius, Misc. nat. cur., déc. III, ann. 1, obs. 65.

Vomissement (tout de suite).

Diarrhée abondante, douloureuse.

Vertige au bout d'une demi-heure.

Céphalalgie.

Convulsions.

(Par dix grains.)

Tension des membres.

Tournoiement et pesanteur de tête.

R. Lentilius, Misc. nat. cur., déc. III, ann. 1, app. p. 130.

Vomissements effroyables.

Excrétions alvines.

Convulsions épileptiques.

Tourments (douleurs, angoisse) tels que le sang transsude au-dessous des ongles.

S. Grassius, Misc. nat. cur. déc. I, ann. 4, p. 93.

Bégaiement.

Délire léger.

Chaleur interne avec refus de boire.

J. de Muralto, Mist, nat. cur., déc. II, ann. 2, p. 240.

(Chez une femme de 30 ans par une infusion vineuse.)

Hoquets (après un quart d’heure).

Sensation d'étranglement à la gorge.

Anxiété.

Brûlement aux environs de la région précordiale.

Sternutation violente, très fréquente.

Vomissement.

Spasme.

Convulsions (mort au bout de douze heures).

Reiman, Bresl. Samuel, 1724, p. 525. (Par une demi-drachme.)

Anxiété.

Cardialgie.

Suffocation, contractions spasmodiques de la gorge.

Vertige violent.

Choléra.

Gonflement de l’œsophage.

Gonflement du ventre.

Sueur froide.

Crampes aux mollets.

Dobolensky, Misc. nat. cur., déc. I, ann. 2.

Apoplexie.

Borrichius, Acta havn., t. VI, p. 145.

Yeux retournés.

Vue abolie.

P.J. Bergius, Mat. med., p. 872.

Ardeur à la gorge.

Sensation d'érosion au cardia.

Oppression de poitrine.

Douleurs lancinantes dans le bas-ventre.

Douleurs lancinantes vagues.

Sensation de poivre dans le gosier.

Conr. Gesner, Epist. med., f. 69,

(Par l'infusion de quelques grains.)

Ardeur vers les épaules.

Ardeur à la face et la tête.

Brûlement à la langue et à la gorge.

Gonflement de l'œsophage avec sensation de suffocation.

Hoquet pendant une demi-heure.

Gaieté.

Esprit pénétrant.

Ettmuller, 0p., tom. II p. II, p. 435.

Vomissements très violents.

Déjections alvines violentes, sanguinolentes.

Smetius, Misc. med., p. 565.

Desquamation de l'épiderme.

Lorry, de Melanchol., II, p. 312-315.

Crainte de syncope.

Serrement à la gorge.

Douleurs dans l'estomac et les intestins.

Anxiété.

Vomissement énorme.

Crampe des mollets.

Convulsions.

J.- E. Greding 1, Vermischie Schr., p. 30.

Vomissement de mucus vert, de bile verte.

Inflammation de la face, du nez, de l’œil, de la bouche, de la langue.

Éruptions cutanées.

Taches à la peau.

Symptômes pleurétiques.

Chaleur du corps, avec rougeur et chaleur de la face.

Soif cruelle.

Céphalalgie cruelle.

Fourmillement dans les doigts, les mains.

Sueur.

Diurèse.

Salivation.

Flux abondant de salive.

Menstruation pendant l'aménorrhée.

Smyth, Med. communic., vol. I. p. 207.

Vertige.

Hoquet.

Nausée.

Vomissement.

Faiblesse extrême.

Kalm, N. amer. resa., tom. III, p. 491. (Par l'usage externe.)

Sensation de brûlement.

Diurèse.

Vicat, Plant. vénén. de la Suisse, p. 167.

(A la place des condiments dans les aliments.)

Observateur téméraire, employant des doses énormes.

Refroidissement universel.

Sueur froide de tout le corps.

Faiblesse extrême.

Sensation voisine de la syncope.

Pouls presque aboli.

Vomissement atroce.

Tremblement des jambes.

Winter, Bresl, Samm., 1724, p. 268.

Constriction de la gorge.

Convulsions des membres.

Dessenius, Compos, med- libr. X, p. 422.

Diarrhée sanguinolente.

Rodder, in Alberti, med. leg., obs. 15.

Froid général.

Angoisses.

Superpurgation.

Défaillance de la voix.

Sueurs froides.

Pouls imperceptible.

Convulsions.

Alston, Lect. on mat. med. (Par infusion d'une demi-drachme.)

Vomissement noir.